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Pour une nouvelle œuvre de santé publique financiÈrement supportable
16.01.2003 - Ueli Maurer

Pour une nouvelle œuvre de santé publique financiÈrement supportable

Dans sa plate-forme électorale adoptée samedi dernier à Hochdorf, l'UDC a une fois de plus confirmé son objectif de baisser les impôts, prélèvements et redevances. Nous avons la ferme intention de...

Dans sa plate-forme électorale adoptée samedi dernier à Hochdorf, l'UDC a une fois de plus confirmé son objectif de baisser les impôts, prélèvements et redevances. Nous avons la ferme intention de veiller à ce que la charge financière qui pèse sur les habitants de ce pays cesse d'augmenter. Affichant chaque année une croissance largement supérieure à celle de l'indice des prix, les primes d'assurance-maladie grèvent aussi lourdement les ménages privés. Au total, la hausse de 60% qu'ont connue les primes durant les six ans écoulés représente l'augmentation d'impôt la plus lourde. Or, on ne voit guère de contrepartie à cette dépense. Bien au contraire, les populations rurales, notamment, constatent même une baisse de la qualité puisque de plus en plus d'hôpitaux régionaux sont fermés. Pour de nombreuses familles, les primes d'assurance-maladie ne sont tout simplement plus supportables. Ce mal doit être traité à la racine; la hausse des primes doit être stoppée et il faut prendre des mesures pour baisser le niveau actuel des primes. Les mesures de réduction des primes en faveur des petits revenus restent certes utiles, mais elles ne résolvent pas le problème de fond.

L'UDC entend tenir également dans le domaine de la santé publique sa promesse électorale d'œuvrer en faveur d'une baisse des impôts, redevances et prélèvements. Le Parlement ayant multiplié les tentatives infructueuses, nous lançons aujourd'hui notre initiative pour la réduction des primes. Accessoirement, je relève que ce moyen d'action est parfaitement légitime pour un parti gouvernemental dans un système de concordance. Si nous n'atteignons pas notre objectif au sein du parlement, nous devons tenter d'imposer des solutions plus efficaces avec l'aide du peuple.

Agir avant qu'il ne soit trop tard

Notre initiative populaire propose une conception authentiquement bourgeoise, à l'opposé de l'initiative socialiste qui sera probablement soumise au peuple en mai 2003. Elle encourage une concurrence utile, veille à la qualité des prestations offertes, élimine les prestations luxueuses qui doivent être payées par tous et impose un mode de financement transparent. Après le rejet de la révision de la LAMAL au Conseil national, les autres partis et le Conseil fédéral se retrouvent une fois de plus les mains vides. Et se voient contraints de répéter la sotte rengaine selon laquelle la LAMAL est une excellente loi, mais qu'elle n'a pas encore pu déployer tous ses effets.

Il est donc grand temps d'agir avant qu'il ne soit trop tard. Avec notre initiative, qui propose une conception globale à l'image d'un puzzle composé d'éléments se complétant mutuellement, comme cela vient d'être expliqué, nous allons baisser les primes de tous les assurés. Nous n'acceptons plus de payer des primes toujours plus élevées pour une qualité en baisse. Les primes et la qualité de la desserte médicale doivent être placées dans un rapport raisonnable. Pour atteindre cet objectif, il n'est pas nécessaire d'augmenter les ressources financières et de multiplier les profiteurs du système actuel, bien au contraire.

Une assurance-maladie pour les citoyens et non seulement pour les fournisseurs de prestations médicales

