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Le mandat de nos électeurs nous engage!
29.11.2003 - Ueli Maurer

Le mandat de nos électeurs nous engage!

Les élections du 19 octobre dernier marqueront les discussions politiques et - nous l'espérons - aussi la direction politique en Suisse. Une fois de plus, l'UDC a été la grande gagnante d'une élection. Nous avons obtenu près de 27% des suffrages et nous occupons 55 des 200 sièges du Conseil national. Vous, Chers Délégués, vous avez atteint les objectifs maximaux possibles actuellement dans vos cantons, des objectifs que ni les médias, ni les autres partis, ni les grands savants politologues avaient jugés accessibles pour nous. Nous y avons cru, nous y avons travaillé et nous nous sommes battus. Le succès de notre parti revêt une signification historique. Cela fait plusieurs décennies qu'un parti n'avait plus été aussi fort que l'UDC aujourd'hui. Pour la Suisse, le changement du paysage politique est énorme. Et, jamais depuis leur fondation, les deux partis du centre, le PRD et le PDC, n'ont été aussi faibles. Le recul constant de ces deux formations politiques s'est brutalement accéléré et il constitue un événement aussi historique que la montée de l'UDC.

Il y a quatre ans, on reprochait à notre parti de n'avoir qu'un ancrage régional. L'auteur de ce reproche fut précisément le PDC qui, dans les cantons les plus populeux de Suisse, Zurich, Berne et Vaud, dépasse a peine les 5% de suffrages aujourd'hui. Plus que jamais, l'UDC est un authentique parti populaire. Elle est désormais aussi le premier parti bourgeois de Suisse romande. Et elle est - qui aurait osé le penser il y a quelques années? - le parti des jeunes. Elle est le parti d'une Suisse ouverte au monde, libérale et dynamique. Elle est le parti d'un petit Etat pacifique, neutre, indépendant, démocratique et fédéraliste au cœur de l'Europe. Elle est le parti qui prend au sérieux les citoyennes et les citoyens et qui se bat pour la sécurité et la prospérité.


Les raisons du succès

On a beaucoup de peine autour de nous à reconnaître notre victoire. Les politologues, commentateurs et journalistes qui avaient annoncé plusieurs fois déjà notre disparition tentent d'expliquer leur incompétence à un public étonné. Par contre, je n'ai guère lu d'analyses jusqu'ici qui vont réellement au fond des choses. Il existe, de mon point de vue, trois raisons essentielles qui expliquent le succès de l'UDC.

1. Nous faisons depuis de nombreuses années un travail programmatique et politique sérieux et profond. Affirmer que nous produisons simplement des slogans et que nous pratiquons une communication efficace, c'est ignorer les sensibilités politiques de ce pays. Personne ne peut se maintenir à la longue à coup de slogans uniquement. En réalité, la politique de l'UDC est toujours axée sur des solutions. Preuve en est notamment que bon nombre de nos propositions sont reprises des années après par le Conseil fédéral et les autres partis. Je pense par exemple à la politique financière et fiscale, à la politique européenne et à la politique d'asile. Les électrices et les électeurs ont compris depuis longtemps que notre parti réfléchit plus loin que les autres, qu'il défend avec détermination ses opinions et se bat de toutes ses forces pour les concrétiser, qu'il n'hésite pas à parler haut et fort de tabous politiques. Nous sommes sur la bonne voie, mais nous sommes encore loin de l'objectif. Pour reprendre le jargon des coureurs cyclistes, nous avons terminé les étapes de mise en train au plat et nous approchons lentement des montagnes.

2. Nous sommes mieux structurés et organisés que les autres partis. Durant les douze dernières années, nous avons fondé environ 500 nouvelles sections. Nous conduisons notre parti de manière plus performante et nous offrons notre soutien à tous les niveaux. Mais ne vous réjouissez pas trop: nous ne sommes pas particulièrement bons, mais simplement un peu moins mauvais que les autres.

