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Le bilan désastreux de la politique rouge-verte

Il est de bon ton dans ce pays de minimiser les conséquences de l’endettement de la Confédération, de tenter d’occulter la situation préoccupante de nos assurances sociales, de tenir des discours…

Il est de bon ton dans ce pays de minimiser les conséquences de l’endettement de la Confédération, de tenter d’occulter la situation préoccupante de nos assurances sociales, de tenir des discours lénifiants sur les effets à moyen et long terme du vieillissement de la population en argumentant qu’en comparaison internationale, la Suisse se porte encore relativement bien. Or, en quelques années, l’endettement de la Confédération a subi une hausse vertigineuse, passant de 38,5 milliards de francs en 1990 à 130 milliards de francs à fin 2005 ; en ajoutant les autres engagements passés sous silence tels les dettes de l’assurance-invalidité (AI), de l’assurance chômage (AC), les obligations face aux caisses de pension qui n’ont pas été totalement refinancées (Poste, CFF etc) ou encore les prêts NLFA, elle atteint en réalité plus de 160 milliards de francs.

Explosion des dépenses sociales

Comment en est-on arrivé là ? On a fait croire aux citoyennes et aux citoyens qu’ils avaient droit en quelque sorte à un service complet au tarif zéro en développant tout azimut un éventail de prestations dont le financement n’était pas assuré dans son intégralité. Et s’il est un mythe savamment entretenu avec succès par les milieux de la gauche en Suisse, c’est bien celui du soi-disant démantèlement des prestations sociales ; or, en réalité, c’est bien le contraire qui s’est produit durant ces dernières années : entre 1990 et 2003, les dépenses pour la sécurité sociale en Suisse ont plus que doublé, passant de 64 milliards de francs (19,7% du PIB) à 129, 7 milliards de francs (29,9% du PIB) ; cette explosion des dépenses a pour origine une extension des prestations sociales qui n’a pas pu être couverte par la croissance économique ; en d’autres termes, le système social suisse a commencé à vivre à crédit, sur le dos des générations futures ; en 13 ans, nous sommes devenus les vice-champions européens de la hausse du pourcentage des dépenses sociales (+9,2%) comparées au produit intérieur brut (PIB), juste derrière le Portugal.

L’assurance-invalidité : un cas d’école

L’exemple le plus frappant de cette dérive est illustré par le cas de l’assurance invalidité ; le Département de l’Intérieur ainsi que les offices concernés, à l’époque tous sous une direction socialiste, ont laissé déraper les dépenses en négligeant de contrôler fermement les conditions d’octroi de nouvelles rentes, en refusant de prendre les indispensables mesures de lutte contre des abus évidents, en ne soutenant pas les offices AI qui tiraient la sonnette d’alarme et en laissant exploser les rentes pour raisons psychiques (augmentation de 40%),

rentes qui concernent de surcroît en majorité de jeunes citoyens ; le mauvais exemple venant d’en haut, il a gangrené une bonne partie de l’administration où il est devenu particulièrement commode d’utiliser l’AI pour résoudre certains problèmes de restructuration au sein des anciennes régies fédérales tout particulièrement ; ce refus d’empoigner le problème à la racine et de mettre en œuvre rapidement des mesures correctrices a eu pour conséquences désastreuses de répercuter en cascade les conséquences financières sur les caisses de pension des anciennes régies fédérales ; à titre d’exemple significatif, la caisse de pension des CFF mérite une attention toute particulière : malgré un premier refinancement de 12,5 milliards de francs par la Confédération, rien n’a été résolu ; en effet, à fin 2005, elle comptait plus de rentiers que d’actifs !! En 2004, 2470 employés touchaient une rente AI, ce qui entraînait pour la caisse de pension des CFF un coût de 48 millions de francs soit 7,53% des prestations totales de l’assurance ; ce qui est grave, c’est que plus d’un employé sur cinq des CFF mais aussi de la Poste devient un rentier AI dans le courant de sa carrière professionnelle !!

