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Exposé

Bienvenue au Tessin!

Je souhaite peindre pour vous un tableau du Tessin que la majorité des Suisses ne connaissent pas. J’aimerais que ces explications fassent réfléchir la direction du parti, les délégués, tout le…

par Pierre Rusconi, président de l’UDC du canton du Tessin, député au Grand Conseil, Sorengo (TI)

Je souhaite peindre pour vous un tableau du Tessin que la majorité des Suisses ne connaissent pas. J’aimerais que ces explications fassent réfléchir la direction du parti, les délégués, tout le parti et qu’elles vous aident à mieux comprendre ce canton à la fois curieux et séduisant.

Tunisie, Libye, Yémen, Algérie – autant de pays en ébullition et en révolte contre leurs dictateurs ou leurs démocraties fictives issues d’un système despotique à un seul parti. Mais ces pays ont encore un autre point commun: la durée de la domination absolue exercée par un seul détenteur du pouvoir – au moins 30 ans sans interruption. 30 ans, cela use même ceux qui, initialement, avaient de bonnes intentions, cela coupe les élans idéalistes du début. 30 ans de pouvoir sont un terreau fertile pour la corruption et le népotisme. Même dans les démocraties avancées, 30 années d’exercice du pouvoir génèrent des inégalités, voire des féodalismes au sein de l’électorat et dans le monde des affaires. Une situation qui n’a plus rien en commun avec une démocratie saine et dynamique.

Pourquoi vous dis-je cela? Parce que la majorité du gouvernement cantonal tessinois est constituée de membres du PLR, et cela non pas depuis 30 ans, mais depuis 100 ans. Installé à l’origine sur la droite de l’échiquier politique, le PLR a glissé vers le centre, puis vers la gauche, pratiquant un semblant de socialisme qui trompe les propres électeurs du parti.

Vous avez au niveau national un exemple en la personne du conseiller aux Etats Dick Marty qui n’est que la pointe de l’iceberg du Parti radical-libéral tessinois. Il s’engage dans des dossiers comme Guantanamo, les vols de la CIA, le commerce des organes humains en ex-Yougoslavie – autant de nobles idéaux, mais qui n’ont aucun rapport avec la tâche que doit accomplir à Berne un conseiller aux Etats tessinois. De toute évidence, la place de ce politique est à Strasbourg, mais non pas à Berne.

Le parti de la majorité relative a perdu la boussole. Les attaques venant de l’UDC et de la Lega sont motivées par la nécessité urgente d’un changement. Une révolution dans l’urne, voilà ce que nous souhaitons pour obtenir enfin un changement dans ce canton économiquement moderne, mais politiquement moyenâgeux.

Nous voulons nous battre au niveau cantonal et national contre cette dérive qui fait perdre le sens des valeurs réelles sur lesquelles se base notre vie. L’honneur, l’éthique, la patrie, la famille, voilà les vraies valeurs dont la sauvegarde justifie à elle seule l’action politique.

Mais revenons au Tessin et à ses problèmes qui le retardent de manière intolérable sur le chemin du progrès.

Comme dans tous les cantons frontaliers, l’économie du Tessin souffre de la libre circulation des personnes. Le Tessin connait le plus fort chômage de tous les cantons suisses. Et ce chômage ne cesse de progresser alors que de nouveaux emplois sont crées. L’explication de ce phénomène apparemment contradictoire est simple: les frontaliers s’infiltrent dans toutes les branches de l’économie. Le Tessin en compte 48 000, chiffre qui équivaut à un quart des salariés du canton. Il y a davantage de chômeurs à Lugano ou à Locarno qu’à Come ou Varese. Conclusion: il y a certes du travail au Tessin, mais il n’est pas pour les Suisses. Il serait grand temps de rappeler aux employeurs ce qu’ils doivent à la Suisse. Que le « swiss made » n’est pas seulement un avantage économique, mais aussi un engagement. Il faut aussi que les patrons songent aux jeunes Suisses et à leur avenir, car les jeunes sont l’avenir de la Suisse. On ne peut pas seulement profiter; on doit aussi offrir quelque chose en contrepartie.

