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Nous sommes sous tension!
25.03.2017 - Albert Rösti

Nous sommes sous tension!

Aujourd'hui nous sommes sous tension – dans le plus vrai sens du terme. Profitons-en, car s'il en va selon la volonté de Doris Leuthard, présidente de la Confédération, le courant électrique sera bientôt une denrée rare. Mais il ne s'agit pas seulement de l’électricité: l'huile de chauffage, l'essence et le gaz seront également bientôt hors de prix pour une famille ou une PME.

L'Etat veut nous contraindre de consommer moins. De bien mauvaises perspectives! Notre parti entend stopper ces agissements néfastes. Nous en avons les moyens. Le 21 mai nous votons sur la ruineuse loi sur l'énergie. En y opposant un non sec et sonnant, nous sauvegardons notre approvisionnement énergétique fiable et efficace. Mais nous avons encore un grand travail de persuasion à faire pour atteindre cet objectif. Aussi avons-nous décidé de consacrer entièrement notre assemblée des délégués d'aujourd'hui à la Stratégie énergétique 2050 en vous proposant des interventions intéressantes et une table ronde de haut niveau. Nous allons démontrer que ce projet tient plus de la religion, donc de la foi et de l'espoir, que d'une réelle stratégie répondant aux principes élémentaires de la physique. Jusqu'ici, en tout cas, les partisans de l'énergie solaire et éolienne n'ont pas su donner de réponse convaincante à la question de savoir comment garantir notre approvisionnement énergétique lorsque le soleil se cache et que le vent ne souffle pas.

Mais commençons par l'actualité récente:

Je félicite au nom de tous les délégués nos collègues de l'UDC du canton de Zurich pour le 100e anniversaire de leur parti. Ils ont organisé à cette occasion une fête belle et digne. Nous nous rappelons avec gratitude que vous avez jeté il y a plus de 25 ans sous la conduite de Christoph Blocher et avec programme conservateur et libéral les bases d'un développement qui a fait de l'UDC le plus grand parti de Suisse et qui a préservé notre pays d'un rattachement fatal à l'UE. Notons que l'année prochaine l'UDC bernoise fêtera elle aussi ses 100 ans d'existence. Je vous souhaite d'ores et déjà une chaleureuse bienvenue à notre fête!

Je saisis aussi cette occasion pour remercier la police zurichoise dont l'intervention a permis un déroulement sans heurt de la fête. Le fait qu'un parti politique âgé de cent ans et aujourd'hui profondément ancré dans toutes les couches de la population, fortement représenté à l'exécutif et au législatif du canton de Zurich avec deux conseillers aux Etats et 55 députés au Grand Conseil ne puisse fêter tranquillement son anniversaire sans barrages policiers illustre bien la mentalité répugnante d'une extrême gauche qui se prétend ouverte au monde.

C'est à cause de voyous du même acabit que la manifestation du comité de droite pour la démocratie directe a dû être annulée. Un authentique scandale! Nous remercions Nils Fiechter, Markus Holzer und Roland Staub d'avoir sagement décidé de renoncer à leur manifestation qui, compte tenu des appels à la violence de l'extrême gauche, se serait certainement terminée en affrontements avec la police.

Malheureusement les gouvernements municipaux en majorité de gauche restent les bras croisés devant ces agissements au lieu d'agir sévèrement contre les meneurs et de les placer devant leurs responsabilités. Je m'en suis personnellement rendu compte lors de la fête du 100e anniversaire organisée par les Jeunes UDC. Sur le chemin du parking vers le local de fête, nous avons été insultés et bombardés avec des bouteilles de bière. La police n'est intervenue que plus tard, si bien que la rue était calme quand nous avons quitté la fête. Lorsqu'à minuit je voulais remercier les deux personnes en uniforme qui se tenaient près de ma voiture, j'ai vite compris mon erreur. Il ne s'agissait pas d'agents de police chargés de la sécurité publique, mais de gardiens du parking qui, d'un ton rogue, m'ont fait comprendre que j'étais mal parqué et que je recevrai une amende. Voilà comment on fixe les priorités dans notre pays: on entretient des gardiens de parkings qui distribuent des amendes à minuit, mais on se moque de la sécurité de citoyens honnêtes.

