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10 ans d’adhésion à l’ONU : aucun résultat, que des frais

Mardi 11 septembre 2012, peu après 12h00. « Grande apparition » du Secrétaire général des Nations-Unies Ban Ki Moon devant l’Assemblée fédérale à Berne. Le premier fonctionnaire de l’ONU…

Mardi 11 septembre 2012, peu après 12h00. « Grande apparition » du Secrétaire général des Nations-Unies Ban Ki Moon devant l’Assemblée fédérale à Berne. Le premier fonctionnaire de l’ONU, originaire de Corée du Sud, fait l’éloge de la Suisse. C’est tout naturel, puisqu’il souhaite encore plus d’argent et plus d’activisme international de la part de la Suisse. Et il flatte nos âmes avec la plus grande distinction verbale qu’il puisse décerner : en adhérant à l’ONU, les Suisses seraient devenus de véritables « global citizens » (citoyens du monde), ce qui signifiait, comme l’a ensuite déclaré Hans Altherr, le président du Conseil des États, la fin de notre statut de « cavalier seul ».

Quel bilan peut-on dresser après 10 ans d’adhésion de la Suisse à l’ONU politique ? Mon bilan est : aucun résultat, que des frais. Autrement dit : les coûts ont considérablement augmenté – avec une contribution obligatoire de près de 130 millions de francs à plus d’un demi-milliard de francs par an au total. Dans le même temps, les forces particulières qui nous caractérisent en tant que pays crédible et neutre sur la scène internationale – à savoir les interventions humanitaires et la diplomatie de paix – n’ont pas été renforcées par l’adhésion à l’ONU mais au contraire affaiblies. Pourquoi ?

Depuis 2002, la Suisse officielle, surtout sous l’égide de l’ancienne ministre des affaires étrangères Micheline Calmy-Rey, est tombée dans un activisme politique contraire au principe de neutralité. « L’important est de participer » est définitivement devenu le principe directeur (erroné) de la politique extérieure et de sécurité de la Suisse. On s’est mêlé des affaires d’autrui, on a pris parti et fait des entorses à la neutralité, mettant ainsi en jeu notre principal atout pour les actions humanitaires et la diplomatie de la paix.

Ainsi, la reconnaissance absolument précipitée de l’indépendance du Kosovo par la Berne fédérale a suscité la désapprobation loin à la ronde. L’Initiative de Genève pour le Proche-Orient, largement soutenue par la Suisse, s’est enlisée et des drapeaux suisses ont même été brûlés en Cisjordanie. Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU imposé par la Suisse et dominé par l’« Organisation de Coopération Islamique » a jusqu’à présent surtout fait parler de lui pour ses condamnations unilatérales d’Israël. Pour couronner le tout, c’est justement l’État-membre suisse, qui a été fustigé par le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, accusé de « violations des droits de l’homme » et de « racisme », à cause du durcissement de la loi sur l’asile et des « moutons noirs » à expulser. Par ailleurs, la pression de la Suisse officielle pour l’envoi de soldats suisses dans des missions à l’étranger s’est considérablement accrue depuis l’adhésion à l’ONU. Cette liste d’exemples négatifs est loin d’être complète.

Que le Conseil fédéral souhaite maintenant à tout prix intégrer la Suisse au Conseil de sécurité et ait déposé une candidature en ce sens risque d’entraîner l’abandon définitif de notre neutralité, ce qui doit être évité par tous les moyens. C’est en effet au sein du Conseil de sécurité, dominé par les intérêts hégémoniques des membres permanents que sont la Russie, la Chine, le Royaume-Uni et la France, que sont prises les résolutions sur les sanctions et mesures économiques et militaires – sur la guerre ou la paix. Le Conseil fédéral veut en outre décider seul, après consultation des commissions de politique extérieure des deux Chambres, car il considère l’adhésion au Conseil de sécurité comme « incluse dans l’acceptation » par le peuple et les cantons de l’adhésion à l’ONU en 2002.

Le mot d’ordre, après 10 ans d’adhésion à l’ONU est, de mon point de vue, « limiter les dégâts ». Au lieu de se laisser porter par la vague avec 200 autres pays et d’abandonner notre position à part, nous devrions nous concentrer sur nos « spécialités » dans le domaine humanitaire et dans la diplomatie de paix. C’est ainsi que nous sommes le plus utiles au monde et à nous-mêmes. Car quand le petit se laisse emporter par le courant et fait tout comme les grands, il reste ni plus ni moins qu’un petit.

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par l’auteur
Hans Fehr
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