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Stopper le chaos de l'asile au lieu de le gérer
03.06.2015

Stopper le chaos de l'asile au lieu de le gérer

Le groupe  parlementaire UDC s'est réuni hier en fin de journée à Berne pour examiner les objets suivants à l'ordre du jour de la session d'été en cours.

Le groupe  parlementaire UDC s'est réuni hier en fin de journée à Berne pour examiner les objets suivants à l'ordre du jour de la session d'été en cours. Il a décidé de s'opposer à la révision de la loi sur l'asile lancée par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. Ces propositions ne corrigeront absolument pas le chaos qui règne dans l'asile en Suisse, bien au contraire, elles renforceront les dysfonctionnements actuels. Les parlementaires UDC rejettent également ladite "loi sur les avoirs des potentats". Les définitions vagues de cette loi affectent l'Etat de droit et la sécurité du droit.

Le groupe UDC s'oppose catégoriquement au projet de restructuration du secteur de l'asile. Ce texte ne permet ni d'accélérer les procédures d'asile, ni de résoudre le chaos qui frappe ce domaine. Les parlementaires UDC combattent tout particulièrement l'introduction d'une représentation et d'une consultation juridiques gratuites pour les requérants d'asile. Unique dans le régime légal suisse, ce procédé gonflera encore plus l'industrie de l'asile payée par les contribuables en générant d'innombrables recours insensés. Les expériences faites à ce sujet dans les centres tests ne sont pas représentatives et ne peuvent être généralisés. L'unique manière d'atteindre l'objectif visé est de restreindre les possibilités de recours et de diminuer l'attraction de la Suisse pour les migrants abusant de notre droit d'asile. Le groupe UDC soutient en outre la proposition Föhn qui demande la mise en place de centres spéciaux avec un rayon bien défini pour les requérants d'asile récalcitrants.

Cette nouvelle restructuration du secteur de l'asile provoquera l'émergence de structures parallèles, des doubles emplois et renchérira tout le système. Les coûts de l'asile manquent complètement de transparence. Au lieu de présenter une réforme inutile de plus, la responsable du département, qui est à l'origine de ce chaos, doit enfin régler ce problème par une application rigoureuse des lois existantes et par une politique d'asile stricte.

Le groupe UDC a en outre décidé de refuser l'entrée en matière sur le projet de loi fédérale demandant le blocage et la restitution des avoirs illicites de personnes politiquement exposées (loi sur les avoirs des potentats). Cette loi vise le blocage, le recouvrement et la restitution des fortunes de personnes étrangères politiquement exposées ou de leurs proches si ces fonds ont pour origine la corruption, la gestion déloyale ou d'autres crimes. L'argent ainsi séquestré serait ensuite rembourse au régime succédant ou au peuple. L'UDC refuse de soutenir des normes aussi arbitraires et impraticables. Il n'est pas tolérable que la Suisse, en tant que pays neutre, décide quels gouvernants sont bons et quels autres ne le sont pas. La sécurité du droit serait affectée par cette loi qui ne respecte pas certains principes élémentaires de l'Etat de droit. La Suisse vient de durcir sa législation contre le blanchiment d'argent pour précisément empêcher que des fonds d'origine douteuse soient déposés chez elle. Il existe donc des bases légales pour régler ce domaine.

Enfin, le groupe UDC s'oppose aux interventions parlementaires chargeant le Conseil fédéral d'acheter à prix fort plusieurs avions de transport. Ces appareils seraient notamment utilisés pour des engagements internationaux civils et militaires de sauvegarde de la paix, dans le cadre de l'aide en cas de catastrophe et pour le rapatriement de citoyens suisses menacés. On ne voit pas pourquoi la Suisse aurait besoin de tels avions. Ces engagements peuvent parfaitement être assurés comme jusqu'ici avec des appareils loués. D'ailleurs, l'UDC s'oppose d'une manière générale aux interventions militaires à l'étranger.

