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Produire davantage d'électricité en Suisse
21.07.2006

Produire davantage d'électricité en Suisse

Un grave problème d'approvisionnement électrique attend la Suisse au plus tard en 2020 avec l'échéance des contrats de fourniture passés avec les centrales nucléaires françaises et avec la fin de...

(UDC) Un grave problème d'approvisionnement électrique attend la Suisse au plus tard en 2020 avec l'échéance des contrats de fourniture passés avec les centrales nucléaires françaises et avec la fin de la période d'exploitation des centrales de Beznau I et II ainsi que de Mühleberg. Car la multiplication des applications électriques et la numérisation, la croissance démographique et l'augmentation de la mobilité des gens poussent la consommation d'électricité à la hausse. Ce développement s'accompagne d'une instabilité politique au niveau mondial et d'une soif d'énergie croissante de nations émergentes comme la Chine et l'Inde. Conclusion: la Suisse doit augmenter dans les plus brefs délai sa production électrique et réduire sa dépendance de l'étranger. L'UDC exige donc une plus grande souveraineté énergétique.

Bien que les appareils électriques et les éclairages soient toujours plus économiques, la consommation d'électricité augmente massivement. La plupart des pays du monde connaissent d'ailleurs une évolution semblable. C'est dire que l'époque où l'on pouvait acheter du courant bon marché dans les pays voisins est bientôt révolue. L'énergie sert de plus en plus souvent de moyen de pression politique, ce qui pose déjà des problèmes pour le pétrole et le gaz naturel. Dans une telle situation, la Suisse a le devoir de prendre des mesures préventives afin de s'assurer à long terme un approvisionnement électrique fiable, avantageux et, surtout, indépendant.

La production électrique de la Suisse se compose à raison de 55% de force hydraulique, de 40% d'énergie nucléaire et de 5% provenant de centrales thermiques classiques et d'autres installations. L'UDC demande un approvisionnement électrique aussi indépendant que possible de l'étranger. Les deux principales ressources, la force hydraulique et le nucléaire, doivent donc être étendues. Les deux techniques répondent aux exigences d'une production électrique sûre, avantageuse, largement indépendante et ménageant l'environnement (pas d'émissions de CO2). De plus, l'eau est disponible en abondance dans notre pays. S'agissant de l'énergie nucléaire, les deux principaux fournisseurs de combustible, le Canada et l'Australie, peuvent être considérés comme des partenaires fiables. L'UDC demande donc une rapide décision de principe en faveur du nucléaire ainsi que le lancement des travaux de planification en vue du remplacement (au même endroit) des usines nucléaires qui arrivent en fin de vie.

Les énergies alternatives doivent se faire une place sur le marché. Il faut mettre en place des conditions-cadres facilitant les investissements de l'économie ainsi que des arts et métiers dans le bois ou dans la biomasse. L'UDC s'oppose en revanche aux taxes d'incitation et d'encouragement dans le secteur énergétique, tout comme au subventionnement de certaines formes d'énergies. La politique n'a pas à modifier le comportement de la population ou de l'économie, mais doit veiller à ce qu'il y ait toujours de l'énergie avantageuse en suffisance.

Berne, 21 juillet 2006

21.07.2006

Produire davantage d'électricité en Suisse

Un grave problème d'approvisionnement électrique attend la Suisse au plus tard en 2020 avec l'échéance des contrats de fourniture passés avec les centrales nucléaires françaises et avec la fin de...

(UDC) Un grave problème d'approvisionnement électrique attend la Suisse au plus tard en 2020 avec l'échéance des contrats de fourniture passés avec les centrales nucléaires françaises et avec la fin de la période d'exploitation des centrales de Beznau I et II ainsi que de Mühleberg. Car la multiplication des applications électriques et la numérisation, la croissance démographique et l'augmentation de la mobilité des gens poussent la consommation d'électricité à la hausse. Ce développement s'accompagne d'une instabilité politique au niveau mondial et d'une soif d'énergie croissante de nations émergentes comme la Chine et l'Inde. Conclusion: la Suisse doit augmenter dans les plus brefs délai sa production électrique et réduire sa dépendance de l'étranger. L'UDC exige donc une plus grande souveraineté énergétique.

Bien que les appareils électriques et les éclairages soient toujours plus économiques, la consommation d'électricité augmente massivement. La plupart des pays du monde connaissent d'ailleurs une évolution semblable. C'est dire que l'époque où l'on pouvait acheter du courant bon marché dans les pays voisins est bientôt révolue. L'énergie sert de plus en plus souvent de moyen de pression politique, ce qui pose déjà des problèmes pour le pétrole et le gaz naturel. Dans une telle situation, la Suisse a le devoir de prendre des mesures préventives afin de s'assurer à long terme un approvisionnement électrique fiable, avantageux et, surtout, indépendant.

La production électrique de la Suisse se compose à raison de 55% de force hydraulique, de 40% d'énergie nucléaire et de 5% provenant de centrales thermiques classiques et d'autres installations. L'UDC demande un approvisionnement électrique aussi indépendant que possible de l'étranger. Les deux principales ressources, la force hydraulique et le nucléaire, doivent donc être étendues. Les deux techniques répondent aux exigences d'une production électrique sûre, avantageuse, largement indépendante et ménageant l'environnement (pas d'émissions de CO2). De plus, l'eau est disponible en abondance dans notre pays. S'agissant de l'énergie nucléaire, les deux principaux fournisseurs de combustible, le Canada et l'Australie, peuvent être considérés comme des partenaires fiables. L'UDC demande donc une rapide décision de principe en faveur du nucléaire ainsi que le lancement des travaux de planification en vue du remplacement (au même endroit) des usines nucléaires qui arrivent en fin de vie.

Les énergies alternatives doivent se faire une place sur le marché. Il faut mettre en place des conditions-cadres facilitant les investissements de l'économie ainsi que des arts et métiers dans le bois ou dans la biomasse. L'UDC s'oppose en revanche aux taxes d'incitation et d'encouragement dans le secteur énergétique, tout comme au subventionnement de certaines formes d'énergies. La politique n'a pas à modifier le comportement de la population ou de l'économie, mais doit veiller à ce qu'il y ait toujours de l'énergie avantageuse en suffisance.

Berne, 21 juillet 2006