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Redevances démentes et télévision d'état
04.01.2005

Redevances démentes et télévision d'état

Le premier jour de travail de la nouvelle année la Confédération a déjà trouvé moyen de grappiller dans les caisses des ménages suisses. La société Billag a l'intention de prélever des redevances ...

(UDC) Le premier jour de travail de la nouvelle année la Confédération a déjà trouvé moyen de grappiller dans les caisses des ménages suisses. La société Billag a l'intention de prélever des redevances de radio et de télévision auprès des propriétaires d'ordinateurs. Ce projet augmente non seulement les prélèvements obligatoires qui grèvent les budgets privés, mais il freine aussi la libre circulation de l'information et la croissance économique.

La politique médiatique suisse fonctionne selon des principes socialistes: sous le titre trompeur de "service universel", l'Etat procède à des prélèvements obligatoires - comme si le marché ne parvenait pas à fournir lui-même ce service universel. Pendant que la télévision d'Etat s'épanouit, les stations privées dépérissent. La SSR domine le marché avec 7 chaînes de télévision et 18 chaînes de radio. Et ce sont les consommateurs qui paient la facture de cette politique socialiste en finançant, par le biais des redevances de concession, des chaînes qu'ils ne regardent ou n'écoutent peut-être que très rarement. Pendant que les stations privées doivent serrer leur ceinture, la SSR croule sous l'argent et exploite sans gêne aucune ses avantages, un statut juridique privilégié et le droit à des redevances rapportant plus d'un milliard.

Si la concurrence jouait enfin dans le secteur des médias électroniques, les redevances de réception pourraient être sensiblement réduites, voire carrément supprimées. Cela n'empêche pas la SSR de demander une nouvelle augmentation de ces redevances. Et ce n'est pas tout: les propriétaires d'ordinateurs vont également passer à la caisse. La motivation de cette nouvelle attaque contre le porte-monnaie des citoyens est pour le moins contestable. Les propriétaires d'ordinateurs ne sont en effet pas responsables du fait que leur installation est éventuellement équipée pour reproduire des programmes de radio et de télévision. Ces logiciels servent en effet aussi à d'autres applications comme la vision de disquettes DVD, les jeux électroniques, l'audition de CD musicaux, etc. La SSR va-t-elle donc exiger la reconfiguration des ordinateurs privés ou le filtrage des offres correspondantes de réseaux d'entreprises? Qui va assumer les frais considérables d'une telle opération?

Le fait est bien connu: la SSR est un tonneau sans fond, un énorme tonneau. Pour lui assurer de nouvelles ressources financières, les services fédéraux concernés sont même prêts à intervenir dans le world-wide-web et à entraver la libre circulation des informations. Où cela nous conduira-t-il? - L'UDC condamne en tout cas sévèrement ces interventions de plus en plus massives dans la sphère privée des gens. La boulimie tarifaire de la SSR doit cesser et la télévision et la radio d'Etat doivent être ramenées à des proportions plus raisonnables. L'UDC invite le Conseil fédéral à mettre fin à l'interprétation pour le moins imaginative que la société Billag fait de la loi en vigueur.

Berne, le 4 janvier 2005

04.01.2005

Redevances démentes et télévision d'état

Le premier jour de travail de la nouvelle année la Confédération a déjà trouvé moyen de grappiller dans les caisses des ménages suisses. La société Billag a l'intention de prélever des redevances ...

(UDC) Le premier jour de travail de la nouvelle année la Confédération a déjà trouvé moyen de grappiller dans les caisses des ménages suisses. La société Billag a l'intention de prélever des redevances de radio et de télévision auprès des propriétaires d'ordinateurs. Ce projet augmente non seulement les prélèvements obligatoires qui grèvent les budgets privés, mais il freine aussi la libre circulation de l'information et la croissance économique.

La politique médiatique suisse fonctionne selon des principes socialistes: sous le titre trompeur de "service universel", l'Etat procède à des prélèvements obligatoires - comme si le marché ne parvenait pas à fournir lui-même ce service universel. Pendant que la télévision d'Etat s'épanouit, les stations privées dépérissent. La SSR domine le marché avec 7 chaînes de télévision et 18 chaînes de radio. Et ce sont les consommateurs qui paient la facture de cette politique socialiste en finançant, par le biais des redevances de concession, des chaînes qu'ils ne regardent ou n'écoutent peut-être que très rarement. Pendant que les stations privées doivent serrer leur ceinture, la SSR croule sous l'argent et exploite sans gêne aucune ses avantages, un statut juridique privilégié et le droit à des redevances rapportant plus d'un milliard.

Si la concurrence jouait enfin dans le secteur des médias électroniques, les redevances de réception pourraient être sensiblement réduites, voire carrément supprimées. Cela n'empêche pas la SSR de demander une nouvelle augmentation de ces redevances. Et ce n'est pas tout: les propriétaires d'ordinateurs vont également passer à la caisse. La motivation de cette nouvelle attaque contre le porte-monnaie des citoyens est pour le moins contestable. Les propriétaires d'ordinateurs ne sont en effet pas responsables du fait que leur installation est éventuellement équipée pour reproduire des programmes de radio et de télévision. Ces logiciels servent en effet aussi à d'autres applications comme la vision de disquettes DVD, les jeux électroniques, l'audition de CD musicaux, etc. La SSR va-t-elle donc exiger la reconfiguration des ordinateurs privés ou le filtrage des offres correspondantes de réseaux d'entreprises? Qui va assumer les frais considérables d'une telle opération?

Le fait est bien connu: la SSR est un tonneau sans fond, un énorme tonneau. Pour lui assurer de nouvelles ressources financières, les services fédéraux concernés sont même prêts à intervenir dans le world-wide-web et à entraver la libre circulation des informations. Où cela nous conduira-t-il? - L'UDC condamne en tout cas sévèrement ces interventions de plus en plus massives dans la sphère privée des gens. La boulimie tarifaire de la SSR doit cesser et la télévision et la radio d'Etat doivent être ramenées à des proportions plus raisonnables. L'UDC invite le Conseil fédéral à mettre fin à l'interprétation pour le moins imaginative que la société Billag fait de la loi en vigueur.

Berne, le 4 janvier 2005