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Exposé
Conférence de presse de 10. juillet 2003

Formule magique: un petit pays prÊt à faire un grand pas?

Quand on a du succès, on se fait fréquemment copier. Il y a quatre ans, lorsque nous tenions la première conférence de presse sous le titre de "100 jours avant les élections", j’ai dit que nous…

Quand on a du succès, on se fait fréquemment copier. Il y a quatre ans, lorsque nous tenions la première conférence de presse sous le titre de « 100 jours avant les élections », j’ai dit que nous serions sans doute contraints de choisir le 101e jour avant les prochaines élections pour refaire la même chose. Et, comme par hasard, vous êtes convoqués demain à une conférence de presse du PRD sur le même thème. Un détail sans grande signification, mais néanmoins symptomatique: bon nombre de nos propositions ont été combattues ces dernières années dans un réflexe quasi-automatique par les autres partis politiques et peu de temps après, ces mêmes partis vont à la pêche aux voix avec nos idées politiques. Ainsi, l’adhésion à l’UE et l’OTAN ne sont plus des objectifs politiques et la voie bilatérale – autrefois considérée comme strictement impossible – est aujourd’hui parfaitement admise. Lorsque nous voulions baisser les impôts il y a quatre ans, la réponse la plus forte qu’on nous ait donnée fut une initiative radicale pour un moratoire fiscal, initiative lamentablement échouée depuis. Entre temps, nous avons réussi à faire baisser les impôts. Cela ne suffit pas, mais c’est déjà un début. Quand nous demandions des réductions des dépenses, nous nous faisions ridiculiser et aujourd’hui tout le monde réclame à cor et à cri une baisse des charges publiques. Après des années de lutte de notre part, les autres partis finissent par admettre aujourd’hui que les abus dans le droit d’asile sont un réel problème. Et la fondation de solidarité tellement vantée avant le vote populaire est aujourd’hui un sujet soigneusement évité.

Dans d’autres domaines, le changement des mentalités n’a malheureusement pas encore eu lieu. Pris dans leurs réseaux de copinage, les autres partis sont impuissants face aux problèmes qui ont pour nom Swiss, Expo.02, traité d’Etat avec l’Allemagne, primes d’assurance-maladie, etc. D’une manière générale, la tendance à imiter l’UDC a créé certaines incertitudes dans les autres partis. Ce n’est certainement pas un hasard si, après sept ans à la tête de l’UDC, je collabore aujourd’hui avec le troisième président ou la troisième présidente des autres partis gouvernementaux.

Tout cela n’est pas une surprise. J’ai préparé mon parti à cette situation déjà lors de la première assemblée des délégués suivant les dernières élections fédérales. Quand on est attaqué de toutes parts et constamment mis sous pression, on doit faire un travail programmatique sérieux, connaître à fond les dossiers, savoir anticiper les développements futurs, résister, faire preuve de courage et de détermination. Nonobstant toutes les prévisions pessimistes, l’UDC s’est assez bien sortie de cette situation. Nous n’avons certes pas atteint tous nos objectifs politiques, mais nous avons marqué de notre empreinte des thèmes importants de la politique fédérale. Personne ou presque ne nous en aurait jugés capables il y a quatre ans. Entre temps, nous sommes parvenus à confirmer lors des élections cantonales le succès obtenu au niveau fédéral. Nous avons réussi d’emblée partout où nous nous sommes présentés pour la première fois. Nous avons travaillé intensément durant ces quatre années écoulées pour renforcer les structures du parti et nous avons gagné au total 183 sièges lors des élections cantonales. Aujourd’hui, il s’agit de faire le point de la situation et d’apprécier les élections 2003.

Nos objectifs pour les élections 2003

Malgré les pronostics optimistes et résultats positifs des sondages électoraux, notre premier objectif électoral reste la consolidation du succès obtenu lors des dernières élections fédérales. Jamais encore depuis l’introduction du système proportionnel, un parti politique n’a fait une progression aussi forte que celle de l’UDC en 1999. Nous avons travaillé durement afin de conserver cette base pour notre futur travail politique. Nous avons largement atteint ce but, j’en suis persuadé. La base personnelle s’est élargie, les structures sont plus vigoureuses, dans de nombreux cantons l’équipe fondatrice a cédé le témoin sans anicroche à une relève jeune et dynamique. La question de savoir si nous allons gagner ou perdre des sièges nous intéresse évidemment et nous l’analysons en détail. Mais nous ne cédons pas aux illusions. La situation en matière d’apparentement de listes n’est pas encore claire. Nous partons du principe que la coalition des perdants, à savoir le PS, le PRD et le PDC, cherche en priorité à empêcher l’UDC de gagner des sièges. L’alliance UDC-PRD conclue dans le canton de Zurich restera sans doute l’exception. Cela dit, il est amusant d’observer le rapprochement entre les ennemis acharnés d’hier dans le seul but d’empêcher le succès de l’UDC.