Nous autres gens de l’UDC nous avons lancé une campagne provocatrice (« balairatt ») pour faire comprendre au niveau politique national un besoin fondamental de la population. 3000 nouveaux emplois ont été créés en 2010 au Tessin. Tous, vraiment tous, sont allés aux frontaliers. Merci la libre circulation des personnes!

J’aimerais rappeler un petit détail aux parlementaires fédéraux: le Tessin est le troisième employeur d’Italie après l’Etat et Fiat! Il est donc grand temps de renégocier les accords conclus en 1974 avec l’Italie, car leurs conséquences économiques ne sont plus supportables. Il faut davantage tenir compte des besoins de notre canton. La clause de la préférence donnée aux travailleurs indigène doit absolument être réintroduite.

Les accords Schengen-Dublin doivent être renégociés! La Suisse n’est pas un pays à figurer sur une liste noire! Pendant que le Tessin est submergé d’artisans italiens, les entreprises tessinoises se heurtent à une bureaucratie italienne dissuasive qui bloque le plus souvent l’accès au marché italien.

Pour Madame Doris Leuthard, la situation régnant au Tessin n’est pas un problème. Nous savons bien qu’en politique les mathématiques sont une question de point de vue, mais la crise de l’emploi a atteint des sommets vertigineux au Tessin. Madame Leuthard ne voit aucun problème non plus dans la fermeture du tunnel du St-Gothard pendant trois ans durant lesquels notre canton sera isolé du reste de la Suisse. C’est à se demander quels sont les vrais problèmes de Madame Leuthard. Peut-être le choix de son coiffeur?

Dans l’affaire du St-Gothard, l’UDC du Tessin et les Jeunes UDC du canton d’Uri ont proposé l’aménagement d’un deuxième tunnel routier à sens unique. Cette idée n’est pas contraire à l’initiative sur la protection des Alpes; elle accroîtrait la sécurité routière et maintiendrait ouverte la porte entre le nord et le sud. Nous espérons que l’UDC Suisse la reprendra à son compte.

L’abandon de contrôles frontaliers résultant des accords de Schengen est source d’inquiétude et augmente la criminalité importée. Le sud du canton du Tessin connait un accroissement de cambriolages toujours plus audacieux et plus violents. Il n’est pas acceptable que la Confédération retire les gardes-frontière et abandonne notre canton à une criminalité toujours plus agressive. Nous autres Tessinois, nous estimons que nous faisons partie intégrante de la Suisse et nous demandons parfois si le reste de la Suisse voit les choses de la même manière.

Le Conseil fédéral s’est précipité à Berlin pour tenter d’endiguer les mesures prises contre les banques suisses. On n’a pas assisté au même empressement face à la campagne diffamatoire que l’Italie a lancée contre les banques suisses. Nous autres Suisses, nous avons été qualifiés de mafieux et notre gouvernement n’a même pas osé protester. Pire, il s’est excusé à Rome lorsque l’UDC du Tessin a condamné vigoureusement ces attaques inqualifiables. Y a-t-il donc deux poids et deux mesures? Les Tessinois ne l’espèrent pas.

Cela fait longtemps que la Suisse italienne n’est plus représentée au Conseil fédéral et la perte de sensibilité aux besoins des régions périphériques en est sans doute une des conséquences. Nous espérons – et nous nous battrons pour cela – que le plus grand parti de Suisse se souvienne toujours des périphéries et de la Suisse latine. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que le Tessin soit représenté à Berne par un membre de l’UDC et votre présence aujourd’hui à Lugano est un encouragement supplémentaire dans ce sens.

Nous invitons toutes les Suissesses et tous les Suisses à quitter lesdits partis historiques de Suisse pour rejoindre l’UDC – à l’image des Européens qui abandonnent l’euro pour un franc suisse plus solide et plus digne de confiance!

Mes amis, je vous remercie des émotions profondes que nous offre votre présence aujourd’hui. Profitez de cette journée et rappelez-vous toujours que les Tessinois se sentent Suisses. Sentez-vous Tessinois l’espace d’un jour et vous verrez que vous êtes chez vous au Tessin!

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