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SuccÈs oblige!
27.03.2004 - Ueli Maurer

SuccÈs oblige!

Je suis heureux de pouvoir vous saluer aujourd'hui à cette assemblée des délégués dans le canton de Schwyz. Notre parti a remporté un grand succès électoral dans ce canton: depuis les élections fédérales d'octobre 2003, l'UDC y est le premier parti par le nombre de ses électeurs avec une part électorale d'environ 44%. Elle a conquis un deuxième siège sur les quatre que compte le canton au Conseil national, Pirmin Schwander siégeant dorénavant aux côtés de Peter Föhn. Peu après, l'UDC Schwyz a obtenu pour la première fois de son histoire un siège au Conseil des Etats avec Alex Kuprecht. Et aujourd'hui, nous espérons qu'elle va faire un nouveau bond aux élections cantonales de demain et réussir à s'installer au gouvernement schwyzois.


Contexte politique fortement changé

Si le paysage politique a changé dans le canton de Schwyz depuis le mois d'octobre dernier, les transferts de voix et de mandats ont eu lieu surtout à l'intérieur du camp dit bourgeois. Le PS et les Verts, par contre, ont réussi à progresser au détriment du PRD et du PDC. Au Conseil fédéral, la double présence UDC est perceptible - par exemple, l'adhésion de la Suisse à l'UE et d'autres projets inutiles ont été rayés des objectifs législatifs 2007 - mais on ne peut malheureusement pas encore parler d'une solide majorité bourgeoise au gouvernement.

Les élections parlementaires et gouvernementales 2003 ont eu pour effet que la gauche et les Verts s'opposent désormais comme par réflexe aux propositions UDC. Quant aux deux partis du centre, ils ont perdu chef et sens de l'orientation. Il faudra sans doute encore attendre longtemps avant qu'un soutien sérieux nous arrive de ce côté-là. Voilà donc comment se présente la situation de départ de cette législature.


Qui donc, sinon l'UDC?

Il appartient donc à l'UDC de définir la politique bourgeoise dans ce pays. Qui donc, sinon l'UDC, est capable de mener en Suisse une politique clairement bourgeoise? Ce sont les électrices et les électeurs qui nous ont donné le 19 octobre le mandat de rester fidèle à notre ligne politique, de tenir nos promesses électorales et de nous battre pour atteindre nos objectifs politiques.

De grands espoirs sont fondés sur notre parti. Nous devons nous montrer à leur hauteur. Je ne suis pas certain que nous en soyons tous bien conscients. J'ai parfois l'impression que certains d'entre nous tendent à se reposer sur leurs lauriers en pensant que notre parti a atteint ses objectifs. Nous en sommes encore loin. Car il va de soi que nous n'adapterons jamais notre politique à celle des partis qui ont perdu les élections. Ce n'est pas pour cela que nous avons été élus. Les électeurs ont honoré notre politique en nous offrant un beau résultat électoral, mais ils nous ont aussi chargés de poursuivre dans la droite ligne de notre politique. Nous devons rester ce que nous sommes. Et les citoyennes et les citoyens doivent comprendre notre politique. Nous devons montrer durant cette législature que nous sommes crédibles et que nos électeurs peuvent nous faire confiance. Les électeurs doivent constater par eux-mêmes qu'ils ont eu raison de voter UDC. Faute de quoi ils ne nous soutiendront plus lors des prochaines élections. Nous sommes sous surveillance étroite. Tant nos électeurs que les médias nous suivent attentivement et de manière très critique. Nous sommes dans une maison de verre et, croyez-moi, Mesdames et Messieurs, il y a assez de pierres alentours pour casser les vitres.


Exigences accrues

Nous devons ainsi redoubler d'efforts en vue des votations du 16 mai prochain. Nous avons promis à nos électrices et électeurs non seulement de combattre tous les nouveaux impôts, redevances et taxes, mais aussi de baisser les impôts et de consolider les œuvres sociales. Nous ne pouvons pas admettre que l'Etat tire cinq milliards de francs supplémentaires des poches des contribuables. L'UDC doit absolument empêcher que la TVA passe de 7,6% aujourd'hui à 9,4% et s'approche ainsi du niveau UE. Notre parti doit veiller à ce que les familles soient déchargées et qu'il leur reste davantage d'argent pour vivre. J'attends donc de vous une campagne musclée pour la paquet fiscal, pour la 11e révision de l'AVS et, bien sûr, contre le projet de relever la TVA. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que le souverain décide le 16 mai prochain comme le souhaitent nos électeurs. Ces derniers ne nous pardonneraient pas tout autre résultat, et ils auraient raison.


