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Une centrale de propagande au palais fédéral ? Non merci !
28.01.2005

Une centrale de propagande au palais fédéral ? Non merci !

L'armée d'agents de relations publiques et d'attachés de presse ne cesse de croître dans l'administration fédérale. La télévision d'Etat augmente ses redevances et la gauche veut introduire une...

(UDC) L'armée d'agents de relations publiques et d'attachés de presse ne cesse de croître dans l'administration fédérale. La télévision d'Etat augmente ses redevances et la gauche veut introduire une censure pour les annonces politiques. Et voici que les radicaux rejoignent le train des étatistes: ils proposent ni plus ni moins de créer une base légale qui permet de renforcer la propagande d'Etat. L'UDC prend acte avec consternation de cette décision de la commission des institutions politiques (CIP) du Conseil national qui soutient une proposition irréfléchie allant dans ce sens.

Depuis l'introduction des "explications du Conseil fédéral" en 1978, les interventions du Conseil fédéral dans les campagnes de votation sont devenues de plus en plus problématiques. Les prises de position réservées d'autrefois ont fait la place à une propagande gouvernementale effrénée. Il n'est plus question d'équilibrer les arguments pour ou contre un projet. L'appareil administratif produit argumentaires, informations de base et documentations à la chaîne et sur papier glacé, le tout aux frais des contribuables. Ces procédés sont indignes d'une démocratie directe comme celle de notre pays.

Dans la perspective des votations sur l'accord de Schengen et la libre circulation des personnes, l'administration fédérale et le Conseil fédéral ne reculent devant aucun moyen pour manipuler les citoyens. Le "concept d'information" interne de l'administration sur Schengen/Dublin n'était qu'un début. Durant la session d'hiver, ces dossiers ont franchi en procédure accélérée et sans discussion sérieuse les commissions et le plénum du parlement. En ouvrant le délai référendaire juste avant Noël, l'administration a donné un coup de canif supplémentaire dans la tradition démocratique suisse. Les cantons ont été court-circuités puisque les projets n'ont été soumis qu'au référendum facultatif. Et ce n'est que le début d'une campagne de votation qui promet d'être riche en désinformations et contre-vérités sortant de la cuisine gouvernementale. De tristes perspectives pour un débat qui devrait être ouvert et démocratique.

La Suisse n'a pas besoin de plus de propagande gouvernementale. Par contre, il serait nécessaire que le Conseil fédéral informe enfin honnêtement sur les avantages et les inconvénients des projets soumis au peuple au lieu de tenter de tromper les citoyens. Le Conseil fédéral doit faire preuve de retenue dans les campagnes de votation. Un gouvernement qui fait tout pour d'imposer ses propres opinions auprès de la population est un corps étranger dans le système suisse. Pareille intervention est conforme à un système de concurrence parlementaire. En Suisse, il appartient aux partis et associations intéressés de mener des campagnes de votation. Car c'est uniquement de cette manière que les citoyennes et les citoyens peuvent se former indépendamment leur opinion.

 

Bern, 28 janvier 2005

28.01.2005

Une centrale de propagande au palais fédéral ? Non merci !

L'armée d'agents de relations publiques et d'attachés de presse ne cesse de croître dans l'administration fédérale. La télévision d'Etat augmente ses redevances et la gauche veut introduire une...

(UDC) L'armée d'agents de relations publiques et d'attachés de presse ne cesse de croître dans l'administration fédérale. La télévision d'Etat augmente ses redevances et la gauche veut introduire une censure pour les annonces politiques. Et voici que les radicaux rejoignent le train des étatistes: ils proposent ni plus ni moins de créer une base légale qui permet de renforcer la propagande d'Etat. L'UDC prend acte avec consternation de cette décision de la commission des institutions politiques (CIP) du Conseil national qui soutient une proposition irréfléchie allant dans ce sens.

Depuis l'introduction des "explications du Conseil fédéral" en 1978, les interventions du Conseil fédéral dans les campagnes de votation sont devenues de plus en plus problématiques. Les prises de position réservées d'autrefois ont fait la place à une propagande gouvernementale effrénée. Il n'est plus question d'équilibrer les arguments pour ou contre un projet. L'appareil administratif produit argumentaires, informations de base et documentations à la chaîne et sur papier glacé, le tout aux frais des contribuables. Ces procédés sont indignes d'une démocratie directe comme celle de notre pays.

Dans la perspective des votations sur l'accord de Schengen et la libre circulation des personnes, l'administration fédérale et le Conseil fédéral ne reculent devant aucun moyen pour manipuler les citoyens. Le "concept d'information" interne de l'administration sur Schengen/Dublin n'était qu'un début. Durant la session d'hiver, ces dossiers ont franchi en procédure accélérée et sans discussion sérieuse les commissions et le plénum du parlement. En ouvrant le délai référendaire juste avant Noël, l'administration a donné un coup de canif supplémentaire dans la tradition démocratique suisse. Les cantons ont été court-circuités puisque les projets n'ont été soumis qu'au référendum facultatif. Et ce n'est que le début d'une campagne de votation qui promet d'être riche en désinformations et contre-vérités sortant de la cuisine gouvernementale. De tristes perspectives pour un débat qui devrait être ouvert et démocratique.

La Suisse n'a pas besoin de plus de propagande gouvernementale. Par contre, il serait nécessaire que le Conseil fédéral informe enfin honnêtement sur les avantages et les inconvénients des projets soumis au peuple au lieu de tenter de tromper les citoyens. Le Conseil fédéral doit faire preuve de retenue dans les campagnes de votation. Un gouvernement qui fait tout pour d'imposer ses propres opinions auprès de la population est un corps étranger dans le système suisse. Pareille intervention est conforme à un système de concurrence parlementaire. En Suisse, il appartient aux partis et associations intéressés de mener des campagnes de votation. Car c'est uniquement de cette manière que les citoyennes et les citoyens peuvent se former indépendamment leur opinion.

 

Bern, 28 janvier 2005