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Exposé

La situation au Tessin, un canton frontière

En tant que représentant d’un canton frontalier, je suis particulièrement scandalisé par la non-application de l’initiative pour le renvoi, pourtant acceptée par le peuple en 2010. Comme dans tous les cantons frontaliers, nous subissons fortement les effets de la libre circulation des personnes : nous souffrons du dumping salarial, du remplacement systématique de la main-d’œuvre locale par la main-d’œuvre étrangère moins chère et de la criminalité transfrontalière et importée. Tous ces aspects sont évidemment liés à l’ouverture incontrôlée des frontières et à la libre circulation des personnes. Le monde politique a honteusement refusé l’application de la volonté populaire, avec les deux initiatives « Stop à l’immigration de masse » et « Pour l’expulsion des criminels étrangers ». La Suisse abandonne l’une de ses tâches les plus importantes: protéger la population de notre pays, sur le marché du travail et contre la criminalité importée. Tout cela est simplement scandaleux !

Selon les données publiées par l’Office fédéral de la statistique, les crimes graves commis par des étrangers entre 2017 et 2018 se démarquent clairement. Les cantons frontaliers sont les plus durement touchés par la criminalité importée. Dans mon canton du Tessin avec ses 360’000 habitants, par exemple, les chiffres de la criminalité sont similaires à ceux du canton de Berne, alors que ce dernier est trois fois plus peuplé. Les cantons de Suisse centrale, en particulier ceux qui comptent le moins d’étrangers, font état de données beaucoup moins inquiétantes que les cantons frontaliers. L’équation « plus d’immigration = plus de criminalité » est évidente.

Mon canton souffre aussi massivement de la criminalité transfrontalière. En voici quelques exemples: au cours de l’année 2019, en quelques mois, nous avons vécu des vols à main armée, des agressions à l’explosif contre des distributeurs automatiques de billets et des assauts armés avec des mitraillettes contre des fourgons convoyeurs de fonds. Délits commis facilement grâce à l’ouverture des frontières et à la libre circulation.

Cependant, au lieu de faire enfin quelque chose à ce sujet – par exemple en mettant en œuvre la volonté populaire et, surtout en expulsant les criminels étrangers – l’État protège trop souvent les criminels en faisant appel à la clause de rigueur.

Je vais vous raconter une expérience personnelle. Je suis Président d’une petite commune qui a été rapidement touchée par plusieurs actes criminels commis par des auteurs étrangers. La population était très effrayée et craignait que ces criminels puissent viser leur maison, ou de se trouver à la banque lors d’une attaque à main armée. Depuis ce moment, j’ai reçu de mes concitoyens la mission d’essayer par tous les moyens de leur donner plus de sécurité, à la fois en tant que Président de commune et en tant que Conseiller national.

Au niveau des frontières, il faut également dire que les contrôles ne sont plus effectués dans les faits. Les gardes-frontières – qui font un excellent travail dans les conditions difficiles dans lesquelles ils opèrent – ne les contrôlent qu’occasionnellement et manquent d’efficacité. Les criminels étrangers entrent et sortent facilement du notre pays. Nous en avons eu la confirmation pendant la période du confinement, où les frontières étaient constamment surveillées et l’immigration était sévèrement limitée : les crimes ont fortement chuté en Tessin.

L’initiative de limitation est la seule solution pour la sécurité des citoyens

L’UDC demande que les décisions du peuple soient appliquées. Dans un pays où la démocratie directe est le pivot de la société, si le gouvernement ou le parlement entrave la mise en œuvre des décisions populaires, alors c’est la dictature. La dictature des partis.

Pour mon canton, un OUI à l’initiative de limitation serait une bénédiction pour les travailleurs tessinois qui se voient désormais systématiquement exclus du marché du travail au profit des travailleurs frontaliers. Au cours des 15 dernières années, avec l’avènement de la libre circulation, les chômeurs ont fortement augmenté au Tessin, les personnes au bénéfice de l’aide social ont doublé et les travailleurs sous-employés ont presque triplé. On ne peut pas continuer ainsi, une solution immédiate est nécessaire.

Un OUI à l’initiative de limitation serait également une réponse concrète à la lutte contre la criminalité, car les tribunaux ne pourront plus faire appel à l’accord sur la libre circulation des personnes pour empêcher l’expulsion des criminels étrangers.

Grâce à un retour au contrôle de l’immigration, nous pourrons décider qui entre et qui quitte notre pays. Avoir des portes, à l’image d’une maison, permet à notre pays de les ouvrir – et donc de permettre plus d’immigration si l’économie en a vraiment besoin – et de les fermer lorsque, comme dans ce cas, l’économie n’en a pas besoin. J’espère sincèrement que le peuple Suisse saisira l’occasion, le 27 septembre, de redevenir maître chez lui.

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