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Exposé
Assemblée des délégués Congrès spécial du 2 mai 2009 à Berne

La migration détruit-elle nos oeuvres sociales?

Oui, évidemment ! Et pas seulement le filet de sécurité et de solidarité sociale que les forces du travail, les entreprises, l’économie…

Oui, évidemment ! Et pas seulement le filet de sécurité et de solidarité sociale que les forces du travail, les entreprises, l’économie ont savamment et équitablement tissé.

Etat des lieux

L’AI est endettée, fin 2008, à hauteur de 12,7 milliards. S’y ajoutent chaque année environ 1,5 milliards. L’assurance chômage arrivera au bilan négatif de 6 milliards fin 2009 et les prévisions estiment une dette de 16 à 17,5 milliards en 2013.

L’AVS sera très probablement confrontée à des problèmes de financement dès 2013. L’Assurance maternité manque déjà de liquidités. La migration est largement responsable de ce naufrage qui va s’accélérer : abus dans le domaine de l’AI, médicalisation de problèmes sociaux, d’intégration, augmentation du chômage, pression à la baisse sur les salaires et sur la productivité, substitution de la main d’œuvre suisse qualifiée et non qualifiée par des étrangers. C’est la « chaîne du bonheur » de la libre circulation des personnes, des biens et des services : les Russes vont en Bulgarie remplacer des Bulgares qui vont en Pologne. Les Polonais vont en Allemagne et les Allemands en Suisse. Et les Suisses émigrent vers l’Etat social, qui subit des charges toujours plus lourdes. Avec l’extension de la libre circulation chacun peut bénéficier, déjà après un jour de cotisation des prestations généreuses de l’Etat social.

Immigration subie, immigration « choisie ».

La migration prend des formes diverses. Une immigration qui « s’impose » par le fait accompli, considérée idéologiquement par la gauche comme une redistribution des ressources et subie (droit d’asile, légal et illégal, sans-papiers, clandestins, tourisme social, de délinquance, opportunisme d’assistance ou nuptial). Et une migration « souhaitée » cette-fois ci par ceux qui ont besoin d’une main-d’œuvre plus exploitable, de forces de travail moins exigeantes, moins solidaires (une forme d’arrivisme social forcené et justifié par la fascination de la consommation, le besoin de faire vivre famille, famille élargie ou village au pays) et moins soucieuses du développement durable, de l’environnement et de la culture. Certains ultralibéraux, sans doute fatigués de vivre, comptent même sur l’immigration pour combler le déficit des naissances et corriger la pyramide inversée des âges. Quelle erreur ! Les migrants se sentent prioritairement solidaires de leurs familles, exportent une partie de leurs revenus vers le pays d’origine, mais ne se sentent pas majoritairement loyaux et soucieux de l’avenir du supermarché social où ils ont eu trop rapidement le droit de se servir.
Gare à la sous enchère, gare à la déconstruction des solidarités naturelles.

Les deux formes migratoires, dans lequelles il ne faut pas oublier le business nuptial (parfois par escroquerie sentimentale) sont une idéologie politique, partagée par les mondialistes de droite et de gauche, qui vise à fluidifier les îlots de résistance naturels (Nations, Etats, Démocratie directe) à la globalisation et à la gouvernance d’oligarchies et d’experts. L’économie de croissance illimitée, de spéculation déconnectée de l’économie réelle, soumise aux exigences des actionnaires a besoin de « carburant » humain pour la croissance de sa consommation déraisonnable, du bétonnage de nos campagnes et du paiement de ses retraites. Les travaux manuels et ingrats sont dévalorisés, les services hospitaliers et l’assistance des personnes âgées (toujours plus nombreuses !) et de leurs familles atomisées est moins solidaires. Il n’y a pas que la main-d’œuvre non qualifiée qui est importée mais également des spécialistes qu’il devient trop coûteux de former chez nous.

Reporter la recherche de solutions durables et équitables à plus tard.

L’immigration empêche le développement optimal de la société en ralentissant, en renvoyant à plus tard la recherche de solutions respectueuses de l’économie réelle, de la solidarité des générations, de la formation de qualité (remplacée par un analphabétisme culturel et linguistique enrobé de naïveté multiculturelle, aboutissant à des individus qui ne sont plus d’un conglomérat de consommateurs ou d’assistés sociaux). L’immigration bouche des trous à court terme mais charge lourdement les œuvres sociales à long terme. Le coût global de l’immigration reste difficile à établir et il est évident qu’il s’agit d’un sujet politiquement sensible, sur lequel le centre-gauche ne donnera pas toutes les informations souhaitées. Il est même sûr, que pour des raisons de protections des données, ou pour respecter les tabous du politiquement correct et les normes « antidiscrimination », on ne vous permettra pas d’aborder de manière transparente et chiffrée ces questions.