La loi et le système d'assurance actuels sont trop compliqués et trop chers. Les voies mystérieuses du financement de la santé publique ne sont connues que de quelques rares experts. Bien que le prix de la santé ne cesse de croître, la qualité, elle, aurait plutôt tendance à stagner, voire à baisser. C'est précisément à ce niveau qu'intervient notre initiative en rendant transparent l'ensemble du système d'assurance. Nous voulons une desserte médicale de qualité. Nous voulons des primes d'assurance-maladie équilibrées par rapport aux prestations. Pour cela, il faut rompre l'enchevêtrement des intérêts particuliers qui dominent la santé publique. Dans la santé publique pas plus qu'ailleurs, nous ne tolérons les rentes de situation. L'assurance-maladie et la santé publique ressemblent à un atelier protégé que l'Etat défend contre toute atteinte. L'assurance-maladie ne doit pas devenir une assurance de revenu pour les fournisseurs de prestations, mais au contraire améliorer son rendement en sensibilisant tous les acteurs aux coûts et en encourageant la responsabilité individuelle. La qualité d'un système de santé publique ne se mesure pas aux prestations de luxe qu'il offre. Notre initiative ne veut pas plus de luxe, mais elle exige des prestations de meilleure qualité pour tous.

Nous avons besoin d'une assurance-maladie aux structures simples et transparentes, financièrement supportable et générant un système de santé publique performant. Pour cela, il faut avoir le courage de réformer en profondeur afin de créer une institution d'assurance utile à tous. Cette assurance doit être transparente et d'un coût supportable; elle doit offrir davantage de marge de manœuvre à tous les acteurs. Cela dit, il faudra à l'avenir également recourir aux divers instruments de solidarité entre les jeunes et les aînés, entre les malades et les bien-portants.

Récolte des signatures à partir du 1er février 2003

Après une préparation longue, intense et minutieuse, nous lancerons la récolte des signatures lors de notre assemblée des délégués de début février. Nous avons discuté avec presque tous les acteurs de la santé publique et nous avons recueilli beaucoup de sympathie pour notre projet. On nous a dit fréquemment ceci: "Votre initiative va dans la bonne direction, mais nous ne pouvons pas la soutenir parce qu'elle est lancée par l'UDC." Bien que séduits par notre projet, divers représentants des autres partis gouvernementaux n'ont pas voulu non plus apporter leur soutien public à l'initiative UDC. Nous voilà donc contraints une fois de plus de nous battre seuls pour obtenir des améliorations dans l'intérêt de toute la population. Nous voulons, avec les citoyennes et les citoyens, jeter les bases d'une nouvelle œuvre de santé publique avec laquelle chacune et chacun peut s'identifier.

16.01.2003 - Ueli Maurer

Pour une nouvelle œuvre de santé publique financiÈrement supportable

Dans sa plate-forme électorale adoptée samedi dernier à Hochdorf, l'UDC a une fois de plus confirmé son objectif de baisser les impôts, prélèvements et redevances. Nous avons la ferme intention de...

Dans sa plate-forme électorale adoptée samedi dernier à Hochdorf, l'UDC a une fois de plus confirmé son objectif de baisser les impôts, prélèvements et redevances. Nous avons la ferme intention de veiller à ce que la charge financière qui pèse sur les habitants de ce pays cesse d'augmenter. Affichant chaque année une croissance largement supérieure à celle de l'indice des prix, les primes d'assurance-maladie grèvent aussi lourdement les ménages privés. Au total, la hausse de 60% qu'ont connue les primes durant les six ans écoulés représente l'augmentation d'impôt la plus lourde. Or, on ne voit guère de contrepartie à cette dépense. Bien au contraire, les populations rurales, notamment, constatent même une baisse de la qualité puisque de plus en plus d'hôpitaux régionaux sont fermés. Pour de nombreuses familles, les primes d'assurance-maladie ne sont tout simplement plus supportables. Ce mal doit être traité à la racine; la hausse des primes doit être stoppée et il faut prendre des mesures pour baisser le niveau actuel des primes. Les mesures de réduction des primes en faveur des petits revenus restent certes utiles, mais elles ne résolvent pas le problème de fond.

L'UDC entend tenir également dans le domaine de la santé publique sa promesse électorale d'œuvrer en faveur d'une baisse des impôts, redevances et prélèvements. Le Parlement ayant multiplié les tentatives infructueuses, nous lançons aujourd'hui notre initiative pour la réduction des primes. Accessoirement, je relève que ce moyen d'action est parfaitement légitime pour un parti gouvernemental dans un système de concordance. Si nous n'atteignons pas notre objectif au sein du parlement, nous devons tenter d'imposer des solutions plus efficaces avec l'aide du peuple.

