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éditorial

Renvoyer enfin systématiquement les étrangers criminels

Une statistique de la Confédération, qui dresse la liste des délits commis en fonction de la nationalité du délinquant, a fait des gros titres dans les médias le weekend dernier. Ces chiffres…

Une statistique de la Confédération, qui dresse la liste des délits commis en fonction de la nationalité du délinquant, a fait des gros titres dans les médias le weekend dernier. Ces chiffres indiquent que certains groupes d’étrangers tombent beaucoup plus souvent dans la criminalité que les Suisses et d’autres étrangers vivant dans notre pays. L’urgence de renvoyer systématiquement les étrangers criminels s’avère donc une fois de plus. Or, cela n’est possible que grâce à l’initiative UDC sur le renvoi.

« A notre avis, il faudrait aussi renvoyer plus systématiquement les étrangers criminels. Mais il existe de trop nombreuses voies de recours dans la pratique », déclare Heinz Buttauer, président de l’Association suisse des fonctionnaires de police, en commentant aujourd’hui dans les médias la statistique de la criminalité étrangère publiée par l’Office fédéral de la statistique. Ces chiffres indiquent que des ressortissants d’Angola, du Nigéria ou d’Algérie tombent six fois plus souvent dans la délinquance que les Suisses. D’autres groupes d’étrangers suivent. Conclusion: il y a beaucoup trop d’étrangers qui viennent Suisse pour y commettre des crimes et le nombre d’étrangers criminels expulsés est beaucoup trop faible. Or, c’est exactement à ce niveau qu’intervient l’initiative UDC sur le renvoi en exigeant que les étrangers criminels soient enfin systématiquement renvoyés.

Cette nouvelle statistique est intéressante à plus d’un titre et infirme bon nombre d’arguments des adversaires de l’initiative. Premièrement, elle atteste que la criminalité étrangère est un authentique problème; un nombre disproportionné d’assassins, de violeurs et autres criminels violents sont d’origine étrangère; la place de ces gens n’est pas en Suisse. Deuxièmement, cette statistique confirme que des mesures d’intégration prises par l’Etat sont inefficaces. Les étrangers qui veulent s’intégrer font eux-mêmes l’effort nécessaire. Ainsi, de nombreux étrangers – également d’origines accusant un fort taux de criminalité – sont parfaitement intégrés en Suisses: ils travaillent, leurs enfants vont à l’école et ils se comportent correctement. Celles et ceux qui refusent de s’intégrer et qui tombent dans la délinquance n’ont pas leur place chez nous et doivent rentrer dans leur pays. Les mesures d’intégration décrétées par l’Etat n’y changent rien.

Les craintes avancées par certains élus du centre politique, selon lesquels un renvoi systématique d’étrangers criminels pourrait poser des problèmes avec l’accord de libre circulation des personnes, sont également infondées. Cette statistique nous apprend en effet que la grande majorité des criminels dangereux à renvoyer ne proviennent pas des Etats UE. De surcroît, l’accord de libre circulation des personnes prévoit lui aussi la possibilité d’expulser des individus qui menacent l’ordre et la sécurité publics.

La situation actuelle nous montre combien il est important que le renvoi des étrangers criminels soit obligatoire. Il faut mettre fin à la pratique laxiste des autorités dans ce domaine. Mais pour que la situation actuelle se détériore encore plus, il suffirait d’approuver le contreprojet à l’initiative sur le renvoi. Ce texte donne aux avocats et aux juges une foule d’instruments pour empêcher efficacement un renvoi en exploitant n’innombrables voies de recours. Le contreprojet constituerait donc clairement un pas en arrière par rapport au régime légal actuel. La référence au droit international et à une intégration prétendument insuffisante ne permettra sans plus de renvoyer les malfaiteurs étrangers. Il faut donc déposer dans l’urne le 28 novembre prochain un OUI convaincu à l’initiative sur le renvoi et un NON tout aussi clair au contreprojet. Voilà la seule manière d’apporter une contribution efficace à la lutte contre la criminalité étrangère en Suisse.

par l’auteur
Martin Baltisser
UDC (AG)
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