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Le temps du changement

Vous ressentez sans doute la même chose que moi: vous observez les événements politiques et vous n’êtes pas du tout d’accord avec ce qui se passe dans notre pays. Vous ne comprenez pas et vous…

Chers Délégués,

Vous ressentez sans doute la même chose que moi: vous observez les événements politiques et vous n’êtes pas du tout d’accord avec ce qui se passe dans notre pays. Vous ne comprenez pas et vous secouez la tête.

On nous répondra que nous sommes le plus grand parti politique de Suisse, si bien que nous devrions empêcher ce développement fatal.

Le fait est que nous sommes minorisés dans de nombreuses questions politiques et que, tout en étant la premier parti de Suisse par le nombre des suffrages, nous ne sommes quand même pas assez forts pour imposer notre politique. Surtout si nous sommes seuls et il faut bien constater que nos alliés naturels disparaissent les uns après les autres. Tous les autres partis glissent à gauche et exigent sans cesse de nouveaux impôts et redevances. Depuis quelque temps même les grandes organisations économiques comme economiesuisse, l’Union suisse des arts et métiers et l’Union patronale s’engagent pour une augmentation de la charge fiscale. Une situation absurde!

Du coup, l’UDC doit fréquemment affronter seule toutes les autres forces politiques. C’est notamment le cas pour

  • la politique étrangère (engagements militaires à l’étranger, Schengen, libre-échange agricole avec l’UE, élargissement à l’est)
  • les naturalisations (voir à ce propos le récent arrêt du Tribunal fédéral dans l’affaire Rheineck)
  • la politique d’asile (les négligences et le laisser-aller reprennent le dessus)
  • la problématique de l’immigration
  • l’augmentation de la TVA.

Le 27 septembre prochain, le peuple suisse vote sur l’augmentation de la TVA à 8%. Les partisans de ce projet argumentent avec la nécessité d’assainir l’AI, la limitation de cette hausse à 7 ans et son introduction en 2011 seulement.

Ils ne disent évidemment pas qu’une augmentation de la TVA est très mauvaise pour la consommation et les investissements.

Ils taisent aussi le fait que l’on soutirera 5 milliards de francs de plus à l’AVS pour boucher une partie des trous de l’AI.

Ils passent sous silence qu’il n’y aura pas de réforme structurelle et profonde de l’AI et qu’en réalité on se contente de dissimuler les problèmes avec de l’argent, si bien que la pression en faveur d’un assainissement réel de cette assurance sociale tombera.

Et qui croit encore dans ce pays qu’une augmentation de la TVA est limitée dans le temps? Quelqu’un croit-il sérieusement que la TVA sera ramenée à 7,6% en 2018? Pouvez-vous citer un exemple où un impôt limité dans le temps a été réduit à l’échéance? On nous prend pour des imbéciles. Nous ne croyons plus à ces fables.

L’UDC étant la seule force politique de ce pays à se battre contre cette nouvelle aug-mentation de la TVA, nous sommes tous appelés à monter aux créneaux. Nous avons besoin de vous tous afin que les affiches recommandant le rejet de ce projet soit po-sées dans les campagnes. Aussi dans les jardins privés et sur les terres de nos paysans.

Nous devons descendre dans la rue à la rencontre des citoyennes et des citoyens pour leur distribuer nos dépliants. Chacun doit participer dans le cadre de ses possibilités. Celles et ceux qui restent les bras croisés ne devront pas s’étonner d’être finalement écrasés par les impôts, taxes et redevances. Nous devons nous concentrer jusqu’à la fin septembre sur ce combat contre une nouvelle augmentation des impôts. D’autant plus que nous sommes seuls à lutter.

Mais cette hausse de la TVA n’est pas le seul exemple qui jalonne la mauvaise voie sur laquelle se trouve notre pays. Voici quelques constats d’une portée plus générale:

Le Conseil fédéral et le Parlement sont incapables de réformer durablement les œuvres sociales. Nous tournons en rond. Les coûts de la santé publique explosent. L’assurance-maladie est un tonneau sans fond. Les primes des caisses-maladie ne baissent pas, comme l’avait promis la conseillère fédérale Ruth Dreyfuss avant la votation sur la LAMal. C’est le contraire qui est vrai: les primes augmentent sans cesse.

Le Conseil fédéral et le Parlement n’ont d’yeux que pour l’étranger et cèdent avec empressement à toutes les revendications de Bruxelles et d’ailleurs. Par ailleurs, nous constatons

  • que les principes de l’Etat de droit sont régulièrement remis en question.
  • qu’on ne cesse de parler de la sauvegarde du secret protégeant les clients des banques tout en s’apprêtant à le sacrifier.
  • que l’administration prolifère partout et dicte l’agenda politique.
  • que la Suisse applique avec un zèle de premier de classe les directives de Bruxelles alors que certains pays de l’UE en tiennent à peine compte.