Le constat est une fois de plus évident: la Suisse a besoin de plus d'UDC et cela me ramène au début de mon intervention: le combat pour la liberté, l'indépendance et la sécurité de notre pays. Chacun d'entre nous doit participer à ce combat. Je ne suis guère satisfait des résultats des dernières élections cantonales où, malgré de faibles parts électorales, nous avons stagné ou même perdu des suffrages. Le succès nous a rendus paresseux. Comme le dit toujours fort justement notre chef stratégique: "Aucune période n'est plus difficile à supporter que celle qui suit des jours de succès." Je sais très bien que nous pouvons mieux faire. Nous avons une belle occasion d'en donner la preuve avec notre campagne contre la loi sur l'énergie dont nous devons obtenir le rejet le 21 mai prochain.

Le Parlement fédéral a pris la mauvaise habitude de laisser une majorité de centre-gauche commander des prestations énormes sans s'inquiéter de savoir qui va payer la facture. Tous les importants objets de la dernière session parlementaire confirment ce constat:

  • la révision irréfléchie de l'AVS;
  • la ratification du nuisible accord de Paris sur le climat;
  • la stratégie énergétique qui coûte beaucoup trop cher.

L'UDC veut simplement sauver l'AVS et en garantir durablement le financement au niveau actuel. Mais que fait le Parlement? Il augmente les prestations de l'AVS pour un petit nombre et menace ainsi les rentes de tous. La majorité du Parlement a tout simplement oublié les plus de deux millions de seniors qui ne toucheront pas les 70 francs supplémentaires par mois et les jeunes qui devront un jour financer cette prestation superflue par une hausse massive de la TVA.

L'UDC était le seul parti à refuser la ratification de l'accord de Paris qui impose des mesures et restrictions drastiques comme un triplement de la taxe CO2 et une interdiction des chauffages au mazout. La majorité du Parlement a approuvé la ratification. On parlera plus tard des mesures à prendre et de leur coût.

Le refus unanime du système incitatif en matière climatique et énergétique comme deuxième étape de la stratégie énergétique illustre parfaitement l'hypocrisie des partisans dudit "tournant énergétique". Plus personne ne veut parler des mesures nécessaires à la réalisation de la stratégie énergétique, mesures qui coûteront des milliards, mais on maintient tout de même les objectifs.

La présidente de la Confédération, qui, dans son message, avait elle-même prévu il y a quatre ans des coûts de 200 milliards de francs pour la transformation du système de production électrique, ose annoncer des coûts annuels de 40 francs par ménage. C'est tout simplement malhonnête à l'égard des citoyennes et des citoyens.

Prenons donc cette loi et voyons tout ce que la conseillère fédérale veut financer avec 40 francs par mois et par ménage:

  • une réduction de la consommation d'énergie de 43% par habitant jusqu'en 2035. Cela signifie: nouvelle isolation de tous les bâtiments, remplacement des chauffages à huile dans la moitié des bâtiments qui ont encore ce système de chauffage; renouvellement du parc automobile avec des véhicules plus économiques, remplacement des locomotives par des modèles plus économiques (ou suppression d'un train sur deux…); mesures d'économie dans l'industrie, etc., etc.;
  • extension des énergies renouvelables comme l'éolien et le solaire pour atteindre 20% de la production globale (aujourd'hui: 2%);
  • construction de par. ex., 1000 éoliennes, ce qui ferait une turbine tous les 300 m le long de l'autoroute A1 entre Genève et le lac de Constance.

Combien cela me coûte-t-il si je veux atteindre tous ces objectifs:

  • rénovation des façades de ma maison familiale de 5,5 pièces:
    Fr. 50 000.-
  • installation d'un nouveau chauffage avec une sonde thermique:
    Fr. 40 000.-
  • CECB
    Fr. 2000.-
  • Smartmeter
    Fr. 1000.-
  • remplacement du chauffe-eau électrique

Fr. 3000.-

Total: Fr. 96‘ 000.- ou plus de 5000 francs par an pendant 18 ans; et c'est sans compter avec la rénovation du toit et le remplacement de tous les autres appareils électriques par des modèles consommant moins d'électricité.

