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Conférence de presse de 18. juin 2007

Assainissement de l’AI: l’UDC n’en démord pas!

Cela fait des années que l’UDC donne le cap dans le dossier de l’AI, depuis des années aussi qu’elle dénonce les abus dans cette institution. Nous avons dû répéter cent fois la même chose pour être en

Cela fait des années que l’UDC donne le cap dans le dossier de l’AI, depuis des années aussi qu’elle dénonce les abus dans cette institution. Nous avons dû répéter cent fois la même chose pour être enfin entendus. Dans les années nonante, nous nous sommes battus en vain contre les errements de la conduite socialiste dans l’AI. Nous étions les seuls à combattre le détournement des fonds APG qui étaient réservés aux personnes effectuant leur service militaire. Nous étions les seuls à nous opposer à l’opportunisme des autres partis politiques qui, sans raison valable, ont transféré 3,7 milliards de francs vers l’AI simplement parce qu’il restait encore de l’argent dans la caisse des APG. Malheureusement nos mises en garde ont été trop longtemps ignorées. Trop longtemps le PDC et le PRD ont accepté d’être les complices de la conduite socialiste dans l’assurance-invalidité.

Et voici les résultats de cette politique: la pratique des services AI est devenue de plus en plus négligente; les médecins se sont transformés en promoteurs de toutes celles et de tous ceux qui ont envie d’une rente AI, des études d’avocats spécialisés et les tribunaux sont devenus des instances bureaucratiques détruisant des sommes énormes d’argent des contribuables en renvoyant constamment les cas pour un nouvel examen, ce qui génère de nouvelles expertises et donne du travail supplémentaire aux médecins. Bref, le cercle des personnes tirant un revenu confortable de l’AI s’élargit constamment. A l’inverse, les personnes réellement concernées doivent attendre des mois jusqu’à ce que leur cas soit examiné par l’AI. Parallèlement, les abus commis par ce cercle de copinage autour de l’AI a été minimisé, voire dissimulé pendant des années. Les conséquences de cette politique sont fatales. Aujourd’hui quelque douze milliards de francs tombent chaque année dans l’escarcelle de l’AI et plus de quatre milliards de cette somme vont aux équipements, organisations et mesures individuelles. Ces quatre milliards suscitent des intérêts énormes. Rien d’étonnant dans ces conditions à ce que ce copinage « d’intérêt commun » dispose de nombreux représentants dans les parlements, institutions et administrations. Il faut dire que les intérêts « sociaux » peuvent être défendus avec beaucoup de compassion. Mais trop souvent les partisans les plus acharnés de l’Etat social sont ceux qui en profitent personnellement le plus.

Il a fallu que le conseiller national Christoph Blocher thématise en été 2003 le problème des invalides simulateurs pour que le public se rende enfin compte de l’énormité des dysfonctionnements dans l’assurance-invalidité. Mais, au lieu de s’attaquer à ce problème évident, les autres partis se sont d’abord contentés de critiquer l’UDC et de maintenir le tabou qui couvrait ces abus. Fin 2004 et lorsque la dette de l’AI s’était alourdie de quelques milliards de plus, le Conseil fédéral a ouvert une procédure de consultation, sans doute aussi parce que l’auteur du débat sur la fausse invalidité était entré entre-temps au Conseil fédéral et que les rapports de force y avaient changé.

L’UDC a marqué de son empreinte le débat parlementaire. Dans le cadre de la révision partielle concernant la procédure AI, deux propositions de durcissement déposées par le conseiller national Toni Bortoluzzi ont été approuvées et figurent depuis le milieu de l’année 2006 dans la loi révisée. Ensuite, les conseillers nationaux et conseillers aux Etats UDC ont déposé une cinquantaine de propositions pour l’assainissement de l’AI. Aucun autre parti politique ne disposait d’un réel programme d’assainissement de l’AI, le PS, plus rétrograde que jamais, encore moins que les autres puisqu’il se contentait de s’opposer à tout projet de réforme sans faire de contre-proposition.

Bien avant la fin du débat parlementaire il était évident que cette 5e révision de l’AI était un pas dans la bonne direction, mais qu’il fallait une 6e révision pour assainir durablement cette institution. C’est ce que l’UDC a communiqué le 2 mars 2006 et elle a répété cette revendication à plusieurs reprises depuis. Le 25 novembre 2006, le groupe parlementaire UDC réuni dans le Muotathal a adopté le principe selon lequel elle s’opposerait à tout financement supplémentaire de l’AI tant que les comptes de cette institution ne seraient pas équilibrés. Durant la session de printemps, nous nous sommes donc abstenus systématiquement lors des discussions sur le financement complémentaire et nous avons finalement rejeté le projet. Nous avons ainsi tenu les promesses faites à nos électeurs dans notre plate-forme électorale 2003. Pour être crédible en politique, il faut commencer par mener une politique sérieuse. L’époque où les citoyennes et les citoyens goûtaient les slaloms politiques est définitivement révolue.

Aujourd’hui, au lendemain d’un vote qui a apporté presque 60% des voix exprimées à la 5e révision de l’AI, il s’agit à nouveau de faire le point de la situation. Déjà avant ce scrutin sur la 5e révision de l’AI nous avons clairement annoncé que cette réforme était importante, mais qu’elle ne suffirait pas à assainir l’assurance-invalidité. Nous maintenons bien sûr cette position et nous vous présentons aujourd’hui une analyse complète des problèmes et dysfonctionnements qui persistent dans l’AI. Cette étude a été réalisée par un groupe interne du parti sous la conduite du conseiller national Toni Bortoluzzi. Nous fournissons ainsi la preuve que la tentative d’assainir l’AI en se contentant de la renflouer financièrement est totalement illusoire. L’invalidité simulée reste un problème de fond. Nous sommes aujourd’hui confrontés à une véritable balkanisation de l’AI et cette institution est en passe de devenir une sorte d’assurance sociale de luxe pour des étrangers non intégrés.

Nous maintenons donc notre demande d’une 6e révision de l’AI – même si les autres partis politiques se moquent de nous et considèrent, en accord avec l’Office fédéral des assurances sociales, qu’une telle réforme est inutile alors que le chef du département fédéral concerné a dû avouer lundi dernier que les bénéficiaires les plus nombreux de prestations AI, ventilés en fonction des origines, provenaient de Serbie, du Monténégro, de Croatie, de Bosnie-Herzégovine et de Macédoine. Il est vrai qu’un assainissement de l’AI du côté des dépenses est une entreprises pénible, mais elle est possible et cela sans défavoriser les personnes qui ont réellement le droit au soutien de l’AI.

Même si le PRD et le PDC s’aplatissent – comme d’habitude – et accordent des rentrées supplémentaires à l’AI (le PRD a tenu à l’annoncer à l’avance hier déjà), nous tenons à relever ici que nous ne tiendrons pas seulement nos promesses jusqu’aux prochaines élections, mais bien au-delà. A la page 58 de notre plate-forme électorale, nous demandons une 6e révision de l’AI. Et nous maintenons cette revendication.

Celles et ceux qui le 21 octobre 2007 donnent leur voix à l’UDC savent que nous nous battons avec détermination contre les abus dans les assurances sociales. Parti gouvernemental, l’UDC assume les responsabilités qui lui incombent. Mais elle veut aussi être responsable du fait que les citoyens et les entreprises de ce pays cessent de devoir payer les manquements de la politique. Celles et ceux qui votent UDC savent que ce parti veut un assainissement de l’AI au niveau des dépenses. Voilà la position que nous défendons. Et nous n’en démordons pas!

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