Des pertes de sièges UDC ne sont pas à exclure, notamment dans les cantons dont la représentation à Berne est réduite à la suite du dernier recensement. Je songe par exemple à Appenzell-Rhodes Extérieures et Bâle-Ville ainsi qu’aux cantons où nous avons eu de la chance lors des dernières élections, par exemple les Grisons, Zoug et Thurgovie. Des gains de sièges sont possibles en Suisse romande, plus particulièrement à Fribourg, Vaud et Genève. En Suisse alémanique, la bataille sera plus difficile, mais on peut imaginer le gain d’un siège à Bâle-Campagne, Schwyz ou Lucerne. Bien que nous nous présentions dans plusieurs cantons aux élections au Conseil des Etats, un succès serait une grande surprise. Dans les cantons où l’UDC a infligé aux autres partis des défaites historiques ces dernières années, elle n’est pas encore capable de s’imposer dans des élections selon le système majoritaire. Cette situation résulte d’une logique politique, personne ne soutenant son principal adversaire politique après avoir subi une défaite douloureuse. Il faudra encore du temps pour que cela change, mais la qualité des candidats n’y est pour rien.

Dans l’ensemble, l’UDC entend conforter sa position de premier parti politique de Suisse et renforcer son influence sur la politique future par ses propositions claires, fiables et ciblées. Notre parti entend mener une politique dynamique pour le bien des citoyennes et des citoyens, combattre le mal à la racine et éliminer les faiblesses. Pour changer et améliorer quelque chose dans ce pays, il faut voter UDC.

Nouvelles élections également au Conseil fédéral – une chance pour tous les électeurs!

La formule magique revient régulièrement dans le débat politique. Pour nous, il était et il est toujours parfaitement clair que l’UDC peut revendiquer de droit un deuxième siège au Conseil fédéral. Le PS semble être le premier parti à reconnaître cette réalité politique qui, notons-le en passant, existe déjà depuis quatre ans. Peut-être les socialistes espèrent-ils ainsi obtenir un soutien pour leur malheureuse conseillère fédérale et ministre des affaires étrangères. La prétention du PDC de défendre des valeurs morales dans cette campagne électorale fait sourire quand on considère précisément l’injuste répartition des sièges gouvernementaux – et bien d’autres positions de ce parti. Le PRD, enfin, plus ébranlé qu’on ne l’imagine communément, tente de défendre ses sièges avec des personnalités de second rang. Face à cette situation ambiguë, il faut se poser la question d’un véritable nouveau départ au Conseil fédéral.

Le Conseil fédéral est dans une situation inextricable en politique étrangère. Il ne peut réaliser son objectif d’adhésion à l’UE; pour la première fois dans son histoire, il est confronté à des accords internationaux non ratifiés, le traité avec l’Allemagne sur la navigation aérienne et la Convention alpine. Le compte de la Confédération est totalement déséquilibré, sans compter la dette monstrueuse des caisses de pension. La charge fiscale est plus lourde que jamais. La situation économique est mauvaise, n’en déplaise aux optimistes professionnels. On a du mal à discerner au Conseil fédéral une réelle volonté politique de s’attaquer à ces problèmes. Le Conseil fédéral n’est plus qu’un groupe de combattants individuels réunis par hasard. Des figures politiques fortes y font douloureusement défaut.

Ne serait-ce pas une chance pour notre pays si le Conseil fédéral était totalement recomposé après les élections de cet automne? Une chance pour les citoyennes et les citoyens d’influencer réellement et au-delà des élections parlementaires la composition du gouvernement fédéral? La démission globale du Conseil fédéral permettrait de réélire les meilleurs sortants et les meilleurs parmi les nouveaux candidats afin de former une équipe forte qui prendrait solidement en main les rênes du pays en ces temps difficiles. Pour représenter plus efficacement une importante proportion de citoyennes et de citoyens aujourd’hui délaissés, il serait sans doute utile que plus d’un UDC fasse partie du nouveau Conseil fédéral. Si nous ne saisissons pas cette chance, nous revivrons un nouvel épisode dégradant des élections au Conseil fédéral avec son lot de comptes à régler et de coalitions indignes. Le PS a déjà annoncé publiquement et par voie d’affiches qu’il allait faire chantage sur le Conseil fédéral. Il s’agit tout de même de la dignité de notre gouvernement. En démissionnant globalement – ce qui n’exclut pas de nouvelles candidatures parmi les sortants – le Conseil fédéral donnerait au peuple la possibilité de faire un choix véritable lors des prochaines élections et de mettre fin aux dysfonctionnements. Par contre, si les minables jeux tactiques se poursuivent, le projet d’initiative pour faire élire le Conseil fédéral par le peuple est plus utile que jamais.

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UDC conseiller national (ZH)
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