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Une fois de plus on peint le diable sur la muraille
28.10.2010

Une fois de plus on peint le diable sur la muraille

Faute d'arguments sérieux, on menace le peuple. Le PLR recourt à des méthodes bien connues et grossières pour combattre l'initiative sur le renvoi. On peint le diable sur la muraille. Ces menaces...

Faute d'arguments sérieux, on menace le peuple. Le PLR recourt à des méthodes bien connues et grossières pour combattre l'initiative sur le renvoi. On peint le diable sur la muraille. Ces menaces sont aussi vides de sens et infondées que celles proférées avant le non du peuple à l'EEE et le oui à l'initiative contre les minarets. L'initiative UDC sur le renvoi ne menace d'aucune manière l'accord de libre circulation des personnes avec l'UE. Les associations économiques et même les représentants de l'économie membres du PLR confirment cette analyse.

"Il faut aller chercher très loin pour affirmer que les accords bilatéraux sont en péril", a déclaré Werner Messmer, conseiller national radical et chef d'entreprise il y a dix jours devant les médias. economiesuisse et l'Union suisse des arts et métiers sont du même avis. Ursula Fraefel, membre de la direction d'économie suisse, a dit à la radio alémanique DRS: "Il s'agit d'une question de sécurité, du droit pénal, de mesures pénales contre des étrangers condamnés, mais non pas d'une question touchant à l'économie."

Ils ont raison. La possibilité d'expulser des délinquants dangereux est parfaitement conforme aux accords de libre circulation des personnes. Divers Etats européens connaissent une pratique d'expulsion sévère et sont même en train de la durcir. Il existe tout au plus des différences au niveau des principes de procédure ou de la pratique d'exécution.

Et même si l'UE était d'avis que la pratique d'expulsion de la Suisse est trop sévère ou obéit à d'autres procédures que celles de l'UE, elle ne résiliera pas tout simplement les accords bilatéraux, car ce cas est clairement réglé dans l'accord de libre circulation. Les éventuels conflits doivent être portés devant une commission mixte à composition paritaire.

Au lieu de tenter de semer la panique par des propos absurdes, le PRD ferait mieux de se concentrer sur la lutte contre l'initiative fiscale du PS. Celle-ci causerait effectivement de gros dégâts à l'économie suisse.

Berne, 28 octobre 2010 

28.10.2010

Une fois de plus on peint le diable sur la muraille

Faute d'arguments sérieux, on menace le peuple. Le PLR recourt à des méthodes bien connues et grossières pour combattre l'initiative sur le renvoi. On peint le diable sur la muraille. Ces menaces...

Faute d'arguments sérieux, on menace le peuple. Le PLR recourt à des méthodes bien connues et grossières pour combattre l'initiative sur le renvoi. On peint le diable sur la muraille. Ces menaces sont aussi vides de sens et infondées que celles proférées avant le non du peuple à l'EEE et le oui à l'initiative contre les minarets. L'initiative UDC sur le renvoi ne menace d'aucune manière l'accord de libre circulation des personnes avec l'UE. Les associations économiques et même les représentants de l'économie membres du PLR confirment cette analyse.

"Il faut aller chercher très loin pour affirmer que les accords bilatéraux sont en péril", a déclaré Werner Messmer, conseiller national radical et chef d'entreprise il y a dix jours devant les médias. economiesuisse et l'Union suisse des arts et métiers sont du même avis. Ursula Fraefel, membre de la direction d'économie suisse, a dit à la radio alémanique DRS: "Il s'agit d'une question de sécurité, du droit pénal, de mesures pénales contre des étrangers condamnés, mais non pas d'une question touchant à l'économie."

Ils ont raison. La possibilité d'expulser des délinquants dangereux est parfaitement conforme aux accords de libre circulation des personnes. Divers Etats européens connaissent une pratique d'expulsion sévère et sont même en train de la durcir. Il existe tout au plus des différences au niveau des principes de procédure ou de la pratique d'exécution.

Et même si l'UE était d'avis que la pratique d'expulsion de la Suisse est trop sévère ou obéit à d'autres procédures que celles de l'UE, elle ne résiliera pas tout simplement les accords bilatéraux, car ce cas est clairement réglé dans l'accord de libre circulation. Les éventuels conflits doivent être portés devant une commission mixte à composition paritaire.

Au lieu de tenter de semer la panique par des propos absurdes, le PRD ferait mieux de se concentrer sur la lutte contre l'initiative fiscale du PS. Celle-ci causerait effectivement de gros dégâts à l'économie suisse.

Berne, 28 octobre 2010