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Stopper enfin le gaspillage de l'argent des contribuables
22.11.2014

Stopper enfin le gaspillage de l'argent des contribuables

Le rapport présenté aujourd'hui par les commissions des finances et de gestion des Chambres fédérales sur le projet informatique INSIEME de l'Administration fédérale des finances met un terme à un triste chapitre – encore un – de la politique d'acquisition de la Confédération.

Le rapport présenté aujourd'hui par les commissions des finances et de gestion des chambres fédérales sur le projet informatique INSIEME de l'Administration fédérale des finances met un terme à un triste chapitre – encore un – de la politique d'acquisition de la Confédération. Ce projet interrompu en décembre 2012 déjà a généré pour les contribuables suisses un coût de 115,9 millions de francs pendant les douze ans qu'il a duré, alors que cette application n'a jamais fonctionné. Pour l'UDC, il s'agit là de toute évidence d'une conséquence de l'insouciance avec laquelle l'administration fédérale dépense l'argent des contribuables. La leçon à tirer de cette affaire est que les budgets pour l'informatique et pour les consultants externes doivent être rigoureusement réduits.

Le rapport d'enquête des commissions des finances et de gestion révèle des faits incroyables. Tous les services impliqués dans le projet, des fournisseurs de prestations internes et externes jusqu'aux autorités de surveillance, ont totalement échoué. Placé sous la responsabilité du Département fédéral des finances, ce projet a été, d'une part, mal dirigé et surveillé et, d'autre part, des règles existantes, notamment en matière de conduite des projets et d'acquisition, ont été violées. Au moment de lancer le projet, les responsables n'avaient même pas réussi à définir clairement les exigences spécifiques auxquelles devait répondre INSIEME, ce qui explique que les travaux ont plusieurs fois changé de cap, provoquant ainsi une véritable explosion des coûts. Pour résumer cet échec en une phrase: personne ne savait réellement ce qu'il voulait, personne n'a dirigé et personne n'a effectivement contrôlé.

Assécher le marécage des consultants

Pour l'UDC, l'un des aspects les plus choquants de ce rapport est de révéler le recours démesuré de la Confédération aux "experts" externes. Les positions-clés du projet global et des projets partiels INSIEME étaient en majorité occupées durant presque toute la durée des travaux par des consultants externes. Il en a résulté une dépendance excessive de l'administration et, partant, une hausse massive des coûts: selon le rapport d'enquête, plus de 300 contrats de service ont été conclus avec des fournisseurs externes entre 2008 et 2012 pour un montant global de 55,9 millions de francs, somme qui représente environ la moitié du coût total du projet. Notons en passant que des honoraires allant jusqu'à 320 francs par heure pour les consultants externes étaient courants. Pour empêcher à l'avenir un gaspillage aussi monstrueux de l'argent des contribuables, il n'existe qu'un moyen aux yeux de l'UDC: le Parlement doit par principe réduire les crédits demandés pour des projets informatiques. L'UDC est aussi d'avis que la Confédération pourrait au moins économiser 10% des frais de consultation sans qu'il n'en résulte une perte directe au niveau des prestations. Dans la perspective du prochain débat sur le budget 2015, le groupe UDC a donc déjà déposé une proposition de réduction de 10% au moins des dépenses pour les experts externes. Cette mesure devrait avoir un effet modérateur sur la tendance à distribuer de tels mandats.

INSIEME prolonge la longue série des projets informatiques échoués au niveau fédéral: Gever Office, Mistra ou encore le système d'information de conduite des forces terrestres (FIS FT), autant de projets qui ont massivement dépassé les coûts prévus ou qui n'ont jamais été opérationnels. Il est donc grand temps d'agir enfin et de tirer toutes les leçons qui s'imposent des ces débâcles informatiques.

Le Parlement ne pouvant intervenir de manière opérationnelle dans ces projets, il est indispensable pour l'UDC d'agir par le biais des moyens financiers alloués. L'UDC propose donc qu'à l'avenir le Parlement réduise les budgets prévus pour le financement de nouveaux projets informatiques. Il s'agit en effet de faire pression sur l'administration fédérale afin qu'elle fasse preuve de sens de l'économie en dépensant l'argent des contribuables et qu'elle ne donne des mandats que lorsque les exigences ont été définies en détail. 

