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Propagande politique dans les entreprises d'etat
03.02.2009

Propagande politique dans les entreprises d'etat

La propagande politique de l'Etat en vue de la votation sur la libre circulation des personnes prend des dimensions sans cesse nouvelles. Même les employés des entreprises fédérales sont manipulés...

(UDC) La propagande politique de l'Etat en vue de la votation sur la libre circulation des personnes prend des dimensions sans cesse nouvelles. Même les employés des entreprises fédérales sont manipulés par une information tout sauf objective.

La dernière newsletter que le groupe technologique RUAG adresse à ses collaborateurs fait de la publicité en faveur d'un oui à la libre circulation des personnes. Le patron du groupe, Toni J. Wicki, signe un article qui ne trouve que des avantages à ce projet et sur une autre page on voit en grand une annonce du comité de soutien à la libre circulation des personnes. Il va de soi que la position des adversaires est passée sous silence. Il est pour le moins discutable que le chef d'une entreprise qui appartient à 100% à la Confédération s'engage de cette manière dans une campagne de votation. Si les entreprises d'Etat participent elles aussi aux campagnes politiques en diffusant des informations complètement unilatérales, la liberté d'opinion de leurs collaborateurs sera forcément restreinte.

La publication RUAG n'hésite pas non plus à reprendre la menace infondée de la clause de la guillotine. Cette propagande grossière et unilatérale, que le Conseil fédéral et les médias alimentent depuis des semaines, se poursuit donc joyeusement et ne s'arrête pas devant les portes des régies fédérales.

Le conseiller national UDC Hans Kaufmann déposera donc durant la prochaine session de printemps une interpellation invitant le Conseil fédéral à prendre position sur ce procédé d'une entreprise fédérale. Il s'agit en particulier de tirer au clair les questions suivantes:

  •  Est-il coutumier que des entreprises fédérales (RUAG, CFF, Poste, Swisscom) fassent de la propagande politique?
  • Est-il admissible que la newsletter interne d'une entreprise fédérale fasse de la propagande totalement unilatérale en ne donnant la parole qu'aux partisans du projet?
  • Comment le Conseil fédéral veille-t-il à ce que les employés de la Confédération ne soient pas influencés unilatéralement lors de campagne de votation?
  • L'annonce du comité de soutien a-t-elle été placée dans des conditions normales, donc au tarif usuel? Si oui, par qui a-t-elle été payée?

Berne, 3 février 2009

03.02.2009

Propagande politique dans les entreprises d'etat

La propagande politique de l'Etat en vue de la votation sur la libre circulation des personnes prend des dimensions sans cesse nouvelles. Même les employés des entreprises fédérales sont manipulés...

(UDC) La propagande politique de l'Etat en vue de la votation sur la libre circulation des personnes prend des dimensions sans cesse nouvelles. Même les employés des entreprises fédérales sont manipulés par une information tout sauf objective.

La dernière newsletter que le groupe technologique RUAG adresse à ses collaborateurs fait de la publicité en faveur d'un oui à la libre circulation des personnes. Le patron du groupe, Toni J. Wicki, signe un article qui ne trouve que des avantages à ce projet et sur une autre page on voit en grand une annonce du comité de soutien à la libre circulation des personnes. Il va de soi que la position des adversaires est passée sous silence. Il est pour le moins discutable que le chef d'une entreprise qui appartient à 100% à la Confédération s'engage de cette manière dans une campagne de votation. Si les entreprises d'Etat participent elles aussi aux campagnes politiques en diffusant des informations complètement unilatérales, la liberté d'opinion de leurs collaborateurs sera forcément restreinte.

La publication RUAG n'hésite pas non plus à reprendre la menace infondée de la clause de la guillotine. Cette propagande grossière et unilatérale, que le Conseil fédéral et les médias alimentent depuis des semaines, se poursuit donc joyeusement et ne s'arrête pas devant les portes des régies fédérales.

Le conseiller national UDC Hans Kaufmann déposera donc durant la prochaine session de printemps une interpellation invitant le Conseil fédéral à prendre position sur ce procédé d'une entreprise fédérale. Il s'agit en particulier de tirer au clair les questions suivantes:

Berne, 3 février 2009