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Il vaut la peine de voter UDC!

En fait, notre congrès de ce jour aurait dû avoir lieu, comme nous vous l’avions annoncé, dans le canton du Jura. Nous avons commencé les préparatifs en juillet déjà et avant les vacances d’été…

Exposé d’Ueli Maurer, conseiller national, président UDC Suisse

En fait, notre congrès de ce jour aurait dû avoir lieu, comme nous vous l’avions annoncé, dans le canton du Jura. Nous avons commencé les préparatifs en juillet déjà et avant les vacances d’été tout était en place pour tenir notre première assemblée dans ce canton, à Bassecourt plus exactement. Lorsque des activistes de gauche ont annoncé une manifestation de protestation, la commune a résilié la location de la salle pour laquelle nous avions pourtant conclu un contrat. Par la suite, nous avons tenté avec l’aide active du gouvernement jurassien de trouver une autre solution. Pour des raisons de temps, mais aussi dans le souci de la sécurité de nos délégués, nous n’avions finalement pas d’autre choix que de venir à Granges. Je remercie en tout cas les sections du Jura et de Soleure pour leur grand travail et le soutien qu’elles nous ont apporté.

Un scandale politique

Ces événements sont politiquement inquiétants. Dans notre Etat de droit démocratique il suffit apparemment qu’une manifestation soit annoncée contre le plus grand parti politique du pays, en l’occurrence un parti mal-aimé, pour que tout le monde s’aplatisse. C’est grave, car si cet exemple fait école en Suisse on pourra y empêcher n’importe quelle assemblée politique simplement parce qu’on ne la trouve pas sympathique. Ce comportement est indigne d’un pays démocratique. Mais au lieu de voir la Suisse politique s’élever contre ces pratiques intolérables, je dois aujourd’hui constater une joie à peine dissimulée chez nos adversaires. Tout cela fait un authentique scandale politique. On est prêt à protéger le public le 1er mai ou à n’importe quelle autre date contre des casseurs gauchistes, on dépense des millions pour écarter les extrémistes de droite du Rütli, on mobilise 15 000 soldats et on dépense 180 millions de francs pour assurer des rencontres de football, mais quand le premier parti politique de Suisse veut tenir son assemblée on se contente de dire que ce n’est pas possible. Mais où sommes-nous donc? La gauche qui prétend volontiers être l’unique force politique solidaire, démocratique et tolérante ne peut pas se débarrasser de son passé. Les méthodes staliniennes et totalitaires de ses adhérents cadrent mal avec ses prétentions. Mais elles ne conviennent guère non plus au canton du Jura. Il n’y a qu’une réponse à cela: plus de démocratie et plus d’UDC. Je souhaite courage et endurance à notre section jurassienne pour s’imposer dans cet environnement détestable et pour remporter les élections d’octobre. Nous vous inviterons l’an prochain à siéger dans le canton du Jura et nous espérons bien alors être reçus par une députation UDC au Grand Conseil ayant atteint la force d’un groupe parlementaire. Il y a quelques années on nous a jeté des pots de fleurs à Genève, on a endommagé nos voitures à La Chaux-de-Fonds, mais cela n’a pas empêché le parti démocratique que nous sommes à faire son travail et à progresser. Notre groupe parlementaire adressera encore quelques questions sur cette navrante affaire au Conseil fédéral durant cette session d’automne.

Il vaut la peine de voter UDC

C’est avec une grande satisfaction que nous pouvons prendre acte des résultats des votations de dimanche dernier. Les années de combat de l’UDC contre les abus dans le droit d’asile et le droit des étrangers ont porté des fruits. Ce combat, nous l’avons toujours mené seuls et il nous a valu des attaques et des insultes. Mais la population a fini par nous donner raison, et cela avec une clarté surprenante. Ce succès est un véritable jalon dans l’action politique de notre parti. Renforcé aux dernières élections et occupant désormais deux sièges au Conseil fédéral, notre parti intervient de plus en plus vigoureusement dans la politique suisse. Les électrices et les électeurs peuvent constater qu’il vaut la peine de voter UDC. L’UDC va droit au but; elle ne se laisse pas dévier de sa trajectoire ni par le journalisme de campagne, ni par les insultes. Le courage et l’honnêteté sont récompensés. Un grand merci à tous ceux et à toutes celles qui travaillent depuis des années dans ce but.

Mais n’attendez pas de moi que je nous couvre de lauriers. Nous n’avons pas le temps pour cela. Les problèmes dans le domaine de l’asile et des étrangers ne sont pas résolus, beaucoup s’en faut. L’UDC suivra attentivement l’application des nouvelles lois et combattra toute tentative d’éluder une volonté populaire clairement exprimée. Certaines décisions prises dans le passé par les autorités et les tribunaux nous incitent à la plus grande prudence.