03.06.2015

Stopper le chaos de l'asile au lieu de le gérer

Le groupe  parlementaire UDC s'est réuni hier en fin de journée à Berne pour examiner les objets suivants à l'ordre du jour de la session d'été en cours.

Le groupe  parlementaire UDC s'est réuni hier en fin de journée à Berne pour examiner les objets suivants à l'ordre du jour de la session d'été en cours. Il a décidé de s'opposer à la révision de la loi sur l'asile lancée par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. Ces propositions ne corrigeront absolument pas le chaos qui règne dans l'asile en Suisse, bien au contraire, elles renforceront les dysfonctionnements actuels. Les parlementaires UDC rejettent également ladite "loi sur les avoirs des potentats". Les définitions vagues de cette loi affectent l'Etat de droit et la sécurité du droit.

Le groupe UDC s'oppose catégoriquement au projet de restructuration du secteur de l'asile. Ce texte ne permet ni d'accélérer les procédures d'asile, ni de résoudre le chaos qui frappe ce domaine. Les parlementaires UDC combattent tout particulièrement l'introduction d'une représentation et d'une consultation juridiques gratuites pour les requérants d'asile. Unique dans le régime légal suisse, ce procédé gonflera encore plus l'industrie de l'asile payée par les contribuables en générant d'innombrables recours insensés. Les expériences faites à ce sujet dans les centres tests ne sont pas représentatives et ne peuvent être généralisés. L'unique manière d'atteindre l'objectif visé est de restreindre les possibilités de recours et de diminuer l'attraction de la Suisse pour les migrants abusant de notre droit d'asile. Le groupe UDC soutient en outre la proposition Föhn qui demande la mise en place de centres spéciaux avec un rayon bien défini pour les requérants d'asile récalcitrants.

Cette nouvelle restructuration du secteur de l'asile provoquera l'émergence de structures parallèles, des doubles emplois et renchérira tout le système. Les coûts de l'asile manquent complètement de transparence. Au lieu de présenter une réforme inutile de plus, la responsable du département, qui est à l'origine de ce chaos, doit enfin régler ce problème par une application rigoureuse des lois existantes et par une politique d'asile stricte.

Le groupe UDC a en outre décidé de refuser l'entrée en matière sur le projet de loi fédérale demandant le blocage et la restitution des avoirs illicites de personnes politiquement exposées (loi sur les avoirs des potentats). Cette loi vise le blocage, le recouvrement et la restitution des fortunes de personnes étrangères politiquement exposées ou de leurs proches si ces fonds ont pour origine la corruption, la gestion déloyale ou d'autres crimes. L'argent ainsi séquestré serait ensuite rembourse au régime succédant ou au peuple. L'UDC refuse de soutenir des normes aussi arbitraires et impraticables. Il n'est pas tolérable que la Suisse, en tant que pays neutre, décide quels gouvernants sont bons et quels autres ne le sont pas. La sécurité du droit serait affectée par cette loi qui ne respecte pas certains principes élémentaires de l'Etat de droit. La Suisse vient de durcir sa législation contre le blanchiment d'argent pour précisément empêcher que des fonds d'origine douteuse soient déposés chez elle. Il existe donc des bases légales pour régler ce domaine.

Enfin, le groupe UDC s'oppose aux interventions parlementaires chargeant le Conseil fédéral d'acheter à prix fort plusieurs avions de transport. Ces appareils seraient notamment utilisés pour des engagements internationaux civils et militaires de sauvegarde de la paix, dans le cadre de l'aide en cas de catastrophe et pour le rapatriement de citoyens suisses menacés. On ne voit pas pourquoi la Suisse aurait besoin de tels avions. Ces engagements peuvent parfaitement être assurés comme jusqu'ici avec des appareils loués. D'ailleurs, l'UDC s'oppose d'une manière générale aux interventions militaires à l'étranger.