3. Nous avons profité ces dernières années d'un véritable esprit de pionnier. Celui qui s'engageait dans l'UDC ne cherchait pas la renommée, des postes juteux et des honneurs - en réalité, il se faisait plutôt agresser et moquer - mais voulait se battre pour une Suisse meilleure. Cette volonté commune de corriger des dysfonctionnements nous a soudés, nous a rendus crédibles. C'est une force, mais c'est aussi un grand danger. Il faut que nous continuions de mener une politique qui ignore les honneurs et les prébendes et qui vise uniquement le bien-être des citoyennes et des citoyens et à régler les problèmes de notre pays.


Le mandat de nos électeurs

Nous devons remplir le mandat que nous ont donné nos électeurs. Prenons l'exemple de Neuchâtel. Nous avons fondé cette section il y a moins de trois ans. Les journaux pronostiquaient une vie très courte à notre parti sur la terre neuchâteloise. Le PDC n'a jamais réussi à s'y installer durablement, les conditions y sont stables, les Neuchâtelois sont contents de leurs partis, nous disait-on. Et on en voulait pour preuve la participation traditionnellement faible aux élections. Que s'est-il passé? Pour la première fois, les Neuchâtelois et les Neuchâteloises avaient une authentique alternative avec l'UDC. La participation a passé de 35 à 52% et l'UDC est devenue d'emblée le premier parti bourgeois avec 22,4% des suffrages. La frustration face à la politique menée jusqu'ici devait être énorme - et grande la confiance dans les capacités de l'UDC. Les électeurs neuchâtelois nous ont donné un mandat important et une chance de réaliser avec encore plus de force nos promesses électorales à Berne.


- Moins d'impôts, de redevances et de taxes

Nous devons nous battre de toutes nos forces pour faire baisser la charge fiscale et la quote-part de l'Etat afin que l'économie puisse reprendre le chemin de la croissance - tout simplement parce qu'il restera à chacun d'entre nous davantage au fond du porte-monnaie. Nous avons promis de réduire les dépenses de l'Etat. La notion d'"économiser" peut déclencher un effet à très court terme, donc une modification de la situation financière. Mais économiser, c'est aussi prévoir. Economiser signifie donc gagner quelque chose et non pas perdre quelque chose. Si nous économisons, nous regagnons à moyen et à long terme de la marge de manœuvre, l'Etat a les coudées plus franches et les générations à venir n'auront pas à supporter ad aeternam les excès du passé. Ceux qui se bouchent les yeux et se contentent de critiquer les économies mènent une politique à courte vue. Ils sont d'ores et déjà dépassés par les événements.


- Pour une Suisse indépendante et neutre

Nous avons promis de nous battre pour une Suisse indépendante et neutre. Et nous serons bientôt mis à l'épreuve. Les négociations bilatérales, qui comprennent notamment l'accord de Schengen, sont proches de leur conclusion. D'autres traités internationaux doivent être approuvés et le Conseil fédéral n'a manifestement aucune intention de retirer la demande d'adhésion à l'UE. En outre, il s'agit de défendre les droits démocratiques du peuple concernant les naturalisations. L'UDC prépare une initiative populaire à cet effet. Dans ce domaine également, nous nous battons contre le diktat des juges et des bureaucrates, nous nous opposons à la mise sous tutelle du peuple.


- Halte aux abus dans le droit d'asile!

L'UDC a promis de lutter contre les abus dans le droit d'asile. La politique du laisser-faire menée par le Conseil fédéral et les vaines promesses des autres partis ont mis en colère de larges couches de la population. Une nouvelle initiative est prête à être lancée. Nous voulons que la sécurité publique soit garantie dans notre pays. Malheureusement, cela n'est pas le cas aujourd'hui.