Le coût réel de la migration : une charge lourde et déraisonnable

En France, Jean-Paul Gourévitch, dans une monographie des « Contribuables associés » (2008) a évalué les coûts de l’immigration : asile et son industrie, frais carcéraux ( en Suisse 70% des prisonniers sont des étrangers),coûts sécuritaires, travail au noir, assistance sociale, coûts d’intégration, fraude fiscale, prostitution, santé, augmentation des loyers, baisse du niveau scolaire et de formation et ceux des recettes (cotisations sociales, fiscalité). 71,7 milliards de dépenses moins 45,5 milliards de recettes égalent 26,1 milliards d’euros ( 1,4 % du PIB français). Le taux de chômage des immigrés est le double de celui des indigènes et les prestations sociales constituent 14% du revenu moyen des ménages immigrés (contre 5% pour les ménages indigènes). En Suisse, Gion Pieder Casaulta et Marco Reichmuth (2006) ont démontré que des immigrants de l’ex-Yougoslavie ont reçu, dans le canton de Zoug, 20,8 % des nouvelles rentes AI alors qu’ils ne sont que 6,1 % de la population. Un étranger sur 16 est au chômage alors que seul un Suisse sur 42 bénéficie de l’AC. Les Suisses ont touché 62,9% des nouvelles rentes alors qu’ils constituent 78,4% de la population.
L’UDC demande qu’une étude extensive des coûts de l’immigration en Suisse soit entreprise sur le court et le long terme. L’effort et la charge d’une telle politique, imposée par l’idéologie ultralibérale et la gauche redistributrice de nos acquis sociaux doit être clairement quantifiable.

Avec la libre circulation, les rentes AVS sont exportées sans adaptation au pouvoir d’achat local aux assurés vivant dans un autre Etat signataire de l’accord. L’aide sociale est une aide publique qui ne devrait pas être exportée. L’immigration et la libre circulation sont donc une manière de s’en prendre à la propriété et de jouer de manière opportuniste sur la différence des niveaux de vie.

Le modèle ultralibéral de société, pour faciliter la mondialisation, tente de nomadiser les populations, d’atomiser les individus, de rendre fluides les sociétés en dissolvant les collectivités naturelles, la famille, les identités culturelles, la souveraineté alimentaire qui constituent des freins naturels à son modèle illimité de croissance. Elle trouve un écho dans la gauche compassionnelle, immigrationiste masochique qui vise le même objectif de subversion en redistribuant la nationalité, les ressources du travail de générations entières, le capital de solidarité social sans exiger de véritables intentions d’intégration et sans demander l’avis de ceux qui ont contribué à la prospérité de notre pays. L’idéologie de la « diversité » et de l’ouverture contrainte ne défend pas le peuple. Elle permet aux entreprises d’enrichir les actionnaires et de démanteler les acquis sociaux. La diversité est au service du néolibéralisme et non son ennemie. L’antiracisme, le refus de la discrimination et pire, la discrimination « positive » basée sur des valeurs communautaristes, ethniques ou minoritaires est une posture morale qui se fait au détriment du principe de l’égalité des droits. L’immigration est une pression déloyale sur les travailleurs, les œuvres sociales et l’économie réelle. Car elle créée une pression de sous-enchère salariale, un motif de délocalisations pour complaire aux actionnaires, mais aussi détruit le concept de sécurité sociale, fragilise celui de solidarité naturelle et de solidarité entre les générations. Elle est le moyen destructeur de reporter à plus tard les adaptations technologiques, la modification des habitudes de consommation et la définition d’une croissance raisonnable permettant de bien vivre.

Proximité, qualité de vie, bien-être, défense de nos intérêts.

Il est urgent de mettre un terme définitif à cette politique désastreuse, qui est dirigée contre le peuple et surtout contre les plus fragiles. Les sociétés socialement les plus hétérogènes sont aussi les plus dangereuses…pour les plus faibles. La diversité agit négativement sur la solidarité. Elle laisse la porte ouverte aux « arrivistes » migrants âpres à l’ascension sociale, à n’importe quel prix et aux assistés qui estiment, après quelques années de travail physiquement pénible, qu’ils ont droit à être , et leur famille, pris en charge. La sensibilité et l’attitude vis-à-vis de l’Etat n’est pas la même que dans notre culture de responsabilité individuelle et d’indépendance. Les risques d’abus sont augmentés et aggravés par une attitude compassionnelle de perception de la diversité comme victime.

La migration a un coût qui est exorbitant. Il doit être évalué sans œillères idéologiques. La population doit être protégée contre ce phénomène déloyal, coûteux, qui est encore aggravé par une injuste promotion par discrimination positive ou assistance sociale.

L’UDC demande au Conseil Fédéral de retourner au système des « contingents » et de dénoncer l’ accord sur la libre circulation des personnes ( ALCP) pour protéger la population suisse des conséquences de la migration sur le chômage, les prestations de l’assurance-chômage. Les migrants utilisent déjà 40% de l’assurance-chômage, plus de 40 % de l’AI et une grande part de l’aide sociale.

par l’auteur
Dominique Baettig
(JU)
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