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Swissmedic: Les problÈmes ne sont pas résolus
19.10.2006

Swissmedic: Les problÈmes ne sont pas résolus

Swissmedic, Institut suisse des produits thérapeutiques, est l'exemple type d'un service fédéral décentralisé qui multiplie les réglementations et contraintes dans l'unique but de ne pas satisfaire...

(UDC) Swissmedic, Institut suisse des produits thérapeutiques, est l'exemple type d'un service fédéral décentralisé qui multiplie les réglementations et contraintes dans l'unique but de ne pas satisfaire les besoins du secteur de la santé et des citoyens. Aujourd'hui, nombre de ses dirigeants ont pris la porte. C'est heureux, mais on peut se demander pourquoi le chef du département fédéral concerné a attendu si longtemps avant de mettre fin à cette lamentable affaire. Il a fallu l'intervention parlementaire du conseiller national UDC Adrian Amstutz (BE), contresignée par 117 députés et qui focalise les critiques de tous les milieux concernés, pour enfin faire avancer les choses. Pourquoi êtes-vous resté si longtemps les bras croisés, Monsieur Couchepin?

Cela fait longtemps que la colère grondait parmi les clients obligatoires de Swissmedic. Les responsables de cette institution ne connaissaient pas la signification de mots comme "service à la clientèle" ou "proximité des citoyens". Par exemple, des médicaments utilisés depuis 20 ans sans problème ont été soumis à d'onéreuses procédures de réadmission. Du coup, l'approvisionnement n'était plus assuré et les pharmaciens d'hôpital devenaient des criminels quand ils donnaient tout de même les médicaments nécessaires aux malades. Encore plus absurde: d'un côté, le département Couchepin supprime la médecine complémentaire de la liste des prestations couvertes par l'assurance-maladie obligatoire sous prétexte qu'elle n'est pas assez efficace, de l'autre côté, Swissmedic soumet des médicaments de médecine complémentaire à d'onéreuses procédures d'autorisation pour prétendument protéger la population. Si Swissmedic a pu se tenir si longtemps, c'est uniquement en jouant sur les divergences d'intérêts des différents secteurs.

Les choses n'ont commencé à bouger qu'avec l'intervention très remarquée du conseiller national Adrian Amstutz qui a réuni derrière lui tous les milieux lésés par les pratiques de Swissmedic. La commission de la santé s'est à son tour penchée sur ce dossier, si bien que le conseiller fédéral Pascal Couchepin ne pouvait plus atermoyer. La pression publique était trop grande. Il a dû agir. Mais dans ce domaine encore, il a trop longtemps hésité.

Ces départs de la direction de Swissmedic n'ont pas résolu les problèmes, beaucoup s'en faut. L'UDC demande que désormais tout soit entrepris pour faire de Swissmedic une entreprise de services axée sur les besoins de ses clients et travaillant dans l'intérêt des patients et des fabricants.

Berne, 19 octobre 2006

 

19.10.2006

Swissmedic: Les problÈmes ne sont pas résolus

Swissmedic, Institut suisse des produits thérapeutiques, est l'exemple type d'un service fédéral décentralisé qui multiplie les réglementations et contraintes dans l'unique but de ne pas satisfaire...

(UDC) Swissmedic, Institut suisse des produits thérapeutiques, est l'exemple type d'un service fédéral décentralisé qui multiplie les réglementations et contraintes dans l'unique but de ne pas satisfaire les besoins du secteur de la santé et des citoyens. Aujourd'hui, nombre de ses dirigeants ont pris la porte. C'est heureux, mais on peut se demander pourquoi le chef du département fédéral concerné a attendu si longtemps avant de mettre fin à cette lamentable affaire. Il a fallu l'intervention parlementaire du conseiller national UDC Adrian Amstutz (BE), contresignée par 117 députés et qui focalise les critiques de tous les milieux concernés, pour enfin faire avancer les choses. Pourquoi êtes-vous resté si longtemps les bras croisés, Monsieur Couchepin?

Cela fait longtemps que la colère grondait parmi les clients obligatoires de Swissmedic. Les responsables de cette institution ne connaissaient pas la signification de mots comme "service à la clientèle" ou "proximité des citoyens". Par exemple, des médicaments utilisés depuis 20 ans sans problème ont été soumis à d'onéreuses procédures de réadmission. Du coup, l'approvisionnement n'était plus assuré et les pharmaciens d'hôpital devenaient des criminels quand ils donnaient tout de même les médicaments nécessaires aux malades. Encore plus absurde: d'un côté, le département Couchepin supprime la médecine complémentaire de la liste des prestations couvertes par l'assurance-maladie obligatoire sous prétexte qu'elle n'est pas assez efficace, de l'autre côté, Swissmedic soumet des médicaments de médecine complémentaire à d'onéreuses procédures d'autorisation pour prétendument protéger la population. Si Swissmedic a pu se tenir si longtemps, c'est uniquement en jouant sur les divergences d'intérêts des différents secteurs.

Les choses n'ont commencé à bouger qu'avec l'intervention très remarquée du conseiller national Adrian Amstutz qui a réuni derrière lui tous les milieux lésés par les pratiques de Swissmedic. La commission de la santé s'est à son tour penchée sur ce dossier, si bien que le conseiller fédéral Pascal Couchepin ne pouvait plus atermoyer. La pression publique était trop grande. Il a dû agir. Mais dans ce domaine encore, il a trop longtemps hésité.

Ces départs de la direction de Swissmedic n'ont pas résolu les problèmes, beaucoup s'en faut. L'UDC demande que désormais tout soit entrepris pour faire de Swissmedic une entreprise de services axée sur les besoins de ses clients et travaillant dans l'intérêt des patients et des fabricants.

Berne, 19 octobre 2006