Voilà la réalité. Il est incompréhensible et irresponsable de la part d'une conseillère fédérale de manipuler les faits au point d'en arriver au chiffre totalement irréaliste de 40 francs par ménage. C'est sciemment tromper la population. Notre parti a le devoir de faire toute la vérité sur cette arnaque de plusieurs milliards de francs et d'obtenir un non dans l'urne le 21 mai prochain. Mettons-nous au travail. Nous savons ce que nous avons à faire.

25.03.2017 - Albert Rösti

Nous sommes sous tension!

Aujourd'hui nous sommes sous tension – dans le plus vrai sens du terme. Profitons-en, car s'il en va selon la volonté de Doris Leuthard, présidente de la Confédération, le courant électrique sera bientôt une denrée rare. Mais il ne s'agit pas seulement de l’électricité: l'huile de chauffage, l'essence et le gaz seront également bientôt hors de prix pour une famille ou une PME.

L'Etat veut nous contraindre de consommer moins. De bien mauvaises perspectives! Notre parti entend stopper ces agissements néfastes. Nous en avons les moyens. Le 21 mai nous votons sur la ruineuse loi sur l'énergie. En y opposant un non sec et sonnant, nous sauvegardons notre approvisionnement énergétique fiable et efficace. Mais nous avons encore un grand travail de persuasion à faire pour atteindre cet objectif. Aussi avons-nous décidé de consacrer entièrement notre assemblée des délégués d'aujourd'hui à la Stratégie énergétique 2050 en vous proposant des interventions intéressantes et une table ronde de haut niveau. Nous allons démontrer que ce projet tient plus de la religion, donc de la foi et de l'espoir, que d'une réelle stratégie répondant aux principes élémentaires de la physique. Jusqu'ici, en tout cas, les partisans de l'énergie solaire et éolienne n'ont pas su donner de réponse convaincante à la question de savoir comment garantir notre approvisionnement énergétique lorsque le soleil se cache et que le vent ne souffle pas.

Mais commençons par l'actualité récente:

Je félicite au nom de tous les délégués nos collègues de l'UDC du canton de Zurich pour le 100e anniversaire de leur parti. Ils ont organisé à cette occasion une fête belle et digne. Nous nous rappelons avec gratitude que vous avez jeté il y a plus de 25 ans sous la conduite de Christoph Blocher et avec programme conservateur et libéral les bases d'un développement qui a fait de l'UDC le plus grand parti de Suisse et qui a préservé notre pays d'un rattachement fatal à l'UE. Notons que l'année prochaine l'UDC bernoise fêtera elle aussi ses 100 ans d'existence. Je vous souhaite d'ores et déjà une chaleureuse bienvenue à notre fête!

Je saisis aussi cette occasion pour remercier la police zurichoise dont l'intervention a permis un déroulement sans heurt de la fête. Le fait qu'un parti politique âgé de cent ans et aujourd'hui profondément ancré dans toutes les couches de la population, fortement représenté à l'exécutif et au législatif du canton de Zurich avec deux conseillers aux Etats et 55 députés au Grand Conseil ne puisse fêter tranquillement son anniversaire sans barrages policiers illustre bien la mentalité répugnante d'une extrême gauche qui se prétend ouverte au monde.

C'est à cause de voyous du même acabit que la manifestation du comité de droite pour la démocratie directe a dû être annulée. Un authentique scandale! Nous remercions Nils Fiechter, Markus Holzer und Roland Staub d'avoir sagement décidé de renoncer à leur manifestation qui, compte tenu des appels à la violence de l'extrême gauche, se serait certainement terminée en affrontements avec la police.

