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Restreindre le monopole de la SSR - renforcer les privés
15.04.2011

Restreindre le monopole de la SSR - renforcer les privés

Le paysage médiatique suisse est dominé par les chaînes publiques. Financée avec le produit des redevances obligatoires, soit quelque 1,2 milliard de francs, la SSR s'offre un véritable monopole...

Le paysage médiatique suisse est dominé par les chaînes publiques. Financée avec le produit des redevances obligatoires, soit quelque 1,2 milliard de francs, la SSR s'offre un véritable monopole médiatique grâce aux meilleures conditions-cadres d'Europe en termes de redevances et de publicité. Les producteurs privés de radio et de télévision doivent se contenter des miettes laissées par cette entreprise publique dominante. Cette situation est mauvaise pour la diversité de la presse et l'indépendance des médias, deux critères indispensables au bon fonctionnement de la démocratie. Le fait que des entreprises privées cherchent désormais à se séparer de leurs secteurs radio et TV confirme la résignation croissante de ces milieux. L'UDC critique depuis longtemps ce pouvoir économique excessif et nuisible à la concurrence dont dispose la SSR. Elle a déposé de nombreuses interventions parlementaires pour mettre en garde contre ce danger et pour proposer une correction de cette situation intolérable.

L'UDC a poursuivi sur cette voie durant la session spéciale qui vient de se terminer en déposant plusieurs interventions pour demander des améliorations en faveur des producteurs privés. Une motion demande par exemple que les rapports de gestion de la SSR soient plus transparents. Aujourd'hui on ne sait pas exactement quelles parts des 1,2 milliard de francs, que produisent les redevances, sont affectées aux différents programmes et chaînes. Cette lacune doit enfin être comblée. La population a le droit de savoir à quoi sont utilisées les redevances qu'elle est forcée de payer. Une autre intervention parlementaire demande l'amélioration des conditions légales faites aux producteurs privés. Il est indispensable pour sauvegarder la diversité de la presse que les droits des producteurs non publics soient renforcés. Les activités de la SSR doivent se limiter aux domaines où il n'y a pas d'offres de producteurs privés, voire où les producteurs privés ne sont pas prêts à se charger d'offres définies.

Enfin, l'UDC demande qu'il soit interdit à la SSR de faire de la publicité en ligne. Cette exigence est aussi formulée par les entreprises médiatiques privées. Le Conseil fédéral est invité à ne pas libéraliser le secteur en ligne. Ces trois interventions parlementaires sont un premier pas vers un renforcement de la diversité et de la concurrence dans le paysage médiatique suisse.

Les textes des interventions (pour le moment, seulement en allemand):

  • Stärkung privater Anbieter im Medienbereich
  • Transparenz beim Geschäftsbericht der SRG
  • Verzicht der SRG auf Online-Werbung
  • 15.04.2011

    Restreindre le monopole de la SSR - renforcer les privés

    Le paysage médiatique suisse est dominé par les chaînes publiques. Financée avec le produit des redevances obligatoires, soit quelque 1,2 milliard de francs, la SSR s'offre un véritable monopole...

    Le paysage médiatique suisse est dominé par les chaînes publiques. Financée avec le produit des redevances obligatoires, soit quelque 1,2 milliard de francs, la SSR s'offre un véritable monopole médiatique grâce aux meilleures conditions-cadres d'Europe en termes de redevances et de publicité. Les producteurs privés de radio et de télévision doivent se contenter des miettes laissées par cette entreprise publique dominante. Cette situation est mauvaise pour la diversité de la presse et l'indépendance des médias, deux critères indispensables au bon fonctionnement de la démocratie. Le fait que des entreprises privées cherchent désormais à se séparer de leurs secteurs radio et TV confirme la résignation croissante de ces milieux. L'UDC critique depuis longtemps ce pouvoir économique excessif et nuisible à la concurrence dont dispose la SSR. Elle a déposé de nombreuses interventions parlementaires pour mettre en garde contre ce danger et pour proposer une correction de cette situation intolérable.

    L'UDC a poursuivi sur cette voie durant la session spéciale qui vient de se terminer en déposant plusieurs interventions pour demander des améliorations en faveur des producteurs privés. Une motion demande par exemple que les rapports de gestion de la SSR soient plus transparents. Aujourd'hui on ne sait pas exactement quelles parts des 1,2 milliard de francs, que produisent les redevances, sont affectées aux différents programmes et chaînes. Cette lacune doit enfin être comblée. La population a le droit de savoir à quoi sont utilisées les redevances qu'elle est forcée de payer. Une autre intervention parlementaire demande l'amélioration des conditions légales faites aux producteurs privés. Il est indispensable pour sauvegarder la diversité de la presse que les droits des producteurs non publics soient renforcés. Les activités de la SSR doivent se limiter aux domaines où il n'y a pas d'offres de producteurs privés, voire où les producteurs privés ne sont pas prêts à se charger d'offres définies.

    Enfin, l'UDC demande qu'il soit interdit à la SSR de faire de la publicité en ligne. Cette exigence est aussi formulée par les entreprises médiatiques privées. Le Conseil fédéral est invité à ne pas libéraliser le secteur en ligne. Ces trois interventions parlementaires sont un premier pas vers un renforcement de la diversité et de la concurrence dans le paysage médiatique suisse.

    Les textes des interventions (pour le moment, seulement en allemand):

  • Stärkung privater Anbieter im Medienbereich
  • Transparenz beim Geschäftsbericht der SRG
  • Verzicht der SRG auf Online-Werbung