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Stopper l'escalade de la propagande d'Etat
16.01.2014

Stopper l'escalade de la propagande d'Etat

La propagande d'Etat prend de nouvelles dimensions dans cette campagne de votation sur l'initiative contre l'immigration de masse. Des douzaines de présidents de villes et conseillers d'Etat se font payer des annonces pour des centaines de milliers de francs par economiesuisse. Des conseillers fédéraux sont directement engagés dans la campagne des adversaires de l'initiative et interviennent comme des supports complaisants dans les manifestations de ces organisations. Et les gouvernements cantonaux tiennent derrière les portes fermées d'hôtels de luxe des simulacres de discussions démocratiques dans le style nord-coréens où seuls des fonctionnaires UE et partisans de la libre circulation des personnes peuvent prendre la parole. Ces activités déployées depuis quelques semaines dépassent clairement le mandat d'informer donné aux autorités. Il faut absolument corriger cette situation dans la perspective des futures votations.

La propagande d'Etat prend de nouvelles dimensions dans cette campagne de votation sur l'initiative contre l'immigration de masse. Des douzaines de présidents de villes et conseillers d'Etat se font payer des annonces pour des centaines de milliers de francs par economiesuisse. Des conseillers fédéraux sont directement engagés dans la campagne des adversaires de l'initiative et interviennent comme des supports complaisants dans les manifestations de ces organisations. Et les gouvernements cantonaux tiennent derrière les portes fermées d'hôtels de luxe des simulacres de discussions démocratiques dans le style nord-coréens où seuls des fonctionnaires UE et partisans de la libre circulation des personnes peuvent prendre la parole. Ces activités déployées depuis quelques semaines dépassent clairement le mandat d'informer donné aux autorités. Il faut absolument corriger cette situation dans la perspective des futures votations.

La conférence de presse d'aujourd'hui de la Conférence des gouvernements cantonaux (CdC) a été précédée d'un spectacle unique dans les annales suisses. L'an passé déjà, la CdC a invité les gouvernements cantonaux à prendre position par écrit concernant l'initiative "contre l'immigration de masse". Dans le cadre d'un séminaire de plusieurs jours, les conseillères et conseillers d'Etat des cantons suisses ont "débattu" la semaine passée une journée entière (séance entrecoupée d'une confortable pause wellness) de la libre circulation des personnes et de la migration derrière les portes closes de l'hôtel de luxe Victoria-Jungfrau à Interlaken (programme du séminaire des conseillers d'Etat du 9 janvier 2014). Seuls un fonctionnaire UE, un ministre d'un Etat UE et dix partisans de la libre circulation des personnes de l'administration, d'exécutifs et d'associations économiques ont pris la parole à cette manifestation de type nord-coréen qui, selon des comptes rendus parus dans la presse, a coûté quelque 200 000 francs aux contribuables. Des partisans de l'initiative populaire "contre l'immigration de masse" et des critiques de l'actuelle politique d'immigration étaient exclus par le programme officiel. Le président du Conseil des Etats a juste eu le droit d'adresser des salutations aux conseillers d'Etats. Il ne fallait pas que cette "messe" soit dérangée par des votes critiques. Les soucis quotidiens des citoyennes et des citoyens face à l'immigration démesurée que subit la Suisse n'ont pas franchi le seuil des portes closes de l'hôtel cinq étoiles. On n'a sans doute jamais vu dans le passé agir des élus politiques avec autant de superbe et de mépris pour le peuple. La conférence de presse de la CdG d'aujourd'hui était le sommet propagandiste de ce répugnant spectacle.

Les membres d'exécutifs se font payer par economiesuisse

Il est tout aussi contestable de voir des conseillers fédéraux accepter de jouer les faire-valoir dans la campagne organisée par economiesuisse et d'intervenir comme "témoin principal" présentant des arguments unilatéraux lors de ces manifestations payées. La réserve que s'imposaient autrefois fort justement les ministres appartient décidément au passé. Les leçons tirées de la discussion concernant ladite "initiative muselière" ont été oubliées. L'UDC déposera des interventions parlementaires pour inciter le Conseil fédéral à revoir son attitude dans ces cas.

Comment admettre par ailleurs que des conseillers aux Etats et présidents de ville (Alexander Tschäppät, Corinne Mauch, Kurt Fluri, Michael Künzle, Urs Hofmann, etc.), qui sont tous des salariés confortables des pouvoirs publics, se fassent payer des annonces pour des centaines de milliers de francs par economiesuisse? Certains de ces élus sont même actuellement en pleine campagne électorale! On était en droit d'espérer d'eux un peu plus de retenue alors que vient d'éclater l'affaire des revenus annexes des membres de gouvernements cantonaux. La CdC aurait sans doute un travail plus utile à faire à ce niveau!

Il faut, dans l'intérêt du bon fonctionnement de la démocratie, stopper cette escalade de la propagande étatique. Une information objective moyennant les canaux prévus à cet effet (explications de vote, conférences de presse, etc.) est sans doute largement acceptée. La votation sur ladite "initiative muselière" en a fait la preuve. En revanche, une propagande d'Etat excessive alimente la méfiance de la population. Il ne faudra pas s'étonner si, faute de revoir rapidement leur attitude, les membres des exécutifs doivent un jour affronter une nouvelle "initiative muselière". Pour le moment, un OUI à l'initiative "contre l'immigration de masse" le 9 février 2014 est une bonne réponse à ces agissements.

