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Programme d'économies: trop peu et trop tard
30.01.2003

Programme d'économies: trop peu et trop tard

Après avoir approuvé dans le passé toutes les dépenses possibles et imaginables, le Conseil fédéral prétend aujourd'hui procéder à un changement d'orientation. Ses propositions ne sont cependant...

(UDC) Après avoir approuvé dans le passé toutes les dépenses possibles et imaginables, le Conseil fédéral prétend aujourd'hui procéder à un changement d'orientation. Ses propositions ne sont cependant pas à la hauteur de la situation catastrophique actuelle. Elles arrivent beaucoup trop tard et sont trop modestes pour mettre fin à la politique dépensière et ruineuse de ces dernières années. Il faut faire des économies beaucoup plus substantielles. L'UDC saisit cette occasion pour réclamer une nouvelle fois le référendum financier.

Des années durant, le Conseil fédéral, avec le soutien du PS, du PRD et du PDC, a approuvé toutes les dépenses possibles et imaginables. C'est vrai qu'il n'est pas difficile de dépenser l'argent des autres. Pour Swissair, pour Expo.02, pour la fondation de solidarité, pour une assurance-maternité, pour soutenir une caisse de pension gérée de manière désastreuse, pour financer une politique d'asile inefficace, etc., le Conseil fédéral a toujours dépensé à pleines mains. Afin de calmer les esprits, il a régulièrement avancé des perspectives totalement irréalistes concernant la croissance économique et l'augmentation des recettes. Cela fait presque 10 ans que l'UDC met en garde contre la politique dépensière de la "coalition de la raison" du PS, du PRD et du PDC qui finira bien par pousser l'Etat à la ruine.

Malheureusement, le changement de cap n'a pas eu lieu aujourd'hui. Les propositions d'économie sont beaucoup trop timides pour signifier le retour à une politique financière sérieuse. Compte tenu de l'expansion rapide de l'administration, il faut économiser un multiple de cette somme. Ce constat vaut notamment pour le DFJP et le DFI. La quote-part de l'Etat doit être ramenée à son niveau de 1990. Pour l'UDC, il est hors de question de reporter le train fiscal, voire d'augmenter les impôts. Il faut au contraire réduire la charge des impôts pour permettre à l'économie de récupérer et pour encourager l'émergence de nouveaux contribuables.

La décision d'aujourd'hui du Conseil fédéral confirme une fois de plus que le gouvernement n'a pas la force de mener une politique financière responsable. Il faut donc donner davantage de compétences au peuple afin qu'il puisse décider lui-même de la manière dont doit être utilisé l'argent de ses impôts. Lors de son assemblée des délégués du 18 octobre 2002, l'UDC a demandé l'introduction du référendum financier. Il faut que le peuple puisse également intervenir dans la politique financière.

Berne, le 30 janvier 2003