 

22.11.2014

Stopper enfin le gaspillage de l'argent des contribuables

Le rapport présenté aujourd'hui par les commissions des finances et de gestion des Chambres fédérales sur le projet informatique INSIEME de l'Administration fédérale des finances met un terme à un triste chapitre – encore un – de la politique d'acquisition de la Confédération.

Le rapport présenté aujourd'hui par les commissions des finances et de gestion des chambres fédérales sur le projet informatique INSIEME de l'Administration fédérale des finances met un terme à un triste chapitre – encore un – de la politique d'acquisition de la Confédération. Ce projet interrompu en décembre 2012 déjà a généré pour les contribuables suisses un coût de 115,9 millions de francs pendant les douze ans qu'il a duré, alors que cette application n'a jamais fonctionné. Pour l'UDC, il s'agit là de toute évidence d'une conséquence de l'insouciance avec laquelle l'administration fédérale dépense l'argent des contribuables. La leçon à tirer de cette affaire est que les budgets pour l'informatique et pour les consultants externes doivent être rigoureusement réduits.

Le rapport d'enquête des commissions des finances et de gestion révèle des faits incroyables. Tous les services impliqués dans le projet, des fournisseurs de prestations internes et externes jusqu'aux autorités de surveillance, ont totalement échoué. Placé sous la responsabilité du Département fédéral des finances, ce projet a été, d'une part, mal dirigé et surveillé et, d'autre part, des règles existantes, notamment en matière de conduite des projets et d'acquisition, ont été violées. Au moment de lancer le projet, les responsables n'avaient même pas réussi à définir clairement les exigences spécifiques auxquelles devait répondre INSIEME, ce qui explique que les travaux ont plusieurs fois changé de cap, provoquant ainsi une véritable explosion des coûts. Pour résumer cet échec en une phrase: personne ne savait réellement ce qu'il voulait, personne n'a dirigé et personne n'a effectivement contrôlé.

Assécher le marécage des consultants

Pour l'UDC, l'un des aspects les plus choquants de ce rapport est de révéler le recours démesuré de la Confédération aux "experts" externes. Les positions-clés du projet global et des projets partiels INSIEME étaient en majorité occupées durant presque toute la durée des travaux par des consultants externes. Il en a résulté une dépendance excessive de l'administration et, partant, une hausse massive des coûts: selon le rapport d'enquête, plus de 300 contrats de service ont été conclus avec des fournisseurs externes entre 2008 et 2012 pour un montant global de 55,9 millions de francs, somme qui représente environ la moitié du coût total du projet. Notons en passant que des honoraires allant jusqu'à 320 francs par heure pour les consultants externes étaient courants. Pour empêcher à l'avenir un gaspillage aussi monstrueux de l'argent des contribuables, il n'existe qu'un moyen aux yeux de l'UDC: le Parlement doit par principe réduire les crédits demandés pour des projets informatiques. L'UDC est aussi d'avis que la Confédération pourrait au moins économiser 10% des frais de consultation sans qu'il n'en résulte une perte directe au niveau des prestations. Dans la perspective du prochain débat sur le budget 2015, le groupe UDC a donc déjà déposé une proposition de réduction de 10% au moins des dépenses pour les experts externes. Cette mesure devrait avoir un effet modérateur sur la tendance à distribuer de tels mandats.

INSIEME prolonge la longue série des projets informatiques échoués au niveau fédéral: Gever Office, Mistra ou encore le système d'information de conduite des forces terrestres (FIS FT), autant de projets qui ont massivement dépassé les coûts prévus ou qui n'ont jamais été opérationnels. Il est donc grand temps d'agir enfin et de tirer toutes les leçons qui s'imposent des ces débâcles informatiques.

Le Parlement ne pouvant intervenir de manière opérationnelle dans ces projets, il est indispensable pour l'UDC d'agir par le biais des moyens financiers alloués. L'UDC propose donc qu'à l'avenir le Parlement réduise les budgets prévus pour le financement de nouveaux projets informatiques. Il s'agit en effet de faire pression sur l'administration fédérale afin qu'elle fasse preuve de sens de l'économie en dépensant l'argent des contribuables et qu'elle ne donne des mandats que lorsque les exigences ont été définies en détail.