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Responsabilité individuelle et non culture d'état
01.02.2007

Responsabilité individuelle et non culture d'état

Depuis quelques années, la Confédération se mêle de plus en plus de culture. Or, la Constitution fédérale donne aux cantons la primauté dans le domaine culturel. La Confédération, elle, ne doit...

(UDC) Depuis quelques années, la Confédération se mêle de plus en plus de culture. Or, la Constitution fédérale donne aux cantons la primauté dans le domaine culturel. La Confédération, elle, ne doit jouer qu'un rôle complémentaire ou subsidiaire. La culture soutenue par l'Etat n'est pas un biotope protégé. Elle doit être soumise aux mêmes règles que l'économie privée et les moyens à mis disposition de l'Etat doivent être engagés de manière économe. Bref, il faut plus de responsabilité individuelle et moins de culture d'Etat dans le domaine culturel. L'UDC exige que l'encouragement fédéral de la culture soit concentré en une seule unité administrative et que les créateurs artistiques s'engagent davantage dans l'économie privée.

Il y a beaucoup trop d'acteurs dans la politique culturelle fédérale: Office fédéral de la culture, fondation Pro Helvetia, Centre de compétence pour la politique culturelle extérieure, Présence Suisse; même la Direction du développement et de la coopération y participe. Rien d'étonnant, dans ces conditions, que les doubles emplois et les conflits de compétences se multiplient et avec eux le gaspillage d'argent. L'UDC demande une rationalisation rigoureuse des organes et des tâches en politique culturelle fédérale. Dans une politique culturelle imposée par l'Etat, les décideurs politiques soutiennent forcément la culture qui leur paraît politiquement la plus intéressante pour eux. En contrepartie, nombre de créateurs artistiques se laissent embrigader par les partis de gauche dans des campagnes politiques, des diffusions de mots d'ordre et autres actions électoralistes. On en arrive ainsi à des copinages, voire à des situations proches de la corruption: la scène politique de gauche soutient la scène culturelle de gauche, et inversement.

L'UDC refuse aussi strictement de mêler la politique culturelle à d'autres intentions et tâches comme la promotion de la paix, les mesures contre l'illettrisme (faiblesses au niveau de la lecture et de l'écriture), l'intégration de cultures étrangères, etc. Le Département fédéral des affaires étrangères doit se retirer de la politique culturelle et se concentrer sur ses tâches premières.

L'UDC demande que l'esprit d'entreprise soit encouragé dans le domaine culturel. En clair, il faut que les créateurs artistiques agissent plus souvent de manière indépendante et cherchent eux-mêmes à générer les fonds nécessaires à leurs projets auprès d'investisseurs privés (mécènes) et d'entreprises pour s'autofinancer, voire pour dégager des bénéfices. C'est le marché et la qualité des projets qui doivent décider du succès de ces derniers et non pas des relations personnelles avec ceux qui tiennent les cordons de la bourse au niveau fédéral. Il faut immédiatement étendre et encourager les investissements privés dans la culture par des allègements fiscaux en faveur du mécénat.

L'UDC a présenté lors d'une conférence de presse à Berne son nouveau document stratégique sur la culture intitulé "Responsabilité individuelle au lieu de culture d'Etat". Ce document peut être téléchargé à l'adresse Internet www.udc.ch/file/070201-kulturpapier-f.pdf .

Bern, le 1er février 2007

01.02.2007

Responsabilité individuelle et non culture d'état

Depuis quelques années, la Confédération se mêle de plus en plus de culture. Or, la Constitution fédérale donne aux cantons la primauté dans le domaine culturel. La Confédération, elle, ne doit...

(UDC) Depuis quelques années, la Confédération se mêle de plus en plus de culture. Or, la Constitution fédérale donne aux cantons la primauté dans le domaine culturel. La Confédération, elle, ne doit jouer qu'un rôle complémentaire ou subsidiaire. La culture soutenue par l'Etat n'est pas un biotope protégé. Elle doit être soumise aux mêmes règles que l'économie privée et les moyens à mis disposition de l'Etat doivent être engagés de manière économe. Bref, il faut plus de responsabilité individuelle et moins de culture d'Etat dans le domaine culturel. L'UDC exige que l'encouragement fédéral de la culture soit concentré en une seule unité administrative et que les créateurs artistiques s'engagent davantage dans l'économie privée.

Il y a beaucoup trop d'acteurs dans la politique culturelle fédérale: Office fédéral de la culture, fondation Pro Helvetia, Centre de compétence pour la politique culturelle extérieure, Présence Suisse; même la Direction du développement et de la coopération y participe. Rien d'étonnant, dans ces conditions, que les doubles emplois et les conflits de compétences se multiplient et avec eux le gaspillage d'argent. L'UDC demande une rationalisation rigoureuse des organes et des tâches en politique culturelle fédérale. Dans une politique culturelle imposée par l'Etat, les décideurs politiques soutiennent forcément la culture qui leur paraît politiquement la plus intéressante pour eux. En contrepartie, nombre de créateurs artistiques se laissent embrigader par les partis de gauche dans des campagnes politiques, des diffusions de mots d'ordre et autres actions électoralistes. On en arrive ainsi à des copinages, voire à des situations proches de la corruption: la scène politique de gauche soutient la scène culturelle de gauche, et inversement.

L'UDC refuse aussi strictement de mêler la politique culturelle à d'autres intentions et tâches comme la promotion de la paix, les mesures contre l'illettrisme (faiblesses au niveau de la lecture et de l'écriture), l'intégration de cultures étrangères, etc. Le Département fédéral des affaires étrangères doit se retirer de la politique culturelle et se concentrer sur ses tâches premières.

L'UDC demande que l'esprit d'entreprise soit encouragé dans le domaine culturel. En clair, il faut que les créateurs artistiques agissent plus souvent de manière indépendante et cherchent eux-mêmes à générer les fonds nécessaires à leurs projets auprès d'investisseurs privés (mécènes) et d'entreprises pour s'autofinancer, voire pour dégager des bénéfices. C'est le marché et la qualité des projets qui doivent décider du succès de ces derniers et non pas des relations personnelles avec ceux qui tiennent les cordons de la bourse au niveau fédéral. Il faut immédiatement étendre et encourager les investissements privés dans la culture par des allègements fiscaux en faveur du mécénat.

L'UDC a présenté lors d'une conférence de presse à Berne son nouveau document stratégique sur la culture intitulé "Responsabilité individuelle au lieu de culture d'Etat". Ce document peut être téléchargé à l'adresse Internet www.udc.ch/file/070201-kulturpapier-f.pdf .

Bern, le 1er février 2007