Les conseillers fédéraux de gauche ont échoué

Nous devons veiller à ce que l'Etat fasse des économies et qu'il ne se contente pas de réduire la croissance des dépenses. Nous devons veiller à ce que les entreprises bénéficient d'un contexte favorable et nous devons nous battre pour une imposition modérée. Voilà pourquoi nous devons nous opposer de toutes nos forces à la gauche et à sa désastreuse politique financière.

Le Conseil d'Etat genevois a bien dû finir par constater que la politique financière de la gauche transformait en déficit massif ce qui avait été annoncé comme un bénéfice. C'est grâce à cette "politique d'assainissement" - donc sans baisser les impôts, sans réduire les prestations, comme si les choses pouvaient s'améliorer sans effort d'économie - que l'ancienne directrice genevoise des finances a réussi à se hisser au Conseil fédéral. Dans le jargon des socialistes, on appelle cela des "tricheries fiscales". Et à côté des finances cantonales, la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey a aussi "assaini" la banque cantonale genevoise en sa qualité de présidente de la commission des finances, de présidente du Grand Conseil genevois, puis de directrice des finances cantonales.

Le secret de la politique financière de la gauche consiste à considérer la Confédération comme un énorme pot rempli d'argent dans lequel il s'agit de puiser au maximum. Le fait que le contribuable paie en fin de compte l'addition de cette politique n'intéresse absolument pas les socialistes. Voilà comment fonctionne cette politique, c'est aussi simple que cela.

Mais dans le dossier des NLFA, aussi, le peuple a été manifestement trompé. Grâce aux NLFA, les Nouvelles lignes ferroviaires alpines, nous aurons droit également durant cette législature à une débâcle financière de taille. Initialement, les NLFA devaient coûter 13,6 milliards de francs. Ce montant n'a cessé d'augmenter au fil des crédits additionnels. Aujourd'hui, nous en sommes déjà à 15 milliards de francs. Ces investissements auraient dû faire l'objet de prêts remboursables - c'est du moins ce que le Conseil fédéral avait promis au peuple. Il faudra sans doute faire voter le peuple une troisième fois sur les NLFA et accepter le versement à fonds perdu de quelques milliards supplémentaires par la Confédération. Ce procédé tout comme d'autres agissements opaques au DETEC méritent largement la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire. L'UDC en a demandé une durant la session de printemps.


Schengen light ou référendum obligatoire

Ces dernières semaines et ces derniers jours, nos autorités ont une fois de plus fait acte d'allégeance à Bruxelles. Les euro-fanatiques de tout poil se sont réjouis des nouveaux droits de douane, contrôles frontaliers renforcés et d'autres grossièretés émanant de l'UE pour ressortir du tiroir le dossier poussiéreux de l'adhésion à l'UE. L'UDC invite le Conseil fédéral à adopter une position claire et à cesser ses contorsions. Toute tentative de pression de la part de l'UE et de l'Allemagne doit être catégoriquement rejetée. Petit Etat neutre et indépendant, la Suisse ne doit en aucun cas céder à ces pressions.

Nous invitons tout particulièrement le Conseil fédéral à ne pas signer tel quel l'accord de Schengen. L'échange de données et d'informations est suffisant, nous n'avons pas besoin d'autre chose. Et si, néanmoins, le Conseil fédéral devait tout de même décider de signer l'accord de Schengen globalement, nous exigeons que ce texte soit soumis au référendum obligatoire. La Suisse étant obligée de reprendre des règles du droit européen, les conditions légales d'une votation seraient remplies.


Desserrer le frein à main!

Ces exemples montrent bien que nous devons continuer de nous battre de toutes nos forces pour atteindre nos objectifs politiques: moins d'impôts, assainissement des finances fédérales, consolidation des œuvres sociales, lutte contre les abus dans le droit d'asile, sauvegarde de la neutralité, de l'indépendance et de la liberté. Avec cette ligne politique claire et nette, nous assumons aussi nos responsabilités gouvernementales - sans compromission et sans atermoiement. Nous devons prendre au sérieux les soucis de nos électrices et de nos électeurs. Pour continuer de nous imposer comme parti bourgeois de droite, nous devons poursuivre avec détermination sur notre ligne politique. Les élections des deux derniers week-ends dans les canton de St-Gall et d'Uri nous ont montré que nous pouvons tenir la progression faite ces dernières années et même la conforter. Mais cela demande un rude travail sur le terrain. Je vous le dis une fois de plus: le succès oblige. Nous ne sommes qu'au début de notre marche et encore très loin de notre objectif.

