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éditorial

Aide sociale – les records se suivent

De plus en plus de bénéficiaires, de plus en plus de cas, coûts croissants par cas – les nouvelles venant du secteur de l’aide sociale se suivent et se ressemblent. La Confédération récolte des données à ce sujet depuis 2003. Entre 2003 et 2016, la contribution que chaque habitant de Suisse verse uniquement à l’aide sociale que doivent assumer les cantons et les communes a presque exactement doublé en passant de 166 à 323 francs. En chiffres absolus: alors que les cantons et les communes dépensaient en 2003 quelque 1,22 milliard de francs pour l’aide sociale, cette tâche leur coûtait en 2016 environ 2,7 milliards, soit une augmentation de 121% pour un renchérissement de 5%. Ces chiffres ne comprennent pas les prestations complémentaires, elles aussi en forte hausse, ni les prestations des assurances sociales AI et AC.

Via l’asile dans l’aide sociale
Ces calculs ne tiennent pas non plus compte d’une véritable bombe à retardement financière qui va exploser dans les communes: les personnes qui immigrent en Suisse par le biais d’une demande d’asile bénéficient automatiquement du droit aux prestations de l’assistance sociale – soit à l’aide sociale selon les tarifs de l’asile, soit comme réfugiés reconnus selon les directives CSIAS. La Confédération contribue à l’aide sociale durant les premières années en versant des forfaits. Ces coûts sont budgétisés à 1,38 milliard de francs pour l’année 2018. Il y a dix ans ils représentaient encore 600 millions de francs. L’augmentation de 130% durant une décennie illustre non seulement l’explosion du nombre de requérants d’asile à entretenir, mais aussi leur mauvaise intégration. Après 5, resp. 7 ans la Confédération stoppe les versements de forfaits (environ 1500 francs par requérants d’asile et mois), si bien que cette charge doit ensuite être entièrement assumée par les cantons et les communes.

Indépendamment du fait que ce soit le contribuable fédéral, cantonal ou communal qui doit passer à la caisse, le nombre de personnes issues de la migration vivant au frais de la collectivité ne cesse d’augmenter. Jusqu’à la fin du dernier millénaire, la Suisse était sans doute le pays qui, tout en hébergeant une proportion élevée d’étrangers, offrait à ceux-ci de meilleures carrières professionnelles que partout ailleurs au monde, mais aujourd’hui sa capacité d’intégration est épuisée. Eviction du marché du travail, mauvaises qualifications professionnelles, conception différente du travail, trop peu d’emplois à bas niveau de qualification, mais aussi et surtout prestations sociales trop élevées, voilà les raisons pour lesquelles l’utilité de cette manne publique est plus que contestable.

Plus d’un demi-milliard de francs d’aide sociale pour les seuls Erythréens
L’exemple des Erythréens illustre ce défi financier énorme que nous continuons de repousser devant nous comme une vague d’étrave: 31 500 ressortissants érythréens vivaient fin 2016 de l’aide sociale suisse. Cette charge étant supportée par la Confédération, les cantons et les communes, il n’est pas possible de calculer exactement la somme que la collectivité dépense pour ces personnes. En se basant uniquement sur le forfait fédéral de 1500 francs par mois, on obtient un montant de 567 millions de francs par an – uniquement pour l’aide sociale en faveur des Erythréens. Les frais de santé, de formation et d’autres coûts administratifs ne sont pas compris dans ce chiffre.

Les immigrants en provenance de la Corne de l’Afrique représentent aujourd’hui 9,3% de tous les assistés sociaux. Mais ce développement inquiétant ne concerne pas seulement les assistés sociaux extra-européens: alors que le nombre de Suissesses et de Suisses touchant l’aide sociale est demeuré constant ces dernières années, celui des ressortissants UE bénéficiant de l’aide sociale a massivement augmenté: alors qu’en 2007 (année où la pleine libre circulation des personnes est entrée en vigueur) on comptait encore 26 600 assistés sociaux originaires de l’UE, ce chiffre a passé à 41 800 fin 2016, soit une hausse de 51%. En fait d’enrichissement, seuls les immigrants peuvent s’en vanter.

Autre effet négatif de la libre circulation des personnes: le nombre d’assistés sociaux de plus de 50 ans a augmenté de 80% en l’espace de 12 ans pour passer de 29 200 en 2005 à 52 200 en 2016. Il va de soi que toutes les personnes qui ont été contraintes à une retraite anticipée en raison de la perte de leur emploi ne sont pas prises en compte dans ce chiffre.

Environ 330 000 personnes dépendent officiellement de l’aide sociale
Au total, 66 750 personnes du secteur de l’asile, 25 300 réfugiés reconnus, pour lesquels la Confédération verse encore des forfaits, ainsi que 237 300 personnes ayant une autorisation de séjour ordinaire ou ayant la nationalité suisse vivaient de l’aide sociale le 31 décembre 2016. L’expérience prouve à l’évidence que les personnes qui dépendent pendant plusieurs années de l’aide sociale ne retrouvent plus guère l’indépendance économique. Les conséquences de cette situation sont financièrement effrayantes: un ménage à une personne touche environ 32 000 francs par an, une famille de quatre personnes au moins 60 000 francs et une famille de 6 personnes au minimum 72 000 francs. Cela fait en l’espace de 15 ans 470 000 francs, 900 000 francs, voire plus d’un million de francs d’aide sociale. Et c’est sans compter les cas extrêmement onéreux comme les placements en home, les séjours dans les maisons de femmes ou encore les cours d’intégration durant plusieurs années. Lorsque ces personnes ont atteint l’âge de la retraite, elles ont toutes droit aux rentes AVS avec des prestations complémentaires – même si elles n’ont jamais cotisé un seul franc aux assurances sociales. Notre système social ne peut fonctionner que si l’immigration est freinée. Les conventions internationales ne nous sont guère utiles dans ce domaine. La question est bien plus de savoir quand notre système social va s’effondrer.

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