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L’armée suisse doit servir la défense nationale

Altstätten est une place de marché fort ancienne dont le passé mouvementé surgit à chaque pas. La lecture de son histoire nous rappelle une époque où certaines choses n’allaient pas tout simplement…

Altstätten est une place de marché fort ancienne dont le passé mouvementé surgit à chaque pas. La lecture de son histoire nous rappelle une époque où certaines choses n’allaient pas tout simplement de soi. Une époque où il fallait travailler dur pour survivre. Une époque où les Suissesses et les Suisses ont, à force de labeur et d’endurance, jeté les bases des valeurs qui ont longtemps fait le succès de no-tre pays: la qualité, la précision, l’honnêteté, le respect mutuel, l’ordre et la volon-té constante de s’engager pour le bien commun.
Il ne s’agit là que d’une petite partie de notre histoire, mais nous pouvons en être fiers. Cette histoire nous offre aussi de précieux enseignements. A ce propos, on peut lire ce qui suit dans une évaluation de la Suisse qu’avait faite le service de renseignement allemand en 1940:
« Le soldat suisse se distingue par son amour pour la patrie, par son endurance et sa persévérance. C’est aussi un bon tireur. Il accorde beaucoup de soin à l’entre-tien des armes, des équipements, des uniformes, des chevaux et des bêtes de somme. Le soldat originaire des Alpes est sans doute un combattant particulière-ment efficace. »
L’histoire nous montre que cette volonté de défense attribuée au soldat suisse a finalement inspiré toute la population. La volonté de défendre la patrie. Et ce sont précisément cette volonté et les autres qualités attri-buées à notre armée qui nous ont évité des décennies durant d’être mêlés à des actions guerrières.

Il faut que cela reste ainsi. Nous avons donc toujours besoin d’une armée dispo-sant de systèmes modernes et performants, d’une armée apte à résister à un at-taquant sur notre territoire.
« L’armée contribue à prévenir la guerre et à maintenir la paix; elle assure la défense du pays et de sa population. » (art. 58 al. 2 cst.)
Pour être crédible, une armée doit faire la preuve de sa compétence de défendre le pays. On ne peut attendre que la crise soit aux portes du pays pour créer cette compétence. C’est alors trop tard. Les services du feu ne commencent pas à s’exercer lorsque tout le village est en flammes.

Défense nationale – une notion qui n’est plus guère utilisée. Parce qu’elle n’est plus pensable et plus nécessaire?
Qui peut affirmer aujourd’hui qu’il ne sera plus nécessaire de défendre le pays dans 10, 20 ou 30 ans? Le rapport de politique de sécurité demandé par le Conseil fédéral semble pourtant arriver à cette conclusion. Or, nous serions bien conseillés de continuer d’exercer les disciplines essentielles de la conduite d’une guerre.

Si notre armée est capable de repousser une attaque militaire lancée contre la Suisse, elle est aussi bonne dans toutes les autres disciplines. En d’autres termes, celui qui est préparé au pire des cas saura aussi surmonter toutes les autres diffi-cultés. Si les grandes banques ont échoué, c’est justement parce qu’elles n’étaient pas préparées au pire des cas.
Dans un cas de défense, il s’agit soit de mettre fin aux conflits dans l’espace opé-rationnel qui nous intéresse, soit de reprendre le contrôle des portions du terri-toire national conquises par l’ennemi. Les opérations de défense comprennent donc la capacité de sécuriser le pays et de mener un combat sous la forme d’une défense dynamique de l’espace national. La combinaison d’actions d’attaque, de défense et de retardement menées par des formations d’intervention repose sur un engagement combiné d’armes. Concrètement, cela signifie que des unités d’in-tervention de l’infanterie stoppent, ralentissent ou canalisent le plus tôt possible les troupes ennemis dans un terrain propice à la défense. Grâce à leurs tirs de longue portée et une conduite agressive du combat, les unités mécanisées créent de bonnes conditions pour la défense. Cette coordination doit être exercée sans cesse, car elle est la haute école de la conduite de la guerre. Notre armée doit y exceller. Nous avons le droit d’exiger cela d’elle. Elle seule en est capable, car elle est l’unique réserve stratégique de notre pays.

Notre armée nous aide, nous protège, garantit notre sécurité et nous défend. Nous devons veiller à ce qu’elle ait les moyens de remplir ces tâches. Des tâches qui, nous l’osons espérer, seront à nouveau formulées plus clairement et plus pré-cisément dans le prochain rapport de politique de sécurité.

J’attends de ce rapport qu’il place à nouveau la compétence de défense au cœur de la politique de sécurité. Nos soldats doivent maîtriser la tech-nique de défense. Leur instruction doit viser cet objectif. Voilà la seule manière de nous prémunir pour l’avenir, un avenir que ni nous, ni la gau-che politique ne peuvent prévoir.

Et c’est pour cette raison précisément que nous devons prendre en consi-dération toutes les possibilités existantes qui peuvent constituer une me-nace pour notre pays. Comme le dit fort justement le Conseil fédéral, nous devons penser à l’impensable.
Je suis persuadé que la crise et les incertitudes que traverse actuellement l’armée sont dues au fait qu’elle a cessé de se préparer au pire des cas envisageables. Depuis le début des années nonante, notre armée s’ef-force de remplir des tâches toujours plus nombreuses et plus diverses. Mais durant cette période, on a cessé de croire en la tâche primordiale et ultime de notre armée: la défense de l’indépendance et de la liberté du pays.

J’ai confiance dans la nouvelle direction du DDPS et de l’armée; je la crois capable de rétablir le crédit dont notre armée et même tout notre pays ont un urgent besoin. Mais pour atteindre cet objectif, il faut aussi que les internationalistes enragés du Parlement et du Conseil fédéral se remet-tent en question et prennent conscience de la mission originale de notre armée.
Veillons tous ensemble à ce que la priorité soit à nouveau donnée à la mission centrale de notre armée: la défense nationale!

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Chrisitian Miesch
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