Participer
éditorial

Droit pénal des mineurs: c’est la volonté politique qui fait défaut

Une fois de plus des cris d’indignation résonnent dans tout le pays: des mois durant une bande de jeunes a commis des délits à Winterthour; ces individus ont volé, exercé des contraintes, tabassé…

Une fois de plus des cris d’indignation résonnent dans tout le pays: des mois durant une bande de jeunes a commis des délits à Winterthour; ces individus ont volé, exercé des contraintes, tabassé. Leur attitude criminelle ne leur vaudra même pas des peines sévères, car notre droit pénal s’y oppose. L’affaire de Winterthur entre dans une longue série de délits graves du même genre. Les délinquants sont de plus en plus souvent des jeunes, fréquemment issus des milieux de l’immigration. Au lieu de se lamenter devant ce développement, il vaudrait mieux agir. Les propositions politiques pour durcir le droit pénal sont depuis longtemps sur la table. Le problème, c’est que la volonté politique de les réaliser rapidement et rigoureusement fait défaut.

La statistique est claire: le nombre de délits graves commis par des mineurs a triplé depuis le milieu des années nonante. Cette progression concerne surtout les actes violents. Plus de 50% des malfaiteurs sont issus des milieux de l’immigration. Faudra-t-il attendre que des crimes encore plus graves soient commis pour que la politique se décide enfin à agir?

La politique fait obstacle
Nonobstant cette détérioration de la situation, le Conseil fédéral ne voit aucune raison d’agir. Il a fallu que l’UDC le contraigne par le biais d’une session parlementaire spéciale en juin 2009 pour qu’il consente enfin à aborder cette question. Ce débat a aussi révélé le manque d’intérêt des partis du centre-gauche à trouver une solution durable au niveau du droit pénal. La pression politique de l’UDC a certes eu un succès partiel. Par exemple, les propositions UDC visant à durcir les peines sanctionnant les lésions corporelles et les viols, à supprimer le travail d’intérêt général avec sursis ou encore à réintroduire les peines privatives de liberté de moins de six mois ont été acceptées contre l’opposition des socialistes et des Verts. Dans des questions centrales, cependant, comme l’abaissement de la limite d’âge dans le droit pénal des mineurs, l’UDC s’est retrouvée seule face à une majorité parlementaire composée de représentants de tous les autres partis. En avril 2009, cette même majorité a enterré une motion du conseiller national UDC Peter Föhn qui voulait contraindre les autorités à informer les enseignants et maîtres d’apprentissage sur les délits commis par les écoliers et apprentis ainsi que sur les poursuites pénales engagées contre ces jeunes. Cela s’est passé deux mois avant l’affaire de Munich où des jeunes voyous en course d’école ont presque tabassé à mort un passant.

Exigences partagées par les experts
Devant la multiplication de ces délits, même des spécialistes du droit pénal, qui se montraient plutôt réservés jusqu’ici, demandent un durcissement de la loi. Le professeur de droit pénal Martin Killias a été cité hier comme suit dans un article sur le droit pénal des mineurs: « A mon avis, il faut s’interroger sur les limites d’âge et les sanctions. »

Combien de temps voulons-nous encore attendre? L’UDC a présenté en 2007 déjà des mesures efficaces:

  • appliquer le droit pénal des adultes aux personnes dès l’âge de 16 ans révolus;
  • renoncer aux procédures de médiation; 
  • supprimer le blâme simple dans le catalogue des sanctions;
  • abaisser à 14 ans le seuil pour les peines privatives de liberté de 4 ans au maximum;
  • introduire des mesures pénales d’expulsion pour les étrangers criminels.

Il est grand temps d’agir, notamment au niveau politique. Celles et ceux qui continuent de s’opposer à des mesures sévères dans le droit pénal des mineurs portent une part des responsabilités des prochains actes criminels.

P.S.:
Les politologues confirment dans des études récentes ce que les simples citoyens ont compris depuis longtemps: le Parti socialiste suisse se situe à la gauche des partis socio-démocrates européens. Sa politique est largement identique à celle de la « gauche » (die Linke), donc en fait l’extrême-gauche, que l’on connaît en Allemagne. Contrairement à d’autres partis socio-démocrates européens, les socialistes suisses ne s’intéressent pas aux thèmes du droit et de l’ordre. C’est ce qui explique aussi la perte de sympathies du PSS chez les travailleurs et les personnes à bas revenus.

par l’auteur
Martin Baltisser
UDC (AG)
plus sur le thème
Exposé
partager l’article
03.04.2020
L’épidémie de Coronavirus et ses conséquences n’étaient initialement pas bien connues. Il est aujourd’hui clair que le... lire plus
Communiqué de presse
partager l’article
31.03.2020
Le coronavirus est extrêmement contagieux, mais il est en premier lieu dangereux pour les personnes âgées et... lire plus
en lire plus
Thèmes et positions
Soutenir la propriété – renforcer la liberté

Non aux expropriations, oui à la protection de la sphère privée.

Liberté et sécurité

Défendre la liberté menacée.

Armée

La sécurité de la population.

Transports

Halte aux bouchons et aux mesures chicanières dans le trafic routier.

Internet et numérisation
Pour un internet libre.
Environnement

Un environnement où il fait bon vivre aujourd’hui et demain.

Politique étrangère

Indépendance et autodétermination.

Nous sommes la patrie

La Suisse a sa propre histoire, une histoire marquée par sa diversité culturelle, ses traditions, ses valeurs et par les femmes et les hommes qui cohabitent pacifiquement dans ce pays.

Politique d'asile

Corriger enfin le chaos qui règne dans la politique d’asile.

Médias sociaux
Retrouvez nous sous:
Ou ouvrez notre fenêtre de médias sociaux. Toutes les publications et images sur une page.
Newsletter
Vous souhaitez rester informés des nouveautés et actions de l'UDC? Abonnez vous à notre newsletter!
Union démocratique du centre UDC
Tel. 031 300 58 58 – fax 031 300 58 59 – E-Mail: info@udc.ch – PC: 30-8828-5

Partager cette page

Nous utilisons des cookies pour personnaliser le contenu et les publicités, proposer des fonctionnalités pour les médias sociaux et pour analyser l'accès à notre site. Nous fournissons également des informations sur l'utilisation de notre site Web à nos partenaires des médias sociaux, de la publicité et de l’analyse. Voir les détails
Je suis d'accord