16.01.2014

Stopper l'escalade de la propagande d'Etat

La propagande d'Etat prend de nouvelles dimensions dans cette campagne de votation sur l'initiative contre l'immigration de masse. Des douzaines de présidents de villes et conseillers d'Etat se font payer des annonces pour des centaines de milliers de francs par economiesuisse. Des conseillers fédéraux sont directement engagés dans la campagne des adversaires de l'initiative et interviennent comme des supports complaisants dans les manifestations de ces organisations. Et les gouvernements cantonaux tiennent derrière les portes fermées d'hôtels de luxe des simulacres de discussions démocratiques dans le style nord-coréens où seuls des fonctionnaires UE et partisans de la libre circulation des personnes peuvent prendre la parole. Ces activités déployées depuis quelques semaines dépassent clairement le mandat d'informer donné aux autorités. Il faut absolument corriger cette situation dans la perspective des futures votations.

La propagande d'Etat prend de nouvelles dimensions dans cette campagne de votation sur l'initiative contre l'immigration de masse. Des douzaines de présidents de villes et conseillers d'Etat se font payer des annonces pour des centaines de milliers de francs par economiesuisse. Des conseillers fédéraux sont directement engagés dans la campagne des adversaires de l'initiative et interviennent comme des supports complaisants dans les manifestations de ces organisations. Et les gouvernements cantonaux tiennent derrière les portes fermées d'hôtels de luxe des simulacres de discussions démocratiques dans le style nord-coréens où seuls des fonctionnaires UE et partisans de la libre circulation des personnes peuvent prendre la parole. Ces activités déployées depuis quelques semaines dépassent clairement le mandat d'informer donné aux autorités. Il faut absolument corriger cette situation dans la perspective des futures votations.

La conférence de presse d'aujourd'hui de la Conférence des gouvernements cantonaux (CdC) a été précédée d'un spectacle unique dans les annales suisses. L'an passé déjà, la CdC a invité les gouvernements cantonaux à prendre position par écrit concernant l'initiative "contre l'immigration de masse". Dans le cadre d'un séminaire de plusieurs jours, les conseillères et conseillers d'Etat des cantons suisses ont "débattu" la semaine passée une journée entière (séance entrecoupée d'une confortable pause wellness) de la libre circulation des personnes et de la migration derrière les portes closes de l'hôtel de luxe Victoria-Jungfrau à Interlaken (programme du séminaire des conseillers d'Etat du 9 janvier 2014). Seuls un fonctionnaire UE, un ministre d'un Etat UE et dix partisans de la libre circulation des personnes de l'administration, d'exécutifs et d'associations économiques ont pris la parole à cette manifestation de type nord-coréen qui, selon des comptes rendus parus dans la presse, a coûté quelque 200 000 francs aux contribuables. Des partisans de l'initiative populaire "contre l'immigration de masse" et des critiques de l'actuelle politique d'immigration étaient exclus par le programme officiel. Le président du Conseil des Etats a juste eu le droit d'adresser des salutations aux conseillers d'Etats. Il ne fallait pas que cette "messe" soit dérangée par des votes critiques. Les soucis quotidiens des citoyennes et des citoyens face à l'immigration démesurée que subit la Suisse n'ont pas franchi le seuil des portes closes de l'hôtel cinq étoiles. On n'a sans doute jamais vu dans le passé agir des élus politiques avec autant de superbe et de mépris pour le peuple. La conférence de presse de la CdG d'aujourd'hui était le sommet propagandiste de ce répugnant spectacle.

Les membres d'exécutifs se font payer par economiesuisse

Il est tout aussi contestable de voir des conseillers fédéraux accepter de jouer les faire-valoir dans la campagne organisée par economiesuisse et d'intervenir comme "témoin principal" présentant des arguments unilatéraux lors de ces manifestations payées. La réserve que s'imposaient autrefois fort justement les ministres appartient décidément au passé. Les leçons tirées de la discussion concernant ladite "initiative muselière" ont été oubliées. L'UDC déposera des interventions parlementaires pour inciter le Conseil fédéral à revoir son attitude dans ces cas.

Comment admettre par ailleurs que des conseillers aux Etats et présidents de ville (Alexander Tschäppät, Corinne Mauch, Kurt Fluri, Michael Künzle, Urs Hofmann, etc.), qui sont tous des salariés confortables des pouvoirs publics, se fassent payer des annonces pour des centaines de milliers de francs par economiesuisse? Certains de ces élus sont même actuellement en pleine campagne électorale! On était en droit d'espérer d'eux un peu plus de retenue alors que vient d'éclater l'affaire des revenus annexes des membres de gouvernements cantonaux. La CdC aurait sans doute un travail plus utile à faire à ce niveau!

Il faut, dans l'intérêt du bon fonctionnement de la démocratie, stopper cette escalade de la propagande étatique. Une information objective moyennant les canaux prévus à cet effet (explications de vote, conférences de presse, etc.) est sans doute largement acceptée. La votation sur ladite "initiative muselière" en a fait la preuve. En revanche, une propagande d'Etat excessive alimente la méfiance de la population. Il ne faudra pas s'étonner si, faute de revoir rapidement leur attitude, les membres des exécutifs doivent un jour affronter une nouvelle "initiative muselière". Pour le moment, un OUI à l'initiative "contre l'immigration de masse" le 9 février 2014 est une bonne réponse à ces agissements.