Faire confiance au peuple

La démocratie directe pratiquée en Suisse donne au peuple le droit d’élire les membres des exécutifs cantonaux et communaux ainsi que de lancer des initiatives populaires et des référendums aux…

Alfred Heer
Alfred Heer
conseiller national Zürich

La démocratie directe pratiquée en Suisse donne au peuple le droit d’élire les membres des exécutifs cantonaux et communaux ainsi que de lancer des initiatives populaires et des référendums aux trois niveaux de l’Etat.

Il faut dès lors se demander pourquoi le peuple n’a pas aussi le droit d’élire le gouvernement de la Suisse. Dans tous les cantons, les membres des conseils d’Etat sont élus par le peuple. Ce système a fait ses preuves. Un candidat qui souhaite être élu doit se présenter devant le peuple et c’est ce dernier qui fera son choix.

Le côté obscur du parlement

Le Conseil fédéral est cependant élu par les 246 membres de l’Assemblée fédérale des deux chambres réunies. Le choix des candidats manque de transparence parce qu’il est trop souvent le résultat d’entente d’arrière-boutique.

Dans une élection populaire, en revanche, les candidats doivent expliquer leur politique et faire la preuve de leurs capacités lors de la campagne électorale. Le poids de leurs arguments fera l’objet d’une appréciation. L’élection des conseillers fédéraux par le peuple garantit aussi l’indépendance du gouvernement par rapport au parlement. Un gouvernement élu par le peuple est l’obligé du peuple et plus du Parlement.

Pour obtenir une majorité au parlement, il suffit de faire suffisamment de concessions. Les candidats diluent leurs convictions et les partis adverses choisissent volontairement le candidat qui leur semble le plus complaisant. Pire, il arrive même qu’ils prescrivent quels candidats des partis concurrents conviennent et lesquels ne conviennent pas.

Les meilleurs sont élus

Dans une élection populaire, les candidats doivent faire la preuve de leurs capacités. Les meilleurs seront finalement élus. De plus, l’initiative UDC garantit une présence équitable des minorités. Au moins deux conseillers fédéraux doivent être issus de Suisse latine. Il va de soi que la Romandie et le Tessin pourraient même avoir plus que deux sièges au gouvernement fédéral.

C’est dans la nature des choses que les quelque cinq millions d’électrices et électeurs de Suisse feront un meilleur choix que 246 parlementaires enfermés dans la défense d’intérêts particuliers.

Donc, le 9 juin – faire confiance au peuple, OUI à l’élection du Conseil fédéral par le peuple.

Alfred Heer
Alfred Heer
conseiller national Zürich
 
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