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Schengen: Refus officiel d'en parler?
08.03.2005

Schengen: Refus officiel d'en parler?

L'UDC a déposé la semaine dernière une interpellation urgente pour demander un débat au Conseil national sur les conséquences pour la Suisse du scandale allemand des visas. Le bureau du Conseil...

Schengen: Refus officiel d'en parler?
(UDC) L'UDC a déposé la semaine dernière une interpellation urgente pour demander un débat au Conseil national sur les conséquences pour la Suisse du scandale allemand des visas. Le bureau du Conseil national a refusé de déclarer urgente l'interpellation de l'UDC. En d'autres termes, le parlement ne veut pas parler de Schengen.


Le scandale des visas qui a éclaté en Allemagne illustre les lacunes énormes de l'accord de Schengen: des millions de visas touristiques pour l'espace Schengen ont ainsi été obtenus abusivement. Selon des estimations officielles, plus de cinq millions d'Européens de l'Est, d'Asiatiques et d'Africains se trouvent actuellement dans l'espace Schengen dans lequel ils sont entrés comme touristes, mais dont ils ne sont jamais repartis. C'est une véritable migration.

Depuis des semaines, les spectateurs suisses des programmes de télévision allemands voient tous les jours ou presque des émissions sur les effets désastreux du scandale des visas. Ce dernier a pris des dimensions énormes aujourd'hui. Les médias suisses, par contre, ne s'y intéressent guère. Et le parlement préfère ne pas parler de Schengen. Pour éluder ce thème gênant, le bureau du Conseil national a refusé la discussion urgente réclamée par l'UDC. Mais le scandale des visas ne disparaît pas pour autant. Entre-temps, l'office fédéral allemand de la police criminelle a annoncé que le travail au noir et le crime organisé avaient ces deux dernières années atteints des sommets "difficilement explicables". De nombreux indices tendent par ailleurs à prouver que l'affaire allemande n'est que la pointe de l'iceberg. Des ambassades allemandes affirment soudainement que le chiffre de 5 millions de visas établis sera sans doute dépassé. Et au sein de l'UE on soupçonne d'autres pays membres d'avoir attribué des visas Schengen à la légère.

Le Conseil fédéral invite instamment le Conseil fédéral à ne pas ignorer ces graves problèmes avant la votation populaire et à dire enfin la vérité au peuple sur les conséquences effectives du scandale des visas pour l'espace Schengen et la Suisse. Le Conseil fédéral devrait par ailleurs s'engager à ce que Monsieur Joschka Fischer, ministre des affaires étrangères d'Allemagne, accepte l'invitation à l'assemblée des délégués de l'UDC à Interlaken et prenne position sur ce scandale. L'UDC saisira l'heure des questions de lundi prochain au parlement pour obtenir quelques informations sur les effets du scandale des visas.

Bern, 8 mars 2005

08.03.2005

Schengen: Refus officiel d'en parler?

L'UDC a déposé la semaine dernière une interpellation urgente pour demander un débat au Conseil national sur les conséquences pour la Suisse du scandale allemand des visas. Le bureau du Conseil...

Schengen: Refus officiel d'en parler?
(UDC) L'UDC a déposé la semaine dernière une interpellation urgente pour demander un débat au Conseil national sur les conséquences pour la Suisse du scandale allemand des visas. Le bureau du Conseil national a refusé de déclarer urgente l'interpellation de l'UDC. En d'autres termes, le parlement ne veut pas parler de Schengen.


Le scandale des visas qui a éclaté en Allemagne illustre les lacunes énormes de l'accord de Schengen: des millions de visas touristiques pour l'espace Schengen ont ainsi été obtenus abusivement. Selon des estimations officielles, plus de cinq millions d'Européens de l'Est, d'Asiatiques et d'Africains se trouvent actuellement dans l'espace Schengen dans lequel ils sont entrés comme touristes, mais dont ils ne sont jamais repartis. C'est une véritable migration.

Depuis des semaines, les spectateurs suisses des programmes de télévision allemands voient tous les jours ou presque des émissions sur les effets désastreux du scandale des visas. Ce dernier a pris des dimensions énormes aujourd'hui. Les médias suisses, par contre, ne s'y intéressent guère. Et le parlement préfère ne pas parler de Schengen. Pour éluder ce thème gênant, le bureau du Conseil national a refusé la discussion urgente réclamée par l'UDC. Mais le scandale des visas ne disparaît pas pour autant. Entre-temps, l'office fédéral allemand de la police criminelle a annoncé que le travail au noir et le crime organisé avaient ces deux dernières années atteints des sommets "difficilement explicables". De nombreux indices tendent par ailleurs à prouver que l'affaire allemande n'est que la pointe de l'iceberg. Des ambassades allemandes affirment soudainement que le chiffre de 5 millions de visas établis sera sans doute dépassé. Et au sein de l'UE on soupçonne d'autres pays membres d'avoir attribué des visas Schengen à la légère.

Le Conseil fédéral invite instamment le Conseil fédéral à ne pas ignorer ces graves problèmes avant la votation populaire et à dire enfin la vérité au peuple sur les conséquences effectives du scandale des visas pour l'espace Schengen et la Suisse. Le Conseil fédéral devrait par ailleurs s'engager à ce que Monsieur Joschka Fischer, ministre des affaires étrangères d'Allemagne, accepte l'invitation à l'assemblée des délégués de l'UDC à Interlaken et prenne position sur ce scandale. L'UDC saisira l'heure des questions de lundi prochain au parlement pour obtenir quelques informations sur les effets du scandale des visas.

Bern, 8 mars 2005