27.03.2004 - Ueli Maurer

SuccÈs oblige!

Je suis heureux de pouvoir vous saluer aujourd'hui à cette assemblée des délégués dans le canton de Schwyz. Notre parti a remporté un grand succès électoral dans ce canton: depuis les élections fédérales d'octobre 2003, l'UDC y est le premier parti par le nombre de ses électeurs avec une part électorale d'environ 44%. Elle a conquis un deuxième siège sur les quatre que compte le canton au Conseil national, Pirmin Schwander siégeant dorénavant aux côtés de Peter Föhn. Peu après, l'UDC Schwyz a obtenu pour la première fois de son histoire un siège au Conseil des Etats avec Alex Kuprecht. Et aujourd'hui, nous espérons qu'elle va faire un nouveau bond aux élections cantonales de demain et réussir à s'installer au gouvernement schwyzois.


Contexte politique fortement changé

Si le paysage politique a changé dans le canton de Schwyz depuis le mois d'octobre dernier, les transferts de voix et de mandats ont eu lieu surtout à l'intérieur du camp dit bourgeois. Le PS et les Verts, par contre, ont réussi à progresser au détriment du PRD et du PDC. Au Conseil fédéral, la double présence UDC est perceptible - par exemple, l'adhésion de la Suisse à l'UE et d'autres projets inutiles ont été rayés des objectifs législatifs 2007 - mais on ne peut malheureusement pas encore parler d'une solide majorité bourgeoise au gouvernement.

Les élections parlementaires et gouvernementales 2003 ont eu pour effet que la gauche et les Verts s'opposent désormais comme par réflexe aux propositions UDC. Quant aux deux partis du centre, ils ont perdu chef et sens de l'orientation. Il faudra sans doute encore attendre longtemps avant qu'un soutien sérieux nous arrive de ce côté-là. Voilà donc comment se présente la situation de départ de cette législature.


Qui donc, sinon l'UDC?

Il appartient donc à l'UDC de définir la politique bourgeoise dans ce pays. Qui donc, sinon l'UDC, est capable de mener en Suisse une politique clairement bourgeoise? Ce sont les électrices et les électeurs qui nous ont donné le 19 octobre le mandat de rester fidèle à notre ligne politique, de tenir nos promesses électorales et de nous battre pour atteindre nos objectifs politiques.

De grands espoirs sont fondés sur notre parti. Nous devons nous montrer à leur hauteur. Je ne suis pas certain que nous en soyons tous bien conscients. J'ai parfois l'impression que certains d'entre nous tendent à se reposer sur leurs lauriers en pensant que notre parti a atteint ses objectifs. Nous en sommes encore loin. Car il va de soi que nous n'adapterons jamais notre politique à celle des partis qui ont perdu les élections. Ce n'est pas pour cela que nous avons été élus. Les électeurs ont honoré notre politique en nous offrant un beau résultat électoral, mais ils nous ont aussi chargés de poursuivre dans la droite ligne de notre politique. Nous devons rester ce que nous sommes. Et les citoyennes et les citoyens doivent comprendre notre politique. Nous devons montrer durant cette législature que nous sommes crédibles et que nos électeurs peuvent nous faire confiance. Les électeurs doivent constater par eux-mêmes qu'ils ont eu raison de voter UDC. Faute de quoi ils ne nous soutiendront plus lors des prochaines élections. Nous sommes sous surveillance étroite. Tant nos électeurs que les médias nous suivent attentivement et de manière très critique. Nous sommes dans une maison de verre et, croyez-moi, Mesdames et Messieurs, il y a assez de pierres alentours pour casser les vitres.


Exigences accrues

Nous devons ainsi redoubler d'efforts en vue des votations du 16 mai prochain. Nous avons promis à nos électrices et électeurs non seulement de combattre tous les nouveaux impôts, redevances et taxes, mais aussi de baisser les impôts et de consolider les œuvres sociales. Nous ne pouvons pas admettre que l'Etat tire cinq milliards de francs supplémentaires des poches des contribuables. L'UDC doit absolument empêcher que la TVA passe de 7,6% aujourd'hui à 9,4% et s'approche ainsi du niveau UE. Notre parti doit veiller à ce que les familles soient déchargées et qu'il leur reste davantage d'argent pour vivre. J'attends donc de vous une campagne musclée pour la paquet fiscal, pour la 11e révision de l'AVS et, bien sûr, contre le projet de relever la TVA. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que le souverain décide le 16 mai prochain comme le souhaitent nos électeurs. Ces derniers ne nous pardonneraient pas tout autre résultat, et ils auraient raison.