Intégrer la population étrangère, mais combattre les abus

Pour commencer, il s’agit de constater clairement et sans réserve aucune que la très grande majorité des étrangers vivant chez nous sont fort bien accueillis. Je pense à tous ceux et à toutes celles qui travaillent dans notre pays et participent à sa prospérité. Ils se sentent bien en Suisse, ils s’engagent pour notre pays et veillent à leur propre entretien et celui de leurs proches. Nombre d’entre eux sont d’ailleurs nos sympathisants parce que, comme nous, ils ont la volonté de l’effort et agissent en personnes responsables. Ils entendent offrir une contrepartie à l’hospitalité que leur accorde la Suisse et qu’ils savent apprécier. Nous avons avec eux des rapports agréables et même amicaux: ils cherchent la liberté, la sécurité et la prospérité dans notre pays et sont prêts à y apporter leur propre contribution. Mais eux aussi – et même surtout eux – souffrent des abus commis par certains de leurs propres compatriotes et ils apprécient d’autant plus l’établissement de règles de cohabitation claires. La nouvelle loi sur les étrangers approuvée dimanche dernier leur offre de meilleures possibilités d’intégration qu’il s’agira d’utiliser.

Mais à côté de cette cohabitation agréable, nous devons bien constater, dans la vie quotidienne, sur les lieux de travail et dans les écoles, des abus qui nous inquiètent. Je songe notamment aux nombreux dysfonctionnements dans les procédures de naturalisation, à la violence et aux déficiences actuelles dans l’enseignement, au chômage et à l’assistance, de même qu’à la propension croissante à la violence et la criminalité des étrangers, enfin au refus de s’intégrer de personnes provenant d’autres cercles culturels et, plus particulièrement, de l’islam. L’isolement de certains nouveaux intégrés dans les villes porte déjà les traits dangereux d’une ghettoïsation.

Voilà des problèmes qui font peur à de larges couches de la population, aussi parce que de nombreux habitants de ce pays en sont personnellement touchés. Mais pour les autres partis politiques, ces problèmes sont un tabou. La Suisse officielle croit pouvoir les résoudre en refusant d’en parler. Ceux qui les abordent sont immédiatement qualifiés de « politiquement incorrects », voire de racistes. Mais des moralisateurs hypocrites ne rendent service à personne. Ni à la population étrangère résidant en Suisse, ni aux Suissesses et aux Suisses. La population de certains pays voisins comme la France et les Pays-Bas paie aujourd’hui déjà le prix élevé de l’insouciance de leurs autorités politiques. Il ne faut pas que nous en arrivions là en Suisse.

Problèmes flagrants

Partant du principe que la grande majorité de la population étrangère se comporte correctement, les problèmes proviennent donc d’un groupe d’étrangers relativement petit et récemment immigré. Mais ce groupe est renforcé par des immigrants en provenance de l’est européen qui profitent de la libre circulation des personnes.

Quelques chiffres pour illustrer cette problématique:

  • le taux de chômage est de 5,5% parmi les étrangers, de 2,4% parmi les Suisses.
  • 5,8% des étrangers perçoivent une aide sociale contre 1,9% des Suisses.
  • sur les 290 000 rentiers AI, 101 000 sont des étrangers, soit 35%.
  • 52,% des personnes soupçonnées de délits sont des étrangers.
  • dans les crimes graves comme les atteintes à l’intégrité physique et la proie, la proportion d’étrangers est partiellement de plus de 50 %, dans les viols de plus de 60%.
  • la proportion d’étrangers dans la population carcérale est supérieure à 50% et atteint parfois même 80%.
  • chaque année, 10 000 à 15 000 mariages de complaisance sont conclus en Suisse dans le but d’obtenir une autorisation de séjour, voire une naturalisation.

Il va de soi que cette liste n’est pas exhaustive.

Idées de solutions

Constatant depuis de nombreuses années que les comptes rendus médiatiques ignorent systématiquement ce qui ne correspond pas à l’idéologie de leurs auteurs, je tiens à souligner une fois de plus que les propositions de l’UDC pour améliorer cette situation visent uniquement les cas où l’hospitalité suisse est abusée.

Nous avons déjà déposé notre initiative populaire pour des naturalisations démocratiques. Celle-ci exige que les citoyens gardent la compétence de choisir les personnes pouvant devenir Suisses, donc que cette compétence ne soit pas transférée à l’administration ou aux tribunaux. Il faut toute de même rappeler que le nombre de naturalisations a passé de quelque 6000 par an dans les années nonante à plus de 40 000 aujourd’hui. Il faut que la naturalisation reste un acte politique et les infatigables moralisateurs et critiques doivent l’accepter.

La nouvelle loi sur les étrangers ayant été définitivement acceptée, nous travaillons actuellement à des propositions législatives ayant les buts suivants:

  • une personne qui souhaite immigrer, vivre et travailler en Suisse doit reconnaître expressément et de manière contraignante pour elle que l’ordre de notre Etat est supérieur à un éventuel régime légal défini par sa propre religion. Cette procédure doit cependant garantir la liberté religieuse.
  • celles et ceux qui violent les principes essentiels de notre ordre public ou qui refusent de les accepter perdent tout droit à une autorisation de séjour.
  • l’interdiction de séjour prononcée parallèlement à des peines graves doit par principe être irrévocable et illimitée.
  • une personne accueillie en Suisse doit respecter notre mode de vie et notre culture.
  • la Suisse doit s’engager au sein de l’ONU et dans d’autres organisations internationales dont elle fait partie à ce que les droits de l’homme soient respectés sans réserve dans tous les pays membres de ces organisations.

Vous le voyez bien, les problèmes ne manquent pas, ni en politique des étrangers, ni dans d’autres domaines. Nous sommes bien inspirés de nous occuper de ces problèmes avant qu’ils ne nous dépassent.

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