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Exposé
Conférence de presse de 15. août 2006

Etrangler les citoyens avec les impôts?

L’Etat assume de plus en plus de tâches et il a besoin de plus en plus de moyens à cet effet. Ce développement a entraîné une forte hausse des impôts et un boursouflement de l’appareil bureaucratique

L’Etat assume de plus en plus de tâches et il a besoin de plus en plus de moyens à cet effet. Ce développement a entraîné une forte hausse des impôts et un boursouflement de l’appareil bureaucratique ces dernières années. Pour les entreprises, les impôts, taxes et redevances sont des facteurs augmentant les coûts de production. Pour les salariés, un accroissement de la charge fiscale égale moins d’argent à la fin du mois. Résultat: il reste de moins en moins pour vivre aux citoyens et aux entreprises. Dans aucun autre pays membre de l’OCDE, la charge fiscale n’a augmenté aussi fortement durant les 15 ans écoulés qu’en Suisse.

Prêcher pour l’économie et lui faire payer des impôts
Bon nombre de mes collègues du Conseil des Etats et du Conseil national ne ratent pas une occasion pour se vanter de leur attitude favorable à l’économie. Mais quand ils doivent passer de la parole aux actes, quand ils sont confrontés à des décisions qui frappent directement les entreprises et notamment les PME, ils ne se souviennent plus guère de leurs beaux principes politiques. Quand la politique financière et économique a des répercussions directes sur l’économie et les PME, les grandes déclarations faites précédemment sont oubliées.

Quelques exemples pour illustrer cette « politique économique » de notre Parlement: passage de l’Icha à la TVA, augmentation de la TVA de 1% pour l’AVS, augmentation de l’impôt sur les huiles minérales, introduction de la RPLP, etc. Au lieu de chercher par tous les moyens à empêcher cette évolution néfaste, le Conseil fédéral, l’administration et la majorité du Parlement se surpassent en propositions visant à prélever un maximum d’argent dans le circuit économique. Un autre exemple: en 2004, le Secrétariat à l’économie (seco) a dépensé 166’000 francs pour le contrôle des salaires. Pour l’année 2006, 11,8 millions de francs, soit 70 fois plus, sont inscrits à ce poste.

Travailler pour l’Etat jusqu’aux vacances d’été
Les débordements bureaucratiques ajoutés à la hausse constante des impôts, taxes et redevances ont fait que nous devons aujourd’hui livrer plus de la moitié de notre revenu à l’Etat. Cherchant sans doute à se garder les faveurs des contribuables pressurés, le ministre des finances Hans-Rudolf Merz a eu l’idée originale de déclarer le 18 avril 2006 « jour du devoir fiscal accompli ». C’était encore une manière de tromper les gens. Car si Monsieur Merz tenait compte de tous les prélèvements obligatoires conformément à la méthode de l’OCDE, ce « jour du devoir fiscal accompli » ne pourrait être fêté que durant les vacances d’été. Je comprends bien que le ministre des finances ne veuille pas gâcher ses vacances, mais en avançant de 48 jours cette « fête » il n’a pas agi honnêtement.

Il n’est tout de même pas acceptable que Monsieur et Madame Suisse doivent travailler chaque année jusqu’au 3 juillet uniquement et exclusivement pour l’Etat. Comment encourager les gens à faire un effort quand ceux qui travaillent encore doivent travailler toujours plus pour financer ceux qui vivent confortablement à la charge de l’Etat?

Le fisc n’a pas à accaparer les fruits de l’effort
Aujourd’hui, le principe suivant s’impose de plus en plus: « Celui qui dort plus longtemps sera aidé par l’Etat, celui qui travaille sera puni. » Il faut mettre tout en œuvre pour que cela cesse. L’Etat n’a pas à pénaliser par des prélèvements fiscaux excessifs celles et ceux qui font un effort. Pourquoi donc refuse-t-on encore et toujours d’admettre l’évidence selon laquelle un climat fiscal favorable encourage le développement économique, la prospérité, la création de richesses et attire des bons contribuables? L’économie ne peut être florissante et compétitive que si les citoyens et entreprises peuvent disposer librement de leurs ressources et ne dépendent pas de l’Etat.

La gauche veut étrangler les citoyens par les impôts
Nous le voyons bien, les citoyens et les entreprises ont besoin de plus de liberté et de plus de marge de manœuvre pour s’épanouir. Or, la politique de la gauche va juste en sens inverse. Les socialistes ont déjà huit nouveaux projets fiscaux en réserve:

  • augmentation des prélèvements pour les salariés
  • augmentation des prélèvements pour les employeurs
  • impôt sur les successions
  • impôt sur les gains en capital
  • impôt sur l’électricité nucléaire
  • impôt de luxe
  • impôt sur les donations
  • impôt sur la richesse

Pour le chef d’entreprise responsable de 240 employés que je suis, cette liste de nouveaux impôts est proprement effrayante. Comment mon entreprise peut-elle encore travailler avec profit si tous ces projets se réalisent? Ces redistributeurs patentés et autres profiteurs de l’Etat compromettent la compétitivité nationale et internationale de notre économie. Le plus étonnant, c’est que le Parti socialiste qui prétend défendre les travailleurs participe à cette politique de destruction des emplois. Et on ne comprend pas non plus comment les socialistes peuvent soutenir une augmentation de la TVA pour financer les œuvres sociales alors que cette mesure touche en premier lieu les petits revenus.

L’UDC combat tous les nouveaux impôts, taxes et redevances. L’économie doit croître et non pas l’Etat. En tant que chef d’entreprise, je sais fort bien que chaque franc dépensé par l’Etat doit d’abord être gagné par l’économie. Il faut donc donner aux citoyens et à l’économie la liberté dont ils ont besoin pour s’épanouir.

par l’auteur
This Jenny
SVP (GL)
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