La crédibilité est la référence de toute action politique

La politique peu fiable menée par les autres partis ces dernières années leur a fait perdre beaucoup de crédit. Ils n'ont réussi à convaincre les électeurs ni par leur programme ni par leurs personnalités. Les électeurs en ont assez des partis qui actionnent leur clignotant de droite avant les élections et bifurquent à gauche le lendemain du scrutin juste pour sauver quelques postes. Le respect d'une ligne et la rigueur sont des qualités essentielles. Celles et ceux qui font des promesses le dimanche et tournent leur veste le lundi finissent par perdre tout crédit. Celles et ceux qui considèrent les citoyennes et les citoyens comme un mal nécessaire dans leur quête d'honneurs et de prébendes doivent un jour passer à la caisse. Il y a de moins en moins de place en politique pour ceux qui confondent servir et se servir. C'est à ce niveau, justement, qu'une rude épreuve attend l'UDC durant les jours, semaines, mois et années à venir. On nous surveillera de très près pour vérifier si nous tenons nos promesses électorales ou si nous prenons le même cap que les autres partis en faisant de la politique des petits copains la maxime de notre parti.

Il est plus crédible de renoncer à être présent au Conseil fédéral que de faire des compromis au détriment des promesses électorales. On ne nous le pardonnerait pas. On nous a donné la chance d'améliorer quelque chose dans ce pays. Ce sera possible avec deux représentants au Conseil fédéral, c'est-à-dire Samuel Schmid et Christoph Blocher, ou dans l'opposition. Ce qui compte, c'est que notre parti reste crédible. Si nous acceptons des compromis à ce niveau, notre parti perdra rapidement sa réputation et ses électeurs. Et les problèmes de notre pays ne seront pas résolus. Si nous voulons assumer la responsabilité de la prospérité de notre pays, nous devons travailler de notre mieux au Conseil fédéral ou nous battre de toutes nos forces pour notre politique en dehors du Conseil fédéral. C'est ce que nous faisons avec succès dans beaucoup de cantons. Mais gare à nous si on peut nous reprocher d'avoir trahi nos électrices et nos électeurs juste pour accaparer des postes. Durant les quatre années à venir, notre première tâche sera de rester crédibles. Nous verrons si notre parti a la maturité et la force de caractère pour surmonter cette épreuve. Notre pays - et notre parti - en ont en tout cas grand besoin.

29.11.2003 - Ueli Maurer

Le mandat de nos électeurs nous engage!

Les élections du 19 octobre dernier marqueront les discussions politiques et - nous l'espérons - aussi la direction politique en Suisse. Une fois de plus, l'UDC a été la grande gagnante d'une élection. Nous avons obtenu près de 27% des suffrages et nous occupons 55 des 200 sièges du Conseil national. Vous, Chers Délégués, vous avez atteint les objectifs maximaux possibles actuellement dans vos cantons, des objectifs que ni les médias, ni les autres partis, ni les grands savants politologues avaient jugés accessibles pour nous. Nous y avons cru, nous y avons travaillé et nous nous sommes battus. Le succès de notre parti revêt une signification historique. Cela fait plusieurs décennies qu'un parti n'avait plus été aussi fort que l'UDC aujourd'hui. Pour la Suisse, le changement du paysage politique est énorme. Et, jamais depuis leur fondation, les deux partis du centre, le PRD et le PDC, n'ont été aussi faibles. Le recul constant de ces deux formations politiques s'est brutalement accéléré et il constitue un événement aussi historique que la montée de l'UDC.

Il y a quatre ans, on reprochait à notre parti de n'avoir qu'un ancrage régional. L'auteur de ce reproche fut précisément le PDC qui, dans les cantons les plus populeux de Suisse, Zurich, Berne et Vaud, dépasse a peine les 5% de suffrages aujourd'hui. Plus que jamais, l'UDC est un authentique parti populaire. Elle est désormais aussi le premier parti bourgeois de Suisse romande. Et elle est - qui aurait osé le penser il y a quelques années? - le parti des jeunes. Elle est le parti d'une Suisse ouverte au monde, libérale et dynamique. Elle est le parti d'un petit Etat pacifique, neutre, indépendant, démocratique et fédéraliste au cœur de l'Europe. Elle est le parti qui prend au sérieux les citoyennes et les citoyens et qui se bat pour la sécurité et la prospérité.