Agir avant qu'il ne soit trop tard

Notre initiative populaire propose une conception authentiquement bourgeoise, à l'opposé de l'initiative socialiste qui sera probablement soumise au peuple en mai 2003. Elle encourage une concurrence utile, veille à la qualité des prestations offertes, élimine les prestations luxueuses qui doivent être payées par tous et impose un mode de financement transparent. Après le rejet de la révision de la LAMAL au Conseil national, les autres partis et le Conseil fédéral se retrouvent une fois de plus les mains vides. Et se voient contraints de répéter la sotte rengaine selon laquelle la LAMAL est une excellente loi, mais qu'elle n'a pas encore pu déployer tous ses effets.

Il est donc grand temps d'agir avant qu'il ne soit trop tard. Avec notre initiative, qui propose une conception globale à l'image d'un puzzle composé d'éléments se complétant mutuellement, comme cela vient d'être expliqué, nous allons baisser les primes de tous les assurés. Nous n'acceptons plus de payer des primes toujours plus élevées pour une qualité en baisse. Les primes et la qualité de la desserte médicale doivent être placées dans un rapport raisonnable. Pour atteindre cet objectif, il n'est pas nécessaire d'augmenter les ressources financières et de multiplier les profiteurs du système actuel, bien au contraire.

Une assurance-maladie pour les citoyens et non seulement pour les fournisseurs de prestations médicales

La loi et le système d'assurance actuels sont trop compliqués et trop chers. Les voies mystérieuses du financement de la santé publique ne sont connues que de quelques rares experts. Bien que le prix de la santé ne cesse de croître, la qualité, elle, aurait plutôt tendance à stagner, voire à baisser. C'est précisément à ce niveau qu'intervient notre initiative en rendant transparent l'ensemble du système d'assurance. Nous voulons une desserte médicale de qualité. Nous voulons des primes d'assurance-maladie équilibrées par rapport aux prestations. Pour cela, il faut rompre l'enchevêtrement des intérêts particuliers qui dominent la santé publique. Dans la santé publique pas plus qu'ailleurs, nous ne tolérons les rentes de situation. L'assurance-maladie et la santé publique ressemblent à un atelier protégé que l'Etat défend contre toute atteinte. L'assurance-maladie ne doit pas devenir une assurance de revenu pour les fournisseurs de prestations, mais au contraire améliorer son rendement en sensibilisant tous les acteurs aux coûts et en encourageant la responsabilité individuelle. La qualité d'un système de santé publique ne se mesure pas aux prestations de luxe qu'il offre. Notre initiative ne veut pas plus de luxe, mais elle exige des prestations de meilleure qualité pour tous.

Nous avons besoin d'une assurance-maladie aux structures simples et transparentes, financièrement supportable et générant un système de santé publique performant. Pour cela, il faut avoir le courage de réformer en profondeur afin de créer une institution d'assurance utile à tous. Cette assurance doit être transparente et d'un coût supportable; elle doit offrir davantage de marge de manœuvre à tous les acteurs. Cela dit, il faudra à l'avenir également recourir aux divers instruments de solidarité entre les jeunes et les aînés, entre les malades et les bien-portants.

Récolte des signatures à partir du 1er février 2003

Après une préparation longue, intense et minutieuse, nous lancerons la récolte des signatures lors de notre assemblée des délégués de début février. Nous avons discuté avec presque tous les acteurs de la santé publique et nous avons recueilli beaucoup de sympathie pour notre projet. On nous a dit fréquemment ceci: "Votre initiative va dans la bonne direction, mais nous ne pouvons pas la soutenir parce qu'elle est lancée par l'UDC." Bien que séduits par notre projet, divers représentants des autres partis gouvernementaux n'ont pas voulu non plus apporter leur soutien public à l'initiative UDC. Nous voilà donc contraints une fois de plus de nous battre seuls pour obtenir des améliorations dans l'intérêt de toute la population. Nous voulons, avec les citoyennes et les citoyens, jeter les bases d'une nouvelle œuvre de santé publique avec laquelle chacune et chacun peut s'identifier.