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Une baisse des impôts pour tous!
22.06.2007 - Jean-François Rime

Une baisse des impôts pour tous!

Gouverner c'est prévoir - ce principe élémentaire de la conduite de l'Etat s'applique aussi en politique fiscale et financière. Nous profitons actuellement d'une bonne conjoncture économique: en 2006

Gouverner c'est prévoir - ce principe élémentaire de la conduite de l'Etat s'applique aussi en politique fiscale et financière. Nous profitons actuellement d'une bonne conjoncture économique: en 2006 le compte d'Etat de la Confédération a bouclé avec un bénéfice de 2,5 milliards de francs alors que le compte des résultats s'est même soldé par un excédent positif de 6,7 milliards. Ces circonstances favorables sont certes une excellente occasion pur assainir les finances fédérales et baisser la charge fiscale pour tous, mais elles comportent aussi le risque d'une rechute dans la négligence financière de ces dernières années.

La discussion actuellement en cours indique clairement un relâchement de la discipline et l'apparition de nouvelles revendications. Bien sûr, il n'est jamais populaire d'exiger des économies. Cela demande du courage et de la force politique. Il est évidemment plus agréable de distribuer l'argent à pleines mains - surtout en une année électorale. Mais c'est précisément à ce niveau que l'homme d'Etat se distingue du politique: il voit plus loin, aussi dans des questions budgétaires. Et il reste ferme même quand il est confronté à une multitude de revendications.

Malheureusement le département fédéral des finances donne des signaux qui indiquent un manque de prévoyance et de discipline. Il semble que les économies de plusieurs centaines de millions de francs soient reportées à plus tard. Initialement, le Conseil fédéral voulait économiser 8 milliards de francs jusqu'en 2015. Ce programme aurait dû débuter en 2008, donc l'année prochaine. Premier objectif: une économie de 700 millions de francs. Or, le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz vient d'annoncer un changement de cap en affirmant que la Confédération renoncerait à des économies importantes. Interrogé par la radio alémanique DRS, Monsieur Merz a déclaré textuellement ce qui suit à propos des départements: "Ils devront désormais se contenter d'une croissance plus faible dans certains secteurs, mais il n'y aura en aucun cas des coupes dans le sens d'un programme d'allègement budgétaire."

Cette déclaration est extrêmement inquiétante, car il y aura forcément de nouveau une récession économique, donc aussi une baisse des recettes fiscales. Ce serait donc une erreur désastreuse que de retomber dans la négligence et l'insouciance financières des années nonante et de permettre une croissance continue de l'appareil étatique.

Il s'agit bien plus de saisir la chance que nous offre la situation actuelle. La bonne conjoncture économique nous permet enfin de réduire la dette fédérale. Nous devons rétablir les finances publiques aussi longtemps que nous bénéficions d'un excédent de ressources.

Et nous devons protéger l'Etat contre lui-même. Le peuple et ses représentants doivent veiller à ce que la quote-part de l'Etat ne croisse indéfiniment. L'UDC demande donc par la voie d'une motion que les dettes fédérales soient allégées de trois milliards de francs par an durant les trois années 2007, 2008 et 2009.

Il n'est pas acceptable que la bureaucratie profite seule de la réjouissante situation économique actuelle. L'UDC exige en plus de l'allègement de la dette une baisse de la charge fiscale. Il faut que les citoyennes et les citoyens bénéficient de la bonne conjoncture, eux qui sont les principaux artisans du bon résultat financier de l'Etat par leur travail quotidien dans l'économie privée. Notre motion demande donc en plus une baisse de 1% de la taxe sur la valeur ajoutée, la TVA, à partir du 1er janvier 2010. Voilà la solution la plus équitable puisque toutes les couches de la population en profitent indépendamment du revenu et de la fortune. Les familles nombreuses en seront même les principales bénéficiaires en raison de leurs fortes dépenses de consommation. Cette baisse de la TVA doit être réalisée en même temps que la révision en cours de cet impôt afin que l'administration et l'économie ne subissent qu'une fois les frais d'adaptation.

En résumé on retiendra ce qui suit: l'UDC veut des finances publiques saines, un allègement de la dette et une baisse des impôts pour tous. Afin que le peuple profite et non la bureaucratie!

