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Le Conseil fédéral promet des millions à la culture

Dans son nouveau message sur la politique culturelle, le Conseil fédéral encourage une mentalité revendicatrice auprès des milieux de la culture.

Dans son nouveau message sur la politique culturelle, le Conseil fédéral encourage une mentalité revendicatrice auprès des milieux de la culture. Il va même jusqu’à leur promettre de l’argent qui ne lui appartient pas, de l’argent des contribuables, donc qui appartient aux citoyennes et aux citoyens. C’est le parlement élu directement par le peuple qui devra décider de l’usage que l’on fera de ces fonds. Mais le Conseil fédéral se lance consciemment dans cette surenchère de promesses. Il promet beaucoup d’argent même aux grandes institutions, bien établies, connues et assurant le plus souvent elles-mêmes le financement de leurs actions ainsi qu’aux milieux de la culture populaire, si bien qu’en fin de compte plus personne n’osera s’opposer à une augmentation démesurée du budget culturel. Parallèlement, des millions sont gaspillés pour des projets douteux, internationaux, insensés, voire pervers et parfois même hostiles à la Suisse.

La combine des bureaucrates de la culture est toujours la même: on arrose toutes les activités culturelles possibles et imaginables, de sorte que finalement plus personne ne s’élève contre ce gaspillage de l’argent des contribuables. Même des institutions réputées et parfaitement capables de s’autofinancer se font appâter. Et quand commence le débat budgétaire au Chambres fédérales et que les partis de droite s’énervent face à l’augmentation constante des dépenses, les élus du peuple, donc des contribuables, sont pris au piège. Si on pousse le Conseil fédéral à faire des économies pour ménager les citoyens chargés d’impôts, il répond qu’il doit tailler linéairement dans toutes les dépenses et se lamente qu’il a déjà fait des promesses. Celles et ceux qui ont compté sur les promesses ou qui vivent depuis longtemps de subsides publics se manifesteront bruyamment. Même les milieux de la culture populaire et les institutions établies se défendront contre des prétendues économies sur leur dos.

Ces attitudes n’ont aucun rapport avec la réalité.

Toujours plus d’argent

Les dépenses pour la culture ne cessent de croître. Comme dans d’autres secteurs politiques, on se plaint d’être la victime d’économies pour faire peur aux acteurs concernés. Ce n’est qu’une vaste tromperie. Toutes les propositions de réduction faites au parlement concernant le budget prévu dans le message sur la culture visent en réalité uniquement à ralentir la croissance des dépenses. Donc on n’économise pas vraiment. On ne prend de l’argent à personne, simplement on augmente moins vite les dépenses. Si on empêche ainsi le Conseil fédéral de tenir ses promesses faites à l’avance, c’est son problème. Le gouvernement peut toutefois les tenir s’il sait économiser au niveau interne et fixer les bonnes priorités selon des critères économiques.

L’UDC n’est pas contre la culture

Le problème, c’est que des millions de francs sont gaspillés dans des projets plus que douteux. Par exemple dans des centaines de projets cinématographiques. Des productions comme "Das Schweizer Missen Massaker" (Le massacre des miss suisses) ou, tout aussi inconnue, "Le chien" ont été subventionnées à coup de plusieurs centaines de milliers de francs. On peut aussi se demander si c’est une tâche de l’Etat que de dépenser 1,6 million de francs pour la numérisation de salles de cinéma suisses appartenant au secteur privé. A côté de cela, on donne beaucoup d’argent à des milliers de petits projets culturels sans aucun avenir. Durabilité zéro. Ce qui gêne aussi le contribuable, ce sont les sommes considérables dépensées à l’étranger. Durant la seule année 2014, 592 000 francs sont allés à Shanghai, 555 000 francs au Caire, 612 000 francs à Johannesburg, 564 000 francs à la Nouvelle Delhi, 1 903 000 francs à Paris, 500 000 de francs à New York, 1 800 000 francs en Italie ou encore 600 000 francs en Russie.

En fait, ce sont les projets que personne ne veut voir qui reçoivent le plus d’argent. Car si le public était réellement intéressé à ces productions culturelles, il ne serait pas nécessaire de les soutenir. D’un autre côté, on assiste à l’émergence d’une bureaucratie culturelle de plus en plus onéreuse. Ces dysfonctionnements et ces abus de l’argent des contribuables doivent cesser.

L’UDC demande des allègements fiscaux notables, voire des exonérations fiscales pour les fondations culturelles et les dons à la culture. En outre, la constitution de fondations doit être facilitée au niveau légal. L’UDC soutient les activités culturelles dans les associations et dans des structures privées, donc une culture qui ne dépend pas de l’Etat, mais qui repose sur l’initiative individuelle de citoyens proposant des créations culturelles à d’autres citoyens au niveau local et national. L’UDC exige que la culture indigène et traditionnelle soit favorisée par rapport à des projets internationaux et de prestige. Le soutien financier ne doit plus être accordé selon le principe de l’arrosoir, mais répondre à des critères sévères et aussi entrepreneuriaux. Enfin, l’UDC se bat contre la participation à des programmes culturels de l’UE qui ne sont que des gaspillages monstrueux d’argent, loin des intérêts des citoyens et de l’économie.

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