Les raisons du succès

On a beaucoup de peine autour de nous à reconnaître notre victoire. Les politologues, commentateurs et journalistes qui avaient annoncé plusieurs fois déjà notre disparition tentent d'expliquer leur incompétence à un public étonné. Par contre, je n'ai guère lu d'analyses jusqu'ici qui vont réellement au fond des choses. Il existe, de mon point de vue, trois raisons essentielles qui expliquent le succès de l'UDC.

1. Nous faisons depuis de nombreuses années un travail programmatique et politique sérieux et profond. Affirmer que nous produisons simplement des slogans et que nous pratiquons une communication efficace, c'est ignorer les sensibilités politiques de ce pays. Personne ne peut se maintenir à la longue à coup de slogans uniquement. En réalité, la politique de l'UDC est toujours axée sur des solutions. Preuve en est notamment que bon nombre de nos propositions sont reprises des années après par le Conseil fédéral et les autres partis. Je pense par exemple à la politique financière et fiscale, à la politique européenne et à la politique d'asile. Les électrices et les électeurs ont compris depuis longtemps que notre parti réfléchit plus loin que les autres, qu'il défend avec détermination ses opinions et se bat de toutes ses forces pour les concrétiser, qu'il n'hésite pas à parler haut et fort de tabous politiques. Nous sommes sur la bonne voie, mais nous sommes encore loin de l'objectif. Pour reprendre le jargon des coureurs cyclistes, nous avons terminé les étapes de mise en train au plat et nous approchons lentement des montagnes.

2. Nous sommes mieux structurés et organisés que les autres partis. Durant les douze dernières années, nous avons fondé environ 500 nouvelles sections. Nous conduisons notre parti de manière plus performante et nous offrons notre soutien à tous les niveaux. Mais ne vous réjouissez pas trop: nous ne sommes pas particulièrement bons, mais simplement un peu moins mauvais que les autres.

3. Nous avons profité ces dernières années d'un véritable esprit de pionnier. Celui qui s'engageait dans l'UDC ne cherchait pas la renommée, des postes juteux et des honneurs - en réalité, il se faisait plutôt agresser et moquer - mais voulait se battre pour une Suisse meilleure. Cette volonté commune de corriger des dysfonctionnements nous a soudés, nous a rendus crédibles. C'est une force, mais c'est aussi un grand danger. Il faut que nous continuions de mener une politique qui ignore les honneurs et les prébendes et qui vise uniquement le bien-être des citoyennes et des citoyens et à régler les problèmes de notre pays.


Le mandat de nos électeurs

Nous devons remplir le mandat que nous ont donné nos électeurs. Prenons l'exemple de Neuchâtel. Nous avons fondé cette section il y a moins de trois ans. Les journaux pronostiquaient une vie très courte à notre parti sur la terre neuchâteloise. Le PDC n'a jamais réussi à s'y installer durablement, les conditions y sont stables, les Neuchâtelois sont contents de leurs partis, nous disait-on. Et on en voulait pour preuve la participation traditionnellement faible aux élections. Que s'est-il passé? Pour la première fois, les Neuchâtelois et les Neuchâteloises avaient une authentique alternative avec l'UDC. La participation a passé de 35 à 52% et l'UDC est devenue d'emblée le premier parti bourgeois avec 22,4% des suffrages. La frustration face à la politique menée jusqu'ici devait être énorme - et grande la confiance dans les capacités de l'UDC. Les électeurs neuchâtelois nous ont donné un mandat important et une chance de réaliser avec encore plus de force nos promesses électorales à Berne.


