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Fuite dans l’UE

Intervenant à l’assemblée des délégués du PS le weekend dernier, le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a rompu "avec beaucoup de cœur" une lance en faveur de l’adhésion de la Suisse à l’UE. Sa…

Intervenant à l’assemblée des délégués du PS le weekend dernier, le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a rompu « avec beaucoup de cœur » une lance en faveur de l’adhésion de la Suisse à l’UE. Sa collègue de parti au Conseil fédéral en avait fait autant dans les médias peu avant. Le moment choisi pour ces interventions n’est pas le fruit du hasard puisque cette semaine le Conseil fédéral se réunit en séance spéciale pour débattre des options qui s’offrent à la Suisse en politique européenne. Pour quelques conseillers fédéraux, cette relance du débat sur l’adhésion à l’UE est avant tout un moyen de détourner l’attention de leurs échecs dans des dossiers capitaux pour la Suisse. Ce serait sans doute plus simple pour eux de déléguer leurs problèmes à l’UE que de les résoudre eux-mêmes.

On n’est guère étonné de voir précisément les conseillers fédéraux socialistes ressortir le rossignol de l’adhésion à l’UE. Leurs départements sont submergés de problèmes. La politique extérieure de Micheline Calmy-Rey est un champ de ruines: le dossier libyen est bloqué; le projet d’intervention contre les pirates somaliens a été coulé par le Parlement; le secret bancaire et d’autres avantages de la place économique suisse ont été bradés pour une bonne part. La situation n’est guère plus brillante chez Moritz Leuenberger: la politique énergétique s’enlise; ses grandes visions en politique des transports se sont effondrées; le transfert des transports de la route au rail n’est qu’une illusion et les routes sont de plus en plus encombrées. Il n’est donc guère surprenant de voir les deux ministres socialistes chercher leur salut à Bruxelles: céder la responsabilité, jouer dans le concert européen, déléguer les problèmes à d’autres, voilà leur conception de la politique.

Aucune utilité
Le choix du moment pour relancer cette discussion n’est pas surprenant, mais il est perfide. Les partisans de l’adhésion à l’UE profitent de la récession pour tenter de prouver que la Suisse irait tellement mieux si elle était membre de l’UE. Nous aurions davantage à dire et nous serions enfin heureux dans le monde. La réalité est juste inverse: une partie des problèmes que nous connaissons actuellement sont précisément dus à la constante ouverture de la Suisse face à l’UE. En cette période de récession, la libre circulation des personnes nous donne beaucoup de mal. Les chômeurs étrangers chargent nos institutions sociales et dans les zones frontalières les arts et métiers ne peuvent pas se battre à armes égales contre la concurrence bon marché étrangère. Le malaise face aux frontaliers s’accroît.

Encore heureux qu’il nous reste quelques éléments de notre souveraineté nationale. Notre propre monnaie et l’indépendance de la Banque nationale suisse nous rendent des services incommensurables en cette crise financière et économique. Une charge fiscale adaptée au niveau UE nous ferait perdre un autre avantage important durant cette période difficile. Sans nos droits démocratiques les politiques et fonctionnaires europhiles nous auraient vendus depuis longtemps à Bruxelles. Et ce serait un petit Etat de plus à la laisse des grands. L’exemple de l’Irlande nous a donné une idée de la manière dont l’UE apprécie la volonté populaire: si le peuple refuse de suivre, on le fait voter et revoter en lui promettant monts et merveilles jusqu’à ce qu’il dise oui.

Régler nous-mêmes nos problèmes
Le Conseil fédéral serait bien inspiré de s’occuper en priorité des grands défis de politique intérieure qui l’attendent dans les années à venir. Une adhésion à l’UE ne résoudra certainement pas les problèmes financiers des assurances sociales et ne règlera pas non plus les énormes déficits structurels. On attend depuis longtemps une stratégie gouvernementale désignant les tâches de l’Etat qui peuvent être financés avec des recettes se faisant rares. Mais pour cela, nous aurions besoin d’un Conseil fédéral qui s’attaque avec vigueur aux problèmes actuels au lieu de fuir dans l’UE, donc fuir devant ses responsabilités.

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Martin Baltisser
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