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Exposé
Conférence de presse de 02. avril 2009

L’armée suisse n’est pas préparée à des cas de danger réel

La nouvelle Armée XXI devra faire avec moins de personnel. Amincie, moins chère, bien formée et équipée, flexible et technologique: tels étaient les qualificatifs employés par le Conseil fédéral et le

La nouvelle Armée XXI devra faire avec moins de personnel. Amincie, moins chère, bien formée et équipée, flexible et technologique: tels étaient les qualificatifs employés par le Conseil fédéral et le Parlement à la veille de la votation du 18 mai 2003 sur Armée XXI. Les opposants à la réforme craignaient à l’époque « qu’Armée XXI ne serait pas en mesure de défendre la Suisse et qu’elle ne respecterait pas notre neutralité ». Fin 2007 le chef de l’armée de l’époque nous expliquait que l’armée suisse n’était pas préparée pour un engagement.

Coûts de la bureaucratisation
Durant la campagne de votation sur Armée XXI, le Conseil fédéral a pris position de la façon suivante: « Avec Armée XXI les moyens seront mieux utilisés: la taille réduite de l’armée et son système d’approvisionnement plus efficace permettront de faire des économies, qui pourront être investies dans une formation, des équipements et un armement plus modernes. » Bien qu’avec Armée XXI le nombre des membres de l’armée ait été réduit de 400’000 à 200’000 (120’000 + 80’000 soldats de réserve), les coûts d’exploitation sont restés pratiquement inchangés. Ces coûts ont en fait doublé si on les considère par personne, alors que les dépenses pour l’acquisition d’armement ont beaucoup reculé dans le même temps.

Rapport budget d’exploitation / budget d’armement

Budget 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009    
d’eploitation 50% 54% 55% 58% 60% 64% 63% 66% 61% 62% 63% 64% 63% 68%    
d’armement 50% 46% 45% 42% 40% 36% 37% 34% 39% 38% 37% 36% 37% 32%    

Ces chiffres étayent le fait que la réforme Armée XXI a été mise en œuvre sans idée précise et que la bureaucratie hypertrophiée du DDPS a été maintenue. Le développement de structures de commandement centralisées et d’innombrables états-majors centraux ont englouti des moyens considérables, qui ont alors fait défaut pour l’achat de matériel militaire, et qui ont mené à des processus de commandement bureaucratiques et compliqués. C’est pourquoi l’ensemble des structures du DDPS doivent être mises à plat, remises en question de manière critique et optimisées. La question centrale est la suivante: à quel point les structures et les infrastructures de commandement sont-elles vulnérables?

Alignement inutile sur l’OTAN
Ces dernières années la défense nationale autonome a été reléguée au second plan. La Suisse est entourée d' »amis » nous a-t-on dit et proclame-t-on encore avec enthousiasme. On nous annonçait l’interopérabilité, l’un des objectifs primordiaux du Partenariat pour la Paix. Les forces armées des partenaires devaient pouvoir opérer sans frictions avec celles de l’OTAN. La poursuite entêtée et anticonstitutionnelle de la stratégie de la « sécurité par la coopération » a finalement mené à ce que l’armée suisse ne soit plus préparée à l’engagement, voire même que la Suisse ne soit plus en mesure aujourd’hui de se défendre seule. La direction politique et militaire de ces dernières années vivait dans l’erreur de croire que la sécurité pouvait venir de la coopération avec l’étranger et en abandonnant la mission de défense du pays. Personne ne s’est jamais posé la question de savoir si dans une situation militaire critique une armée étrangère viendrait réellement soutenir ou protéger la Suisse.

Acharnement électronique
Des centaines de millions de francs ont été investis dans le système d’informations de conduite des Forces terrestres (SIC FT), le système intégré d’exploration et d’émission radio (IFASS) ainsi que l’intégration du Data Link dans FLORAKO. A l’avenir les capacités en matière de conduite et de renseignement doivent être développées et étendues (C41). Avec l’aide d’un renseignement intégré et moderne (ISTAR), il serait possible de se faire une image détaillée de la situation générale. Ce système parmi d’autres nous berce dans l’illusion que nous pouvons gagner la guerre grâce aux technologies modernes et avec un engagement minimal en hommes. Les expériences tirées des opérations en Afghanistan et en Iraq montrent cependant que l’utilisation de systèmes modernes est limitée, particulièrement dans les zones très denses. Si les aides techniques sont souvent utiles, la mission armée doit aussi pouvoir être menée à bien sans elles. Les aspects politiques et culturels des conflits doivent rapidement être intégrés sur place dans les techniques de combat opérationnelles. C’est pourquoi le commandant des troupes doit faire preuve de la dextérité nécessaire pour remplir sa mission correctement et de sa propre initiative.

Pour avoir une armée crédible nous n’avons pas besoin de posséder toute la technologie de pointe existante, qui nous rend, de surcroît, dépendants de l’étranger. Il convient plutôt de trouver un équilibre entre la formation, le commandement, le soutien à l’instruction et le combat. Et surtout il faut avoir la volonté de préparer l’armée suisse à des cas de danger réel.

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