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Un nouveau chapitre de la débÂcle de Schengen
21.08.2012

Un nouveau chapitre de la débÂcle de Schengen

L'Office fédéral de la migration s'est vanté aujourd'hui d'accélérer la procédure de traitement des demandes d'asile provenant de pays européens sûrs – tout en sachant fort bien que, faute d'une...

L'Office fédéral de la migration s'est vanté aujourd'hui d'accélérer la procédure de traitement des demandes d'asile provenant de pays européens sûrs - tout en sachant fort bien que, faute d'une adaptation des moyens de recours en justice, ces procédures continueront de s'étendre sur des années. Le dispositif de mise en place pour examiner les demandes d'asile infondées coûte sans doute des millions chaque année. Voilà un nouveau chapitre peu glorieux de la débâcle sans fin liée à l'accord de Schengen. Suite à son adhésion à ce traité, la Suisse a dû lever l'obligation du visa pour divers Etats balkaniques, une sottise dont on mesure aujourd'hui les conséquences. L'abandon d'une politique d'immigration indépendante devient de plus en plus ruineux pour la Suisse. Il serait grand temps de mettre fin à l'aventure Schengen qui est manifestement un échec complet.

Tout va tout à coup très vite quand il s'agit de dissimuler les conséquences désastreuses de l'adhésion au traité de Schengen. Selon l'Office fédéral de la migration, le traitement en première instance des demandes d'asile déposées par des ressortissants d'Etats européens sûrs est possible en 48 heures. On peut se demander pourquoi ce principe ne s'applique pas aux demandes provenant d'autres pays pour lesquels le taux de reconnaissance est également proche de zéro. La conseillère fédérale concernée préfère sans doute faire venir des contingents de requérants supplémentaires, comme on l'a appris la semaine dernière à propos de 19 Somaliens, Erythréens et Soudanais.

S'il a fallu prendre des mesures supplémentaires face aux demandes d'asile provenant des pays balkaniques - près de 4600 durant les 18 derniers mois! - c'est à cause de l'appartenance à l'accord de Schengen. La Suisse a abandonné sa politique indépendante de visa pour reprendre de manière quasi automatique le droit UE. La suppression de l'obligation du visa pour les ressortissants du Balkan occidental était un auto-goal sans précédent: immigration clandestine, travail au noir, problèmes croissants avec des groupes de Roms et une avalanche de demandes d'asile infondées, voilà les conséquences de cette décision. L'UDC demandera durant la prochaine session parlementaire au Conseil fédéral de dresser une liste complète des conséquences et surtout des coûts résultant de cette politique.

Le Conseil fédéral et le Parlement ont promis à la population suisse que les accords de Schengen-Dublin leur apporteront de la sécurité et des économies. C'est le contraire qui est arrivé avec une explosion des coûts et une augmentation de la criminalité à cause de l'arrivée en masse de clandestins et de requérants d'asile. Quand l'autorité politique aura-t-elle enfin le courage de mettre fin à cet exercice ruineux?

21.08.2012

Un nouveau chapitre de la débÂcle de Schengen

L'Office fédéral de la migration s'est vanté aujourd'hui d'accélérer la procédure de traitement des demandes d'asile provenant de pays européens sûrs – tout en sachant fort bien que, faute d'une...

L'Office fédéral de la migration s'est vanté aujourd'hui d'accélérer la procédure de traitement des demandes d'asile provenant de pays européens sûrs - tout en sachant fort bien que, faute d'une adaptation des moyens de recours en justice, ces procédures continueront de s'étendre sur des années. Le dispositif de mise en place pour examiner les demandes d'asile infondées coûte sans doute des millions chaque année. Voilà un nouveau chapitre peu glorieux de la débâcle sans fin liée à l'accord de Schengen. Suite à son adhésion à ce traité, la Suisse a dû lever l'obligation du visa pour divers Etats balkaniques, une sottise dont on mesure aujourd'hui les conséquences. L'abandon d'une politique d'immigration indépendante devient de plus en plus ruineux pour la Suisse. Il serait grand temps de mettre fin à l'aventure Schengen qui est manifestement un échec complet.

Tout va tout à coup très vite quand il s'agit de dissimuler les conséquences désastreuses de l'adhésion au traité de Schengen. Selon l'Office fédéral de la migration, le traitement en première instance des demandes d'asile déposées par des ressortissants d'Etats européens sûrs est possible en 48 heures. On peut se demander pourquoi ce principe ne s'applique pas aux demandes provenant d'autres pays pour lesquels le taux de reconnaissance est également proche de zéro. La conseillère fédérale concernée préfère sans doute faire venir des contingents de requérants supplémentaires, comme on l'a appris la semaine dernière à propos de 19 Somaliens, Erythréens et Soudanais.

S'il a fallu prendre des mesures supplémentaires face aux demandes d'asile provenant des pays balkaniques - près de 4600 durant les 18 derniers mois! - c'est à cause de l'appartenance à l'accord de Schengen. La Suisse a abandonné sa politique indépendante de visa pour reprendre de manière quasi automatique le droit UE. La suppression de l'obligation du visa pour les ressortissants du Balkan occidental était un auto-goal sans précédent: immigration clandestine, travail au noir, problèmes croissants avec des groupes de Roms et une avalanche de demandes d'asile infondées, voilà les conséquences de cette décision. L'UDC demandera durant la prochaine session parlementaire au Conseil fédéral de dresser une liste complète des conséquences et surtout des coûts résultant de cette politique.

Le Conseil fédéral et le Parlement ont promis à la population suisse que les accords de Schengen-Dublin leur apporteront de la sécurité et des économies. C'est le contraire qui est arrivé avec une explosion des coûts et une augmentation de la criminalité à cause de l'arrivée en masse de clandestins et de requérants d'asile. Quand l'autorité politique aura-t-elle enfin le courage de mettre fin à cet exercice ruineux?