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éditorial

Lorsque 5 Ukrainiens sur 12 en quête de protection viennent d’Afrique, des réponses sont nécessaires !

La guerre en Ukraine a surtout poussé les femmes et les enfants à fuir. L’aide rapide et non-bureaucratique de la Suisse grâce au statut de protection S est une évidence. Il faut toutefois rester vigilant ; d’une part pour éviter que les migrants économiques abusent du statut S, d’autre part parce que les milieux de la gauche rose-verte profitent de la situation pour imposer leur politique néfaste politique migratoire.

En mars dernier, le Conseil fédéral a rapidement réagi en activant, en l’espace de quelques jours, le statut de protection S, qui permet d’accueillir rapidement et sans bureaucratie les personnes en provenance d’Ukraine déplacées par la guerre. A ce jour, environ 51’000 réfugiés en provenance d’Ukraine sont enregistrés en Suisse et la Confédération s’attend à ce que ce nombre se monte à 120’000 d’ici septembre. Si cela se concrétise et que l’on ajoute à cela les autres demandeurs d’asile, le regroupement familial et la migration régulière (via la libre circulation des personnes par exemple), notre petit pays comptera 250’000 habitants supplémentaires rien qu’en 2022.

Aussi justifiée que soit l’aide aux réfugiés de la guerre, le revers de la médaille est une réalité : les conséquences financières pour notre pays sont conséquentes. La Confédération prévoit à elle seule des dépenses supplémentaires de quelque 1 milliard de francs pour 40’000 réfugiés. Ce chiffre ne tient par ailleurs pas compte des coûts supplémentaires que les cantons et les communes devront supporter pour les écoles, la santé, l’aide sociale ou encore la sécurité. Malgré toute notre compassion, nous sommes obligés, face à de telles suppléments de dépenses, d’avoir un regard critique ; nous le devons aux contribuables de notre pays. Dans une commune argovienne, sur 12 statuts S récemment attribués, tous l’ont été à des hommes et 5 d’entre eux sont originaires d’Afrique… cela suscite toute de même des questions. Un Kényan ou un Libanais qui prétend avoir vécu en Ukraine ou qui y vivait effectivement avant la guerre mais qui n’a pas de passeport ukrainien peut tout aussi bien retourner dans son pays d’origine. Le statut S ne doit pas lui être accordé et nous ne devons pas en avoir mauvaise conscience. L’UDC demande donc des réponses au Conseil fédéral par le biais d’une interpellation.

Il ne serait pas surprenant que des migrants demandeurs d’asile tentent de profiter du système. Le statut S offre en effet quelques avantages par rapport au statut d’admission provisoire, comme l’accès rapide au marché du travail, le regroupement familial immédiat et la liberté de voyager, y compris dans le pays d’origine.

En théorie, le statut S est orienté vers un retour, à terme, des réfugiés vers leur pays. De plus en plus de signent montrent toutefois qu’il ne s’agit que de théorie. En coulisse, la gauche rose-verte s’attèle à transformer la politique migratoire à sa convenance et visiblement avec succès : il y a deux jours la secrétaire générale de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS) a fait savoir que le statut S ne pourrait être désactivé « que lorsque la reconstruction de l’Ukraine serait terminée » (ce qui prendra certainement plus de 5 ans). En clair, de nombreux réfugiés ukrainiens (ou ceux qui se sont fait passer pour tels) sont ici pour toujours.

Nous devons dès à présent définir des critères à partir desquels un retour est raisonnablement exigible. La guerre se déplace de plus en plus vers l’Est. Si cela se confirme, il faudra réfléchir à limiter le statut de protection S au niveau régional et à ne l’accorder qu’aux réfugiés originaires de l’Est de l’Ukraine. Dès que la guerre sera terminée, les Ukrainiens devront selon moi rentrer chez eux. Nous ne pouvons pas attendre que tout soit reconstruit, car après 5 ans en Suisse, chaque réfugié a le droit à une autorisation de séjour en bonne et due forme. La plupart resteraient donc en Suisse pour toujours, alors que ces personnes sont attendues pour aider à la reconstruction.

L’UDC s’engagera pleinement pour que le statut S reste axé sur un retour à terme des réfugiés dans leur pays et ne soit appliqué que dans les cas où il est véritablement nécessaire.

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