Et aujourd’hui, alors qu’une réforme minimaliste (600 millions d’économies par année) tente de réduire un déficit annuel de 1,8 milliards de francs et qu’une dette avoisinant les 11 milliards de francs aura été accumulée fin 2007, les partis de gauche contestent encore par le biais du référendum le bien fondé des mesures mises en œuvre pour corriger péniblement le tir. Cela signifie concrètement que la gauche veut assainir l’AI exclusivement par des recettes supplémentaires ; c’est tout simplement scandaleux et inacceptable pour les citoyens et citoyennes de ce pays qui travaillent durement et paient des impôts.

Encore heureux que nous ayons réussi à convaincre le peuple et les cantons que l’initiative COSA était catastrophique pour les finances publiques ainsi que pour l’AVS ; aujourd’hui après le rejet du peuple, ce sont 7 milliards de francs qui vont pouvoir être versés au Fonds de l’AVS au lieu d’être dilapidés purement et simplement.

Nouveaux dangers financiers en vue

Les coalitions rouges-vertes ont toujours eu le chic pour étendre à l’infini certaines prestations sociales sans trop se préoccuper de leur financement pérenne ; il est vrai que pour les partis de gauche, il suffit de créer de nouvelles taxes, d’augmenter les impôts, au besoin d’en inventer de nouveaux ou de transférer des ressources financières appartenant aux cantons à la Confédération ; quant à la croissance économique et à la création de richesses nouvelles et de valeur ajoutée, seuls moyens permettant d’améliorer les perspectives financières à long terme des assurances sociales et donc des citoyens, c’est le cadet de leurs soucis malgré les envolées lyriques dans les meetings pré-électoraux. Ces contradictions dans le discours de la gauche sont connues et ne surprennent plus depuis longtemps.

Par contre, l’inquiétante nouveauté de ces dernières semaines, c’est le summum de l’irresponsabilité politique et de l’incompétence financière dont font preuve ces milieux dans leur défense de l’initiative pour une caisse maladie unique et sociale ; l’absence totale de réflexion quant à la maîtrise des coûts de la santé, l’insouciance avec laquelle ils tâtonnent, changeant bientôt trois fois par semaine le mode de financement de leur « solution miracle » , jonglant avec les contradictions en se moquant de la population sont tout simplement indignes d’un parti gouvernemental sans compter qu’ils mettent en péril un système de santé de qualité, même s’il nécessite certaines réformes importantes. Le parti socialiste, les verts et l’extrême gauche nous avaient certes habitué à inventer de nouvelles prestations sociales qui devaient être financées par l’argent des contribuables et le plus souvent de manière incomplète ; mais c’est la première fois, et c’est historique qu’il soutiennent un texte qui va démanteler à terme des prestations sociales de qualité, en faisant de surcroît payer encore davantage le citoyen-contribuable; c’est ce qui s’appelle jeter l’argent par la fenêtre en pure perte !!

Mesdames et Messieurs les délégués, par égard pour vous, je renoncerais à analyser ici les dérapages financiers et administratifs du Département des transports, de l’énergie et des télécommunications dans la gestion des nouvelles transversales alpines (NLFA) où les dépassements de crédit relatif au tunnel de base du Gothard uniquement sont en train de mettre en grave danger par ricochet la réalisation de nouvelles infrastructures indispensables dans d’autres régions du pays. En effet, les 30,5 milliards de francs prévus pour le total du fonds de financement des transports publics seront dépensés d’ici fin 2008 et des parties essentielles du projet global ne seront pas terminées ou n’auront même pas démarré !! J’ai cru comprendre que Monsieur le Conseiller Fédéral Leuenberger comptait poursuivre son mandat au gouvernement ; alors il serait temps qu’il reprenne en main ce lourd contentieux au lieu de perdre son temps à nous entretenir de ses états d’âme et autres réflexions personnelles. Que ce soit sur la sécurité de l’approvisionnement énergétique de la Suisse, sur la nécessité d’une transition durant laquelle le nucléaire sera incontournable et le problème des déchets à résoudre impérativement, il y a du pain sur la planche et pas une minute à perdre en volte-face et irrésolution, sinon il est préférable qu’il transmette ces dossiers à des personnes plus motivées et qui permettront aux citoyens et citoyennes de ce pays de pouvoir constater que leurs impôts et autres taxes sont utilisés enfin avec un maximum d’efficacité.

