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Communiqué de presse

Indispensable durcissement du droit pénal

L’UDC est choquée par le refus du Département fédéral de justice et police ainsi que de la Commission des affaires juridiques d’entrer en matière sur un durcissement du droit pénal…

L’UDC est choquée par le refus du Département fédéral de justice et police ainsi que de la Commission des affaires juridiques du Conseil des Etats d’entrer en matière sur un durcissement du droit pénal. Durant la session spéciale demandée par l’UDC, le Conseil national a approuvé plusieurs interventions visant à renforcer le droit pénal. Ces propositions doivent être rapidement concrétisées. Toute autre attitude est un affront à l’égard des citoyennes et des citoyens qui exigent à juste titre que les grandes déclarations soient enfin suivies d’actes. L’UDC invite le Conseil des Etats à rester sur la ligne du Conseil national et à approuver définitivement les modifications souhaitées du droit pénal.

Il ne se passe guère un jour sans que le public ne soit choqué par l’annonce de crimes violents. Des bagarres, des rixes au couteau, des victimes qui continuent d’être battues alors qu’elles sont déjà au sol et d’autres horreurs du même genre font partie du quotidien des villes, mais de plus en plus aussi des campagnes, notamment les weekends. Les délinquants s’en sortent en général avec des peines légères – à condition qu’ils soient pris par la police. Bref, le droit pénal a perdu son effet dissuasif.

Réintroduction des courtes peines privatives de liberté
Notre droit pénal a été conçu pour des délinquants suisses ou bien intégrés, donc des personnes accessibles aux bons conseils et dont la réinsertion dans la société par des mesures ciblées promet de bonnes chances de succès. Même le plus acharné des idéalistes de l’éducation et le plus obstiné des bienpensants devrait avoir compris entre-temps que cette conception est totalement inefficace face à une forte proportion de délinquants dont la plupart proviennent du contexte migratoire et que les peines clémentes prononcées par les tribunaux font juste sourire.

Partant de cette évidence, il est totalement incompréhensible que la Commission des affaires juridiques du Conseil des Etats et Eveline Widmer-Schlumpf tentent aujourd’hui d’empêcher un durcissement du Code pénal alors que la conseillère fédérale avait promis juste l’inverse devant le Conseil national durant la session d’été. La Commission des affaires juridiques du Conseil des Etats veut transformer les motions adoptées par le Conseil national – par exemple l’abandon des peines pécuniaires avec sursis et la réintroduction des courtes peines privatives de liberté – en simples demandes d’examen sans aucun caractère contraignant. Et la conseillère fédérale Widmer-Schlumpf renvoie à plus tard l’examen d’un durcissement des peines pour les atteintes à la vie et à l’intégrité physique alors que des propositions concrètes ont d’ores et déjà été formulées. Combien de temps encore les autorités responsables veulent-elles retarder le durcissement du Code pénal et refuser d’écouter les cantons qui souhaitent également cette réforme? Combien de temps devrons-nous attendre jusqu’à ce que le Code pénal retrouve un effet dissuasif sur les malfaiteurs et que les droits des victimes soient à nouveau pris au sérieux? Que doivent penser ces victimes en constatant que leurs agresseurs s’en sortent avec des peines pécuniaires ridicules? Il est évident qu’un emprisonnement a un effet beaucoup plus durable sur un malfaiteur qu’une peine qu’il peut régler avec un bulletin de versement – pour autant que l’on puisse parler de « peine » dans ce cas.

L’UDC exige avec insistance un durcissement du droit pénal et invite la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf et le Conseil des Etats à ouvrir enfin la voie à des mesures rapides et concrètes. Faute de quoi ils se font complices des délinquants et portent la responsabilité de l’escalade de la violence.

 

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