On nous propose une politique qui vise sciemment à créer des injustices. Exemple: l’imposition des familles. On veut accorder des déductions fiscales aux familles, mais uniquement à celles qui font garder leurs enfants par des tiers, alors que les parents qui s’occupent de la garde de leurs enfants restent les mains vides. Cela me rappelle une époque sombre, une époque où des Etats construisaient des murs pour enfermer leurs citoyens dans leur paradis socialiste et communiste.

Nous refusons ces injustices. L’UDC se battra durant la session parlementaire d’automne pour empêcher la discrimination des parents qui éduquent eux-mêmes leurs enfants. Si le Parlement accepte ce projet inéquitable, l’UDC lancera une initiative populaire afin que tous les parents bénéficient des mêmes avantages fiscaux.

L’UDC doit une fois de plus relever un défi et se battre contre un développement politique nuisible. Ce combat a porté des fruits dans le passé comme en témoigne la longue liste de nos succès politiques:

Grâce à l’UDC la Suisse n’est pas dans l’UE.
Grâce à l’UDC plusieurs tentatives d’augmenter les impôts ont été étouffées.
Grâce à l’UDC il y a eu au moins un débat sur le renforcement du droit des étrangers et du droit d’asile.
Grâce à l’UDC, la réforme d’un droit pénal trop complaisant à l’égard des criminels est en route.
Grâce à l’UDC il y a eu un débat de fond sur l’école et l’éducation; il sera difficile de donner au concordat HarmoS un caractère obligatoire dans toute la Suisse.

Plus nous augmentons notre force politique, plus nous pouvons faire bouger les choses. En recueillant 29% des suffrages, l’UDC est devenue de loin le premier parti de Suisse. Néanmoins, nous n’occupons qu’un seul siège au Conseil fédéral. Nous voici à l’approche d’une élection complémentaire au Conseil fédéral, Monsieur Couchepin ayant démissionné.

Il est évident que le PLR entend défendre « son » siège.
Le PDC l’attaque avec sa propre candidature.
C’est l’UDC qui a le droit le mieux établi à ce siège.
Le silence règne quant aux éventuelles revendications des Verts.

Ne nous faisons pas d’illusion. L’alliance du PDC et de la gauche, qui a réussi à évincer Christoph Blocher, est à nouveau à l’œuvre lors de ces élections com-plémentaires au Conseil fédéral. Le PDC veut toucher le prix de son alliance avec la gauche. Je n’en doute pas. Monsieur Schwaller est quasiment élu et la gauche occupera bientôt 5 des 7 sièges gouvernementaux. Nous allons en droite ligne vers une coalition gouvernementale de centre-gauche. Quant à l’UDC et au PLR, on s’en sert comme alibi pour faire croire encore à la concordance.

Les jeux sont faits. Il n’y a pas eu de carrousel de candidats au PDC: l’auto-nomination de Monsieur de Buman n’était qu’un incident de parcours. Les socialistes évoquent déjà une « élection de personnalité » et les Verts se taisent. Plus trace de la moindre rébellion.

Une fois de plus, la concordance est foulée au pied. Ceux qui en parlent le plus ce sont aussi ceux qui s’en moquent le plus. La situation de départ est pourtant claire:

C’est évidemment l’UDC qui a le droit le mieux établi à un siège supplémentaire au Conseil fédéral. Si on prenait la concordance au sérieux, les partis du centre ne de-vraient pas se préoccuper du siège devenu libre. Cela dit, on comprend que le PLR, troisième force politique du pays, veuille défendre son deuxième siège gouvernemental. Cette volonté n’est nullement critiquable. Mais nous ne croyons pas que le PLR aura effectivement la force de résister aux assauts de la gauche. De surcroît, les radicaux-libéraux n’ont malheureusement pas voulu chercher un professionnel compétent et reconnu en dehors du cercle parlementaire.

Cette analyse a renforcé dans leur conviction les membres de notre groupe parlementaire qui estiment que notre parti doit dès à présent revendiquer ce qui lui revient à juste titre. On en a assez des petits jeux des autres partis. Et il faut dire aussi que nous disposons en la personne de Jean-François Rime, conseiller national de Bulle dans le canton de Fribourg, un chef d’entreprise et un élu politique compétent et profilé.

Nous attendrons les nominations dans les autres partis avant de nous déterminer – il ne faut jamais désespérer, un miracle peut toujours se produire. Puis nous déciderons si nous voulons faire valoir dès à présent notre droit établi et incontestable à un deuxième siège au Conseil fédéral.

Dans ce contexte et si nous passons en revue les manigances des autres partis, nous devons effectivement nous interroger sérieusement sur l’élection du Conseil fédéral par le peuple. Cette idée a retrouvé un nouvel élan au sein de notre part. Nous allons en discuter en détail tout à l’heure avant décider de la marche à suivre.

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