- Moins d'impôts, de redevances et de taxes

Nous devons nous battre de toutes nos forces pour faire baisser la charge fiscale et la quote-part de l'Etat afin que l'économie puisse reprendre le chemin de la croissance - tout simplement parce qu'il restera à chacun d'entre nous davantage au fond du porte-monnaie. Nous avons promis de réduire les dépenses de l'Etat. La notion d'"économiser" peut déclencher un effet à très court terme, donc une modification de la situation financière. Mais économiser, c'est aussi prévoir. Economiser signifie donc gagner quelque chose et non pas perdre quelque chose. Si nous économisons, nous regagnons à moyen et à long terme de la marge de manœuvre, l'Etat a les coudées plus franches et les générations à venir n'auront pas à supporter ad aeternam les excès du passé. Ceux qui se bouchent les yeux et se contentent de critiquer les économies mènent une politique à courte vue. Ils sont d'ores et déjà dépassés par les événements.


- Pour une Suisse indépendante et neutre

Nous avons promis de nous battre pour une Suisse indépendante et neutre. Et nous serons bientôt mis à l'épreuve. Les négociations bilatérales, qui comprennent notamment l'accord de Schengen, sont proches de leur conclusion. D'autres traités internationaux doivent être approuvés et le Conseil fédéral n'a manifestement aucune intention de retirer la demande d'adhésion à l'UE. En outre, il s'agit de défendre les droits démocratiques du peuple concernant les naturalisations. L'UDC prépare une initiative populaire à cet effet. Dans ce domaine également, nous nous battons contre le diktat des juges et des bureaucrates, nous nous opposons à la mise sous tutelle du peuple.


- Halte aux abus dans le droit d'asile!

L'UDC a promis de lutter contre les abus dans le droit d'asile. La politique du laisser-faire menée par le Conseil fédéral et les vaines promesses des autres partis ont mis en colère de larges couches de la population. Une nouvelle initiative est prête à être lancée. Nous voulons que la sécurité publique soit garantie dans notre pays. Malheureusement, cela n'est pas le cas aujourd'hui.


La crédibilité est la référence de toute action politique

La politique peu fiable menée par les autres partis ces dernières années leur a fait perdre beaucoup de crédit. Ils n'ont réussi à convaincre les électeurs ni par leur programme ni par leurs personnalités. Les électeurs en ont assez des partis qui actionnent leur clignotant de droite avant les élections et bifurquent à gauche le lendemain du scrutin juste pour sauver quelques postes. Le respect d'une ligne et la rigueur sont des qualités essentielles. Celles et ceux qui font des promesses le dimanche et tournent leur veste le lundi finissent par perdre tout crédit. Celles et ceux qui considèrent les citoyennes et les citoyens comme un mal nécessaire dans leur quête d'honneurs et de prébendes doivent un jour passer à la caisse. Il y a de moins en moins de place en politique pour ceux qui confondent servir et se servir. C'est à ce niveau, justement, qu'une rude épreuve attend l'UDC durant les jours, semaines, mois et années à venir. On nous surveillera de très près pour vérifier si nous tenons nos promesses électorales ou si nous prenons le même cap que les autres partis en faisant de la politique des petits copains la maxime de notre parti.

Il est plus crédible de renoncer à être présent au Conseil fédéral que de faire des compromis au détriment des promesses électorales. On ne nous le pardonnerait pas. On nous a donné la chance d'améliorer quelque chose dans ce pays. Ce sera possible avec deux représentants au Conseil fédéral, c'est-à-dire Samuel Schmid et Christoph Blocher, ou dans l'opposition. Ce qui compte, c'est que notre parti reste crédible. Si nous acceptons des compromis à ce niveau, notre parti perdra rapidement sa réputation et ses électeurs. Et les problèmes de notre pays ne seront pas résolus. Si nous voulons assumer la responsabilité de la prospérité de notre pays, nous devons travailler de notre mieux au Conseil fédéral ou nous battre de toutes nos forces pour notre politique en dehors du Conseil fédéral. C'est ce que nous faisons avec succès dans beaucoup de cantons. Mais gare à nous si on peut nous reprocher d'avoir trahi nos électrices et nos électeurs juste pour accaparer des postes. Durant les quatre années à venir, notre première tâche sera de rester crédibles. Nous verrons si notre parti a la maturité et la force de caractère pour surmonter cette épreuve. Notre pays - et notre parti - en ont en tout cas grand besoin.