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Exposé
Conférence de presse de 19. décembre 2013

Il est grand temps que la Suisse gère à nouveau elle-même l’immigration sur son territoire

L’immigration forte et incontrôlée en provenance de l’UE préoccupe depuis de nombreuses années les citoyens de ce pays. A juste titre, car en 50 ans la population de la Suisse a doublé pour passer de 4 à 8 millions de personnes et le trafic de personnes a quadruplé durant cette même période. La population résidente a augmenté l’an passé de plus de 84 000 personnes dont 73 300 immigrants. Nous avons donc affaire à une croissance de 1,1%. A côté de l’Australie, du Canada et de la Nouvelle-Zélande, nous sommes un des pays d’immigration les plus attractifs du monde. La densité démographique de la Suisse est très élevée avec 195 personnes au km2 et la surface occupée est de 400 m2 par personne. Chaque seconde un mètre carré de terre cultivable est bétonné. Ce constat devrait donner à réfléchir surtout aux partis politiques qui se prétendent écologistes.

L’immigration forte et incontrôlée en provenance de l’UE préoccupe depuis de nombreuses années les citoyens de ce pays. A juste titre, car en 50 ans la population de la Suisse a doublé pour passer de 4 à 8 millions de personnes et le trafic de personnes a quadruplé durant cette même période. La population résidente a augmenté l’an passé de plus de 84 000 personnes dont 73 300 immigrants. Nous avons donc affaire à une croissance de 1,1%. A côté de l’Australie, du Canada et de la Nouvelle-Zélande, nous sommes un des pays d’immigration les plus attractifs du monde. La densité démographique de la Suisse est très élevée avec 195 personnes au km2 et la surface occupée est de 400 m2 par personne. Chaque seconde un mètre carré de terre cultivable est bétonné. Ce constat devrait donner à réfléchir surtout aux partis politiques qui se prétendent écologistes.

Mais la raison pour laquelle la gauche et les Verts refusent de soutenir cette initiative est évidente: elle sort de la cuisine de l’UDC. Il est tout de même curieux de voir aujourd’hui ces milieux politiques s’aligner sur les intérêts de l’économie. N’est-ce pas la gauche qui prétend se battre en première ligne contre la dispersion de l’habitat et le bétonnage du paysage, pour réduire les émissions de CO2, pour réduire la consommation, pour une utilisation économe des ressources, pour une baisse de la consommation d’énergie, pour l’abandon du nucléaire? N’est-ce pas la gauche qui veut stopper la diminution de la biodiversité et la pollution de l’air, qui veut des paysages intacts, moins de pressions sur les employés et les salaires, moins de hausse des loyers et moins de trafic automobile?

Depuis l’introduction de la libre circulation des personnes en 2002, le nombre de chômeurs a passé de 119 000 à 218 000 au troisième trimestre de cette année. 66 000 jeunes (10,4% de tous les jeunes) sont sans travail, soit juste deux fois plus qu’en 2002. 46% des chômeurs sont des étrangers. Quand près d’une personne sur deux au chômage est étrangère, il faut bien admettre que quelque chose ne tourne pas rond dans la libre circulation des personnes. Les étrangers représentent 23,3% de la population, mais la moitié des chômeurs. On continue néanmoins de nous dire que seuls des professionnels qualifiés immigrent en Suisse. Mais alors pourquoi perdent-ils si souvent leur emploi? Autre constat: trois fois plus d’étrangers que de Suisses vivent de l’aide sociale. La quote-part de l’aide sociale est de 2,1% chez les Suisses, de 6% chez les étrangers.
Ces chiffres sont d’autant plus alarmants qu’ils s’affichent à une période de bonne conjoncture économique. Personne ou presque ne réfléchit malheureusement aux conséquences de la libre circulation des personnes en cas de baisse conjoncturelle prolongée.

Combien d’habitants la petite Suisse supporte-t-elle? Le fait que l’immigration est cinq fois plus élevée que l’émigration dans l’UE est-il réellement un signe de qualité? Combien de citoyens la Suisse peut-elle supporter? 9, 10, 11 ou 12 millions? Ou les huit millions actuels sont-il déjà trop? Ce qui est certain, c’est que le citoyen suisse ne tire aucun avantage de cette situation. Année après année, la croissance nette de la population représente celle du canton de Schaffhouse ou de la ville de Lucerne.

La Suisse n’était pas un pays du tiers monde avant la libre circulation des per-sonnes. A cette époque, les saisonniers devaient quitter le pays après neuf mois ou en cas de chômage. Aujourd’hui, je pense que les travailleurs étrangers ne quitteront pas la Suisse en cas de ralentissement économique et qu’ils mettront nos institutions sociales en péril. Pour assurer durablement l’AVS, il faudrait que les travailleurs immigrants n’aient pas plus de 25 ans. Or tel n’est évidemment pas le cas.

Dans une affaire aussi importante et aux conséquences aussi lourdes, malheu-reusement également négatives, un Etat souverain doit pouvoir décider de sa propre autorité. Surtout quand on observe objectivement le développement économique de l’UE, son fort chômage et le bas niveau de ses salaires: il est évident qu’il faut s’attendre à ce que la forte migration vers la Suisse se poursuive.

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