Malheureusement les gouvernements municipaux en majorité de gauche restent les bras croisés devant ces agissements au lieu d'agir sévèrement contre les meneurs et de les placer devant leurs responsabilités. Je m'en suis personnellement rendu compte lors de la fête du 100e anniversaire organisée par les Jeunes UDC. Sur le chemin du parking vers le local de fête, nous avons été insultés et bombardés avec des bouteilles de bière. La police n'est intervenue que plus tard, si bien que la rue était calme quand nous avons quitté la fête. Lorsqu'à minuit je voulais remercier les deux personnes en uniforme qui se tenaient près de ma voiture, j'ai vite compris mon erreur. Il ne s'agissait pas d'agents de police chargés de la sécurité publique, mais de gardiens du parking qui, d'un ton rogue, m'ont fait comprendre que j'étais mal parqué et que je recevrai une amende. Voilà comment on fixe les priorités dans notre pays: on entretient des gardiens de parkings qui distribuent des amendes à minuit, mais on se moque de la sécurité de citoyens honnêtes.

Le constat est une fois de plus évident: la Suisse a besoin de plus d'UDC et cela me ramène au début de mon intervention: le combat pour la liberté, l'indépendance et la sécurité de notre pays. Chacun d'entre nous doit participer à ce combat. Je ne suis guère satisfait des résultats des dernières élections cantonales où, malgré de faibles parts électorales, nous avons stagné ou même perdu des suffrages. Le succès nous a rendus paresseux. Comme le dit toujours fort justement notre chef stratégique: "Aucune période n'est plus difficile à supporter que celle qui suit des jours de succès." Je sais très bien que nous pouvons mieux faire. Nous avons une belle occasion d'en donner la preuve avec notre campagne contre la loi sur l'énergie dont nous devons obtenir le rejet le 21 mai prochain.

Le Parlement fédéral a pris la mauvaise habitude de laisser une majorité de centre-gauche commander des prestations énormes sans s'inquiéter de savoir qui va payer la facture. Tous les importants objets de la dernière session parlementaire confirment ce constat:

L'UDC veut simplement sauver l'AVS et en garantir durablement le financement au niveau actuel. Mais que fait le Parlement? Il augmente les prestations de l'AVS pour un petit nombre et menace ainsi les rentes de tous. La majorité du Parlement a tout simplement oublié les plus de deux millions de seniors qui ne toucheront pas les 70 francs supplémentaires par mois et les jeunes qui devront un jour financer cette prestation superflue par une hausse massive de la TVA.

L'UDC était le seul parti à refuser la ratification de l'accord de Paris qui impose des mesures et restrictions drastiques comme un triplement de la taxe CO2 et une interdiction des chauffages au mazout. La majorité du Parlement a approuvé la ratification. On parlera plus tard des mesures à prendre et de leur coût.

Le refus unanime du système incitatif en matière climatique et énergétique comme deuxième étape de la stratégie énergétique illustre parfaitement l'hypocrisie des partisans dudit "tournant énergétique". Plus personne ne veut parler des mesures nécessaires à la réalisation de la stratégie énergétique, mesures qui coûteront des milliards, mais on maintient tout de même les objectifs.

La présidente de la Confédération, qui, dans son message, avait elle-même prévu il y a quatre ans des coûts de 200 milliards de francs pour la transformation du système de production électrique, ose annoncer des coûts annuels de 40 francs par ménage. C'est tout simplement malhonnête à l'égard des citoyennes et des citoyens.

Prenons donc cette loi et voyons tout ce que la conseillère fédérale veut financer avec 40 francs par mois et par ménage:

Combien cela me coûte-t-il si je veux atteindre tous ces objectifs:

Fr. 3000.-

Total: Fr. 96‘ 000.- ou plus de 5000 francs par an pendant 18 ans; et c'est sans compter avec la rénovation du toit et le remplacement de tous les autres appareils électriques par des modèles consommant moins d'électricité.

Voilà la réalité. Il est incompréhensible et irresponsable de la part d'une conseillère fédérale de manipuler les faits au point d'en arriver au chiffre totalement irréaliste de 40 francs par ménage. C'est sciemment tromper la population. Notre parti a le devoir de faire toute la vérité sur cette arnaque de plusieurs milliards de francs et d'obtenir un non dans l'urne le 21 mai prochain. Mettons-nous au travail. Nous savons ce que nous avons à faire.