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Sauvegarder la neutralité
20.03.2003

Sauvegarder la neutralité

La guerre ayant éclaté aujourd'hui - ce qui illustre une fois de plus l'impuissance de l'ONU - l'UDC appelle le Conseil fédéral à renoncer à toute prise de position unilatérale et à s'en tenir à...

(UDC) La guerre ayant éclaté aujourd'hui - ce qui illustre une fois de plus l'impuissance de l'ONU - l'UDC appelle le Conseil fédéral à renoncer à toute prise de position unilatérale et à s'en tenir à une politique de stricte neutralité. Pour respecter ce dernier principe, la Suisse doit quitter l'institution "Partenariat pour la Paix" (PPP).

La guerre qui a éclaté aujourd'hui apportera beaucoup de souffrances à de nombreuses personnes. Elle risque aussi d'inciter d'autres pays à se lancer dans des opérations militaires si bien que tout le Proche Orient pourrait s'embraser. L'UDC est très inquiète devant ces perspectives. Elle espère que les moyens militaires mis en œuvre restent limités tant par leur quantité que par leur genre et que les combats prennent rapidement fin.

L'UDC attend du Conseil fédéral qu'il intervienne et décide en fonction des besoins et des intérêts de notre pays. Il doit avant tout veiller à la sécurité de la Suisse et renoncer à des prises de position précipitées concernant cette guerre. Des déclarations irréfléchies minent la confiance des parties au conflit dans la Suisse en tant qu'interlocuteur neutre. Notre pays doit être prêt à abriter éventuellement une conférence internationale si tous les pays concernés le souhaitent. A cet effet, le gouvernement doit respecter strictement les principes de la neutralité: refuser le droit de survoler la Suisse, renoncer à des prises de position unilatérales, maintenir des relations diplomatiques avec tous les pays, offrir une aide humanitaire. Mais cette politique exige aussi que la Suisse quitte l'institution Partenariat pour la Paix (PPP) qui est dominée par des puissances engagées dans ce conflit. En outre, le Conseil fédéral doit garantir la sécurité intérieure de la Suisse. Il doit empêcher que des groupes étrangers planifient, financent et organisent depuis la Suisse des actions militaires à l'étranger, comme ce fut le cas lors du conflit des Balkans.

Les évènements qui ont précédé cette nouvelle guerre confirment une fois de plus l'impuissance des organisations internationales comme l'ONU. Le rôle essentiel de ces institutions consiste à recouvrir du manteau du droit international public les intérêts des puissants de ce monde. Et dès que ces puissants sont divisés entre eux, l'ONU perd tout intérêt pour eux. La force passe avant le droit. L'UDC a toujours mis en garde contre l'hypocrisie des organisations internationales.

Berne, 20 mars 2003

20.03.2003

Sauvegarder la neutralité

La guerre ayant éclaté aujourd'hui - ce qui illustre une fois de plus l'impuissance de l'ONU - l'UDC appelle le Conseil fédéral à renoncer à toute prise de position unilatérale et à s'en tenir à...

(UDC) La guerre ayant éclaté aujourd'hui - ce qui illustre une fois de plus l'impuissance de l'ONU - l'UDC appelle le Conseil fédéral à renoncer à toute prise de position unilatérale et à s'en tenir à une politique de stricte neutralité. Pour respecter ce dernier principe, la Suisse doit quitter l'institution "Partenariat pour la Paix" (PPP).

La guerre qui a éclaté aujourd'hui apportera beaucoup de souffrances à de nombreuses personnes. Elle risque aussi d'inciter d'autres pays à se lancer dans des opérations militaires si bien que tout le Proche Orient pourrait s'embraser. L'UDC est très inquiète devant ces perspectives. Elle espère que les moyens militaires mis en œuvre restent limités tant par leur quantité que par leur genre et que les combats prennent rapidement fin.

L'UDC attend du Conseil fédéral qu'il intervienne et décide en fonction des besoins et des intérêts de notre pays. Il doit avant tout veiller à la sécurité de la Suisse et renoncer à des prises de position précipitées concernant cette guerre. Des déclarations irréfléchies minent la confiance des parties au conflit dans la Suisse en tant qu'interlocuteur neutre. Notre pays doit être prêt à abriter éventuellement une conférence internationale si tous les pays concernés le souhaitent. A cet effet, le gouvernement doit respecter strictement les principes de la neutralité: refuser le droit de survoler la Suisse, renoncer à des prises de position unilatérales, maintenir des relations diplomatiques avec tous les pays, offrir une aide humanitaire. Mais cette politique exige aussi que la Suisse quitte l'institution Partenariat pour la Paix (PPP) qui est dominée par des puissances engagées dans ce conflit. En outre, le Conseil fédéral doit garantir la sécurité intérieure de la Suisse. Il doit empêcher que des groupes étrangers planifient, financent et organisent depuis la Suisse des actions militaires à l'étranger, comme ce fut le cas lors du conflit des Balkans.

Les évènements qui ont précédé cette nouvelle guerre confirment une fois de plus l'impuissance des organisations internationales comme l'ONU. Le rôle essentiel de ces institutions consiste à recouvrir du manteau du droit international public les intérêts des puissants de ce monde. Et dès que ces puissants sont divisés entre eux, l'ONU perd tout intérêt pour eux. La force passe avant le droit. L'UDC a toujours mis en garde contre l'hypocrisie des organisations internationales.

Berne, 20 mars 2003