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Libéralisation de la consommation de cannabis

Tant le National que le Conseil des États se sont prononcés en faveur d’une libéralisation de la consommation de cannabis durant la session d’automne et la révision de la loi sur les stupéfiants a…

Tant le National que le Conseil des États se sont prononcés en faveur d’une libéralisation de la consommation de cannabis durant la session d’automne et la révision de la loi sur les stupéfiants a été adoptée. Les inquiétudes et les besoins des parents d’enfants fumeurs de joints n’ont pas été pris au sérieux, tout comme la volonté de la population, qui a clairement rejeté les initiatives de légalisation du cannabis en 2008, n’a pas été prise en considération dans la loi.

Le Parlement a fait abstraction des nombreuses conséquences négatives de la consommation de cannabis ainsi que des connaissances scientifiques disponibles à cet effet. Il est tragique de voir les consommateurs de cannabis échouer à l’école et dans leur apprentissage, avant d’être pris en charge par les contribuables.

Concernant les deux dispositions légales insensées qui ont passé la rampe dans les Chambres :

  1. La disposition légale selon laquelle 10 grammes de la substance active du cannabis sont considérés comme une quantité minime aura des conséquences négatives majeures. Il sera impossible pour la police de constater sur place quelle quantité de cannabis une personne a sur elle. La nouvelle de cet article de loi se propagera vite parmi les dealers, y compris à l’étranger, et ils feront des affaires en or avec des portions de 9 grammes. Il n’existe en principe pas de quantité minime. Chaque quantité est nuisible et incite au « commerce fourmi ». D’autre part, cette définition signifie par exemple que pour une valeur de THC analysée de 12%, on peut rouler 50 joints avec 10 grammes de marihuana. L’effet d’un seul joint a été démontré en simulateur de vol : les pilotes ont atterri à une distance jusqu’à dix mètres des lignes.
  2. Le système des amendes d’ordre pour les consommateurs de cannabis donne un mauvais signal. Une amende de 100 CHF est peu dissuasive pour de nombreux consommateurs. La police n’est pas non plus déchargée avec un tel système. Un interrogatoire sur place des fumeurs de joints et l’introduction subséquente de poursuites pénales ne dure pas moins longtemps que l’établissement d’une amende. Si les fumeurs ne sont pas en mesure de payer, cela engendre beaucoup de paperasse et en fin de compte, il est tout de même nécessaire d’ouvrir une procédure ordinaire. Une amende est une sanction pour le consommateur sur le moment ; cependant, une dénonciation pénale assortie d’une mesure ad hoc vise à provoquer un changement du comportement d’addiction.

On peut en outre identifier une défaillance importante dans l’application de la loi sur les stupéfiants révisée, en ce qui concerne l’incitation à l’abstinence. Force est de constater que ni les conseils au sujet de la drogue, ni les traitements de substitution (programmes de prescription de méthadone et d’héroïne, qui nous ont coûté près de 150 millions CHF de primes d’assurance maladie en 2010) ne poursuivent un but d’abstinence. Cela signifie que de plus en plus de toxicodépendants sont maintenus dans l’addiction à vie aux frais de la population.

Dans tous les domaines de la politique, on exige des mesures durables. Ce n’est qu’en matière de lutte contre la drogue que ce critère est éhontément négligé. Serait-ce parce que, chez nous en Suisse, trop de profiteurs de la problématique de l’addiction cherchent à défendre leur mine d’or ? Pour résoudre les problèmes, il faut que la population fasse pression sur les politiques. La pétition de l’association suisse « Eltern gegen Drogen » mérite dans ce contexte d’être saluée.

Signez la pétition et donnez ainsi un signal fort ! Merci.

http://www.elterngegendrogen.ch/downloads/20120621petitionunodrogentag2012.pdf

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