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Communiqué de presse

Escalade de la situation dans l’asile – crise de direction au Conseil fédéral

Depuis le début de ce mois, 330 personnes en moyenne journalière ont semble-t-il franchi la frontière suisse pour déposer une demande d’asile. Extrapolé jusqu’à la fin de l’année, cela fera 20 000 personnes supplémentaires affluant en Suisse (soit 120 000 sur toute une année!). Nous assistons de toute évidence à une escalade de la situation dans le domaine de l’asile. Voilà la conséquence de l’inactivité des autorités compétentes qui, les yeux braqués sur les élections fédérales, n’ont cessé depuis des mois de minimiser le problème. L’UDC invite le Conseil fédéral à agir enfin et à prendre en main le dossier de l’asile. Les frontières doivent être immédiatement contrôlées avec l’aide de l’armée. Les migrants qui arrivent d’Etats tiers sûrs, donc également des pays voisins de la Suisse, doivent être retenus aux frontières et renvoyés. Conformément au traité de Dublin, leurs demandes doivent être traitées dans les pays par lesquels ils ont pénétré dans l’espace Schengen. 

Cela fait longtemps qu’on pouvait prévoir cette vague de migration massive vers la Suisse. Les chiffres ont explosé. Comparativement à sa population, la Suisse enregistre depuis plusieurs mois davantage de demandes d’asile que par exemple l’Allemagne (exemple: 4544 demandes d’asile en septembre en Suisse contre 43 071 en Allemagne qui compte dix fois plus d’habitants). La Suisse supporte donc aussi les conséquences de l’échec complet de la politique d’asile et de migration de l’UE qui, à la suite de l’"invitation" de la chancelière allemande Merkel, a complètement perdu le contrôle de la situation. La Suisse doit maintenant défendre elle-même ses intérêts. Il est urgent que Conseil fédéral règle la crise qui marque la conduite du dossier de l’asile.  

Demandes de l’UDC rejetées
Les demandes de l’UDC de prendre rapidement des mesures efficaces et de contrôler les frontières ont été systématiquement refusées ces derniers mois par le Conseil fédéral et le Parlement. Durant la dernière session d’automne, le Parlement a encore strictement refusé de débattre d’un contrôle des frontières. La responsabilité de l’impréparation de la Suisse devant cette escalade de la situation incombe entièrement au Département fédéral de justice et police et à sa responsable, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, ainsi qu’à la Conférence des directeurs cantonaux de justice et police présidée par le conseiller d’Etat Käser. Ces personnes et tous les partis sauf l’UDC ont systématiquement minimisé le problème et trompé la population dans l’unique but de ménager leur position en vue des élections fédérales de 2015. 

Signaux désastreux
Le 4 novembre 2015, une porte-parole du Secrétariat d’Etat aux migrations a encore osé dire à la Télévision alémanique "Nous avons encore de place pour toutes les personnes qui veulent venir chez nous!". Une déclaration aux effets fatals, tout comme les signaux qu’émet la Suisse avec la révision de la loi sur l’asile récemment approuvée par le Parlement. Des avocats gratuits pour tous les requérants d’asile augmenteront forcément le pouvoir d’attraction que la Suisse exerce sur les migrants économiques et autres profiteurs de nos institutions sociales. L’UDC a d’ailleurs lancé un référendum contre ce projet de loi insensé et dangereux. 

Les chiffres de l’asile explosent
La situation dans le domaine de l’asile s’aggrave quotidiennement:

Le chiffre record de demandes d’asile pendant la guerre du Kosovo sera donc probablement dépassé cette année déjà. Il n’est pas exclu que l’afflux de migrants économiques et sociaux explose une nouvelle fois dans un proche avenir. Il faut aussi rappeler à ce sujet que la Suisse supporte depuis des années une charge largement supérieure à la moyenne européenne dans le domaine de l’asile. L’afflux de ces derniers jours se concentre notamment sur les passages frontaliers d’Allemagne et d’Autriche (origine de ces personnes: 50% Afghanistan, 25% Syrie, à chaque 5% Gambie, Iran et Irak). 

Protéger les frontières et renvoyer les clandestins
L’UDC exige une intervention immédiate des autorités compétentes sur la base de l’article d’exception (art. 55) de la loi sur l’asile et, si des modifications de la loi sont nécessaires, sur la base du droit d’urgence. Le Conseil fédéral doit prendre les décisions suivantes déjà lors de sa séance de demain mercredi:

  • les frontières doivent être immédiatement contrôlées et protégées de manière autonome par la Suisse. L’armée doit être immédiatement mise à contribution sous la forme d’un service d’assistance.
  • les personnes qui veulent entrer en Suisse à partir d’un Etat tiers sûr doivent être renvoyées directement à la frontière. Conformément à l’accord de Dublin, le traitement de ces demandes d’asile incombe aux Etats par lesquels ces personnes ont pénétré dans l’espace Schengen. Les autorités suisses doivent communiquer ce principe de manière parfaitement claire. 
  • les bandes de passeurs doivent subir la loi dans toute sa sévérité.
  • chez les personnes qui ont déjà déposé une demande d’asile en Suisse, il faut distinguer rigoureusement entre migrants économiques et sociaux, réfugiés de la guerre et personnes dont l’intégrité physique et la vie sont menacées. Seules ces dernières ont droit à l’asile et à un séjour durable en Suisse. 
  • les personnes dont la demande a été refusée doivent être immédiatement renvoyées dans leur pays. L’aide d’urgence qui leur est accordée doit être limitée dans le temps. 
  • les personnes bénéficiant d’une décision d’admission provisoire doivent être immédiatement soumises à un contrôle complet afin de vérifier si la situation dans leur pays permet un rapatriement. Les personnes admises provisoirement n’ont droit qu’à l’aide d’urgence. 
  • il n’est pas question de mettre en place un état-major spécial pour l’asile qui se concentre uniquement sur la mise à disposition de logements et qui gère le problème au lieu de le résoudre. Il s’agit bien plus pour les autorités responsables d’appliquer systématiquement les lois en vigueur ainsi que les accords bilatéraux avec l’UE. 
  • l’aide sur place, donc dans le contexte de la zone en guerre de Syrie, doit être priorisée à la charge du budget de l’aide au développement. 
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