22.06.2007 - Jean-François Rime

Une baisse des impôts pour tous!

Gouverner c'est prévoir - ce principe élémentaire de la conduite de l'Etat s'applique aussi en politique fiscale et financière. Nous profitons actuellement d'une bonne conjoncture économique: en 2006

Gouverner c'est prévoir - ce principe élémentaire de la conduite de l'Etat s'applique aussi en politique fiscale et financière. Nous profitons actuellement d'une bonne conjoncture économique: en 2006 le compte d'Etat de la Confédération a bouclé avec un bénéfice de 2,5 milliards de francs alors que le compte des résultats s'est même soldé par un excédent positif de 6,7 milliards. Ces circonstances favorables sont certes une excellente occasion pur assainir les finances fédérales et baisser la charge fiscale pour tous, mais elles comportent aussi le risque d'une rechute dans la négligence financière de ces dernières années.

La discussion actuellement en cours indique clairement un relâchement de la discipline et l'apparition de nouvelles revendications. Bien sûr, il n'est jamais populaire d'exiger des économies. Cela demande du courage et de la force politique. Il est évidemment plus agréable de distribuer l'argent à pleines mains - surtout en une année électorale. Mais c'est précisément à ce niveau que l'homme d'Etat se distingue du politique: il voit plus loin, aussi dans des questions budgétaires. Et il reste ferme même quand il est confronté à une multitude de revendications.

Malheureusement le département fédéral des finances donne des signaux qui indiquent un manque de prévoyance et de discipline. Il semble que les économies de plusieurs centaines de millions de francs soient reportées à plus tard. Initialement, le Conseil fédéral voulait économiser 8 milliards de francs jusqu'en 2015. Ce programme aurait dû débuter en 2008, donc l'année prochaine. Premier objectif: une économie de 700 millions de francs. Or, le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz vient d'annoncer un changement de cap en affirmant que la Confédération renoncerait à des économies importantes. Interrogé par la radio alémanique DRS, Monsieur Merz a déclaré textuellement ce qui suit à propos des départements: "Ils devront désormais se contenter d'une croissance plus faible dans certains secteurs, mais il n'y aura en aucun cas des coupes dans le sens d'un programme d'allègement budgétaire."

Cette déclaration est extrêmement inquiétante, car il y aura forcément de nouveau une récession économique, donc aussi une baisse des recettes fiscales. Ce serait donc une erreur désastreuse que de retomber dans la négligence et l'insouciance financières des années nonante et de permettre une croissance continue de l'appareil étatique.

Il s'agit bien plus de saisir la chance que nous offre la situation actuelle. La bonne conjoncture économique nous permet enfin de réduire la dette fédérale. Nous devons rétablir les finances publiques aussi longtemps que nous bénéficions d'un excédent de ressources.

Et nous devons protéger l'Etat contre lui-même. Le peuple et ses représentants doivent veiller à ce que la quote-part de l'Etat ne croisse indéfiniment. L'UDC demande donc par la voie d'une motion que les dettes fédérales soient allégées de trois milliards de francs par an durant les trois années 2007, 2008 et 2009.

Il n'est pas acceptable que la bureaucratie profite seule de la réjouissante situation économique actuelle. L'UDC exige en plus de l'allègement de la dette une baisse de la charge fiscale. Il faut que les citoyennes et les citoyens bénéficient de la bonne conjoncture, eux qui sont les principaux artisans du bon résultat financier de l'Etat par leur travail quotidien dans l'économie privée. Notre motion demande donc en plus une baisse de 1% de la taxe sur la valeur ajoutée, la TVA, à partir du 1er janvier 2010. Voilà la solution la plus équitable puisque toutes les couches de la population en profitent indépendamment du revenu et de la fortune. Les familles nombreuses en seront même les principales bénéficiaires en raison de leurs fortes dépenses de consommation. Cette baisse de la TVA doit être réalisée en même temps que la révision en cours de cet impôt afin que l'administration et l'économie ne subissent qu'une fois les frais d'adaptation.

En résumé on retiendra ce qui suit: l'UDC veut des finances publiques saines, un allègement de la dette et une baisse des impôts pour tous. Afin que le peuple profite et non la bureaucratie!