Les conseillers fédéraux de gauche ont échoué

Nous devons veiller à ce que l'Etat fasse des économies et qu'il ne se contente pas de réduire la croissance des dépenses. Nous devons veiller à ce que les entreprises bénéficient d'un contexte favorable et nous devons nous battre pour une imposition modérée. Voilà pourquoi nous devons nous opposer de toutes nos forces à la gauche et à sa désastreuse politique financière.

Le Conseil d'Etat genevois a bien dû finir par constater que la politique financière de la gauche transformait en déficit massif ce qui avait été annoncé comme un bénéfice. C'est grâce à cette "politique d'assainissement" - donc sans baisser les impôts, sans réduire les prestations, comme si les choses pouvaient s'améliorer sans effort d'économie - que l'ancienne directrice genevoise des finances a réussi à se hisser au Conseil fédéral. Dans le jargon des socialistes, on appelle cela des "tricheries fiscales". Et à côté des finances cantonales, la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey a aussi "assaini" la banque cantonale genevoise en sa qualité de présidente de la commission des finances, de présidente du Grand Conseil genevois, puis de directrice des finances cantonales.

Le secret de la politique financière de la gauche consiste à considérer la Confédération comme un énorme pot rempli d'argent dans lequel il s'agit de puiser au maximum. Le fait que le contribuable paie en fin de compte l'addition de cette politique n'intéresse absolument pas les socialistes. Voilà comment fonctionne cette politique, c'est aussi simple que cela.

Mais dans le dossier des NLFA, aussi, le peuple a été manifestement trompé. Grâce aux NLFA, les Nouvelles lignes ferroviaires alpines, nous aurons droit également durant cette législature à une débâcle financière de taille. Initialement, les NLFA devaient coûter 13,6 milliards de francs. Ce montant n'a cessé d'augmenter au fil des crédits additionnels. Aujourd'hui, nous en sommes déjà à 15 milliards de francs. Ces investissements auraient dû faire l'objet de prêts remboursables - c'est du moins ce que le Conseil fédéral avait promis au peuple. Il faudra sans doute faire voter le peuple une troisième fois sur les NLFA et accepter le versement à fonds perdu de quelques milliards supplémentaires par la Confédération. Ce procédé tout comme d'autres agissements opaques au DETEC méritent largement la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire. L'UDC en a demandé une durant la session de printemps.


Schengen light ou référendum obligatoire

Ces dernières semaines et ces derniers jours, nos autorités ont une fois de plus fait acte d'allégeance à Bruxelles. Les euro-fanatiques de tout poil se sont réjouis des nouveaux droits de douane, contrôles frontaliers renforcés et d'autres grossièretés émanant de l'UE pour ressortir du tiroir le dossier poussiéreux de l'adhésion à l'UE. L'UDC invite le Conseil fédéral à adopter une position claire et à cesser ses contorsions. Toute tentative de pression de la part de l'UE et de l'Allemagne doit être catégoriquement rejetée. Petit Etat neutre et indépendant, la Suisse ne doit en aucun cas céder à ces pressions.

Nous invitons tout particulièrement le Conseil fédéral à ne pas signer tel quel l'accord de Schengen. L'échange de données et d'informations est suffisant, nous n'avons pas besoin d'autre chose. Et si, néanmoins, le Conseil fédéral devait tout de même décider de signer l'accord de Schengen globalement, nous exigeons que ce texte soit soumis au référendum obligatoire. La Suisse étant obligée de reprendre des règles du droit européen, les conditions légales d'une votation seraient remplies.


Desserrer le frein à main!

Ces exemples montrent bien que nous devons continuer de nous battre de toutes nos forces pour atteindre nos objectifs politiques: moins d'impôts, assainissement des finances fédérales, consolidation des œuvres sociales, lutte contre les abus dans le droit d'asile, sauvegarde de la neutralité, de l'indépendance et de la liberté. Avec cette ligne politique claire et nette, nous assumons aussi nos responsabilités gouvernementales - sans compromission et sans atermoiement. Nous devons prendre au sérieux les soucis de nos électrices et de nos électeurs. Pour continuer de nous imposer comme parti bourgeois de droite, nous devons poursuivre avec détermination sur notre ligne politique. Les élections des deux derniers week-ends dans les canton de St-Gall et d'Uri nous ont montré que nous pouvons tenir la progression faite ces dernières années et même la conforter. Mais cela demande un rude travail sur le terrain. Je vous le dis une fois de plus: le succès oblige. Nous ne sommes qu'au début de notre marche et encore très loin de notre objectif.