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Retrait de la demande d'adhésion à l'UE: premiÈre épreuve pour le Conseil fédéral
27.01.2004

Retrait de la demande d'adhésion à l'UE: premiÈre épreuve pour le Conseil fédéral

Lors de sa prochaine séance spéciale, le Conseil fédéral discutera de l'objectif stratégique de l'adhésion à l'UE dans le cadre de la planification de la législature en cours. L'UDC invite le...

(UDC) Lors de sa prochaine séance spéciale, le Conseil fédéral discutera de l'objectif stratégique de l'adhésion à l'UE dans le cadre de la planification de la législature en cours. L'UDC invite le gouvernement à retirer enfin la demande d'adhésion à l'UE conformément à la volonté plusieurs fois exprimée du peuple.

Sans consulter qui que ce soit, le Conseil fédéral a déposé en 1992 une demande d'adhésion à l'Union européenne. Par cet acte, il a tout simplement ignoré le fait que notre démocratie directe, notre régime économique libéral, la structure fédéraliste de notre Etat et notre neutralité étaient en totale opposition avec l'idée centraliste et socialiste que l'UE se fait de l'Etat. Depuis, le peuple s'est prononcé à plusieurs reprises sur un rapprochement, voire sur une adhésion à l'UE: en 2001, plus des trois quarts du souverain ont rejeté des négociations d'adhésion; le "camp d'entraînement" en vue de l'adhésion que devait être l'EEE a passé à la trappe en 1992 et les accords bilatéraux n'ont pas été acceptés avec beaucoup d'enthousiasme par le peuple en 2000 malgré le soutien de tous les partis gouvernementaux et la propagande massive de l'administration fédérale.

Tous ces faits ne semblent guère préoccuper notre gouvernement qui est même aller jusqu'à qualifier d'"objectif stratégique" l'adhésion de la Suisse à l'UE. L'UDC n'a cessé de rappeler que cette politique était contraire à la volonté du peuple. Ce dernier ayant clairement signalé son refus, le Conseil fédéral a qualifié la demande d'adhésion de "gelée". Il serait cependant grand temps que le gouvernement dise clairement s'il considère les négociations bilatérales comme une étape vers l'adhésion ou comme une alternative par rapport à l'adhésion. Le peuple s'est prononcé pour des négociations bilatérales en lieu et place d'une adhésion. Or, pour mener de manière crédible ces négociations, la demande d'adhésion doit être retirée immédiatement.

En retirant la demande d'adhésion, le Conseil fédéral a la possibilité de dégager une situation enlisée. Il serait donc important qu'à côté des deux conseillers fédéraux UDC, les deux nouveaux conseillers fédéraux radicaux Hans-Rudolf Merz et Pascal Couchepin se prononcent pour plus de liberté et contre le centralisme. L'UDC invite les conseillers fédéraux bourgeois à adopter une position claire.

Berne, 27 janvier 2004

27.01.2004

Retrait de la demande d'adhésion à l'UE: premiÈre épreuve pour le Conseil fédéral

Lors de sa prochaine séance spéciale, le Conseil fédéral discutera de l'objectif stratégique de l'adhésion à l'UE dans le cadre de la planification de la législature en cours. L'UDC invite le...

(UDC) Lors de sa prochaine séance spéciale, le Conseil fédéral discutera de l'objectif stratégique de l'adhésion à l'UE dans le cadre de la planification de la législature en cours. L'UDC invite le gouvernement à retirer enfin la demande d'adhésion à l'UE conformément à la volonté plusieurs fois exprimée du peuple.

Sans consulter qui que ce soit, le Conseil fédéral a déposé en 1992 une demande d'adhésion à l'Union européenne. Par cet acte, il a tout simplement ignoré le fait que notre démocratie directe, notre régime économique libéral, la structure fédéraliste de notre Etat et notre neutralité étaient en totale opposition avec l'idée centraliste et socialiste que l'UE se fait de l'Etat. Depuis, le peuple s'est prononcé à plusieurs reprises sur un rapprochement, voire sur une adhésion à l'UE: en 2001, plus des trois quarts du souverain ont rejeté des négociations d'adhésion; le "camp d'entraînement" en vue de l'adhésion que devait être l'EEE a passé à la trappe en 1992 et les accords bilatéraux n'ont pas été acceptés avec beaucoup d'enthousiasme par le peuple en 2000 malgré le soutien de tous les partis gouvernementaux et la propagande massive de l'administration fédérale.

Tous ces faits ne semblent guère préoccuper notre gouvernement qui est même aller jusqu'à qualifier d'"objectif stratégique" l'adhésion de la Suisse à l'UE. L'UDC n'a cessé de rappeler que cette politique était contraire à la volonté du peuple. Ce dernier ayant clairement signalé son refus, le Conseil fédéral a qualifié la demande d'adhésion de "gelée". Il serait cependant grand temps que le gouvernement dise clairement s'il considère les négociations bilatérales comme une étape vers l'adhésion ou comme une alternative par rapport à l'adhésion. Le peuple s'est prononcé pour des négociations bilatérales en lieu et place d'une adhésion. Or, pour mener de manière crédible ces négociations, la demande d'adhésion doit être retirée immédiatement.

En retirant la demande d'adhésion, le Conseil fédéral a la possibilité de dégager une situation enlisée. Il serait donc important qu'à côté des deux conseillers fédéraux UDC, les deux nouveaux conseillers fédéraux radicaux Hans-Rudolf Merz et Pascal Couchepin se prononcent pour plus de liberté et contre le centralisme. L'UDC invite les conseillers fédéraux bourgeois à adopter une position claire.

Berne, 27 janvier 2004