Le mirage européen

L’adhésion à l’Union Européenne est une des autres » marottes » de la gauche helvétique ; la hausse vertigineuse de la TVA (15%) afin de « payer « la cotisation « d’entrée et de devenir euro compatible ne l’effraye nullement ; elle ne se soucie pas davantage de l’inévitable hausse des taux d’intérêts qui frapperait de plein fouet les propriétaires comme les locataires et appauvrirait de larges couches de notre population ; l’augmentation du chômage ne semble pas la rebuter davantage et cela est plutôt surprenant ; non, ce qui l’intéresse, c’est le niveau élevé des normes sociales en vigueur dans la plupart des pays européens en comparaison avec notre pays et inévitablement, elle ferait tout pour que la Suisse s’aligne sur ces standards coûteux ; d’ailleurs, chaque fois qu’une nouvelle convention en matière sociale voit le jour, la gauche demande systémati-

quement que notre pays en reprenne à son compte les chapitres principaux sans autre forme de procès et surtout sans se préoccuper des conséquences financières que cela implique. Quant à la perte d’indépendance décisionnelle qui en découlerait et la baisse de compétitivité que subiraient nos entreprises, la gauche suisse s’en fiche royalement.

Aide au développement : une remise à plat s’impose !

Dans son programme électoral, le PS prône une augmentation de l’aide publique au développement à 0,7% du PIB d’ici 2010 et 1% jusqu’en 2015 ; pas trace d’une remise en question quant à l’efficacité et à la transparence des fonds affectés dont seuls 40 % vont effectivement à l’étranger ; même le récent rapport critique de la Commission de gestion ne semble pas interpeller le PS ; quant à Mr Fust qui dirige la DDC, il balaye d’un revers de main toute critique ou remise en question de ses choix et ses récentes déclarations dans la presse allaient même jusqu’à insinuer que les commissaires ne comprenaient décidément rien à l’aide au développement et que leur rapport méritait tout juste d’être classé verticalement. Pourtant, avant de prôner de nouveaux moyens financiers, le simple bon sens exige qu’une vérification rigoureuse soit établie quant à l’adéquation des fonds employés avec les buts recherchés. Le slogan « circulez, il n’y a rien à voir mais payez tout de même » semble être la règle intangible dans certains milieux pour lesquels le PS et la gauche en général ont visiblement perdu toute saine curiosité critique.

Asile et étrangers : enfin sur la bonne voie !

Enfin, ultime exemple de dérive qui vient heureusement d’être corrigée tout au moins partiellement par le vote clair du peuple suisse : la problématique de l’asile et tout ce qui s’y rattache de près ou de loin comme l’insécurité, le trafic de drogue, l’utilisation abusive de prestations sociales entre autres ; l’entrée en vigueur des nouvelles lois sur l’asile et les étrangers donnera les instruments nécessaires aux autorités pour mieux encadrer celles et ceux qui pourront rester en Suisse en vue de s’y intégrer et faire en sorte que les personnes ne remplissant pas les conditions requises pour séjourner dans notre pays se voient dissuadées d’y rester. L’application avec doigté et rigueur de la nouvelle législation mettra fin au laxisme qui a eu cours durant les dernières années et a coûté des dizaines de millions de francs à notre pays ; grâce à l’engagement du parti et de notre Conseiller Fédéral en charge du dossier, Christophe Blocher, nous pouvons espérer que nous sommes sur le bon chemin, malgré toutes les manœuvres obstructionnistes de la gauche.

En conclusion, je pense vous avoir démontré que le camp rose-vert de ce pays a une fâcheuse propension, non seulement à dilapider les deniers publics sans état d’âme mais encore cherche systématiquement de nouvelles sources de revenus pour boucher les trous en pressurant les citoyens-contribuables de ce pays ; il ne tient qu’à nous tous de stopper cette tendance néfaste et de poursuivre le changement amorcé durant cette législature en renforçant encore le poids de notre parti l’automne prochain.

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