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Le Conseil fédéral et le Parlement ignorent le peuple!

La question de la future orientation et des tâches de l’armée suisse nous a régulièrement occupés ces derniers mois. Bien que le projet de révision de la loi militaire ait été enterré durant la…

La question de la future orientation et des tâches de l’armée suisse nous a régulièrement occupés ces derniers mois. Bien que le projet de révision de la loi militaire ait été enterré durant la session parlementaire d’été 2008, on a du mal à comprendre la direction que prennent les partis du centre, prétendument bourgeois. Les cours de répétition obligatoires à l’étranger, les engagements obligatoires à l’étranger pour les militaires professionnels et les transferts de compétences en faveur du Conseil fédéral n’ont pu être empêchés que grâce à une coalition avec la gauche. Avec ces propositions internationalistes et nocives pour la milice, le PRD et le PDC voulaient sans doute préparer le terrain à l’adhésion de la Suisse à l’OTAN. Rien d’étonnant, dans ces conditions, que l’armée et le DDPS aient eu pour unique souci ces dernières années la compatibilité et l’interopérabilité avec l’OTAN, donc l’alignement sur ce pacte militaire. Cette recherche constante de coopérations militaires avec l’étranger a fait oublier les déficiences internes de plus en plus nombreuses qui affectaient et affectent toujours l’armée suisse.

La ministre des affaires étrangères et ses alliés au Parlement ont multiplié les tentatives d’abuser de notre armée pour se profiler sur la scène internationale. C’est ce même besoin de se faire valoir qui les fait aujourd’hui envoyer des soldats suisses à la chasse aux pirates. Micheline Calmy-Rey a même rompu une entente du Conseil fédéral dans le seul but de faire passer cet engagement insensé et contraire à la neutralité dans le Golfe d’Aden. Bien que le Conseil fédéral ait convenu de ce que ni le ministre de la défense, ni la ministre des affaires étrangères ne doive influencer la Commission de politique extérieure du Conseil national sur ce thème, Calmy-Rey s’est précipitée à la séance de cette commission pour tenter d’enthousiasmer les conseillers nationaux pour ce projet. Bien mal lui en a pris, car la CPE du Conseil national s’est prononcée aussi bien contre cette chasse aux pirates glorifiée par la ministre des affaires étrangères et ses amis que contre la modification de la loi militaire liée à ce projet. L’UDC se battra avec d’autant plus de vigueur pour empêcher toute participation militaire de la Suisse à l’opération Atalanta et pour que cessent ces recours abusifs à notre armée de milice et de défense dans le seul but de servir les ambitions personnelles de Calmy-Rey.

La démission de Pascal Couchepin
La démission du conseiller fédéral Pascal Couchepin ne nous a pas surpris. Il était même grand temps qu’il s’en aille. Il n’a pas réussi à stopper l’extension constante des assurances sociales; il a combattu notre initiative populaire pour la baisse des primes et il ne s’est même pas engagé pour le contreprojet. Le courage de lancer d’authentiques réformes structurelles lui a manqué et il n’avait pas de concept financier clair.
Pascal Couchepin n’a su ni réformer les œuvres sociales, ni les assainir et encore moins marquer durablement la politique de la santé. Il laisse derrière lui des caisses vides – de l’assurance-maladie à l’assurance-invalidité, en passant par l’assurance-chômage, et même l’AVS s’approche de grosses difficultés financières. Son bilan n’est pas bon. Toutes les tentatives de l’enjoliver ne servent à rien.

Nous voici donc une nouvelle fois confrontés à une élection au Conseil fédéral. Il s’agit d’une affaire sérieuse. L’avenir du pays est en jeu. L’UDC veut des représentants au gouvernement qui se battent pour les citoyennes et les citoyens et qui s’engagent pour notre beau pays. Le peuple a les mêmes aspirations comme en témoigne le résultat des élections fédérales de 2007. L’UDC a conforté sa position de premier parti avec 29% des suffrages; le PRD n’a obtenu que 15,6% et le PDC 14,6%. Le droit de l’UDC à un deuxième siège au Conseil fédéral est donc incontestable.

Malheureusement une élection au Conseil fédéral n’est pas une affaire sérieuse pour tous les partis. Les plus bruyants à réclamer une place sont souvent ceux qui n’ont rien à faire valoir. Les jeux lamentables qui ont entouré l’éviction de Christoph Blocher et qui ont aussi précédé l’élection d’Ueli Maurer semblent continuer joyeusement. Le PDC se met même à courtiser la gauche. De quoi s’agit-il? D’un pacte conclu il y a plusieurs années déjà? D’un pacte dont l’objectif est d’enterrer définitivement la concordance? D’un pacte sans l’UDC?
Des élections générales ou complémentaires au Conseil fédéral doivent être préparées avec le plus grand soin et le plus grand sérieux. L’organe électoral est toujours l’Assemblée fédérale deux chambres réunies qui a été élue par le peuple et qui doit donc représenter les intérêts du peuple. L’UDC veut des impôts modérés, l’indépendance de la Suisse en dehors de l’UE et davantage de sécurité par un durcissement du droit pénal. Elle se bat aussi pour une réorientation de la politique scolaire et un renforcement de la responsabilité individuelle dans l’éducation. Nous avons donc décidé de rencontrer les dirigeants du PRD et du PDC pour discuter de cette échéance électorale. Ce n’est qu’ensuite que nous pour choisir d’entrer nous-mêmes dans la course ou de travailler avec des partenaires dans une alliance.

Non à l’augmentation de la TVA

Permettez-moi, Chers Délégués, de conclure en évoquant la future votation sur l’augmentation de la TVA à 8%. Ce projet a un long chemin derrière lui. Lorsque le Conseil fédéral avait présenté le 22 juin 2005 son message pour un financement additionnel de l’AI et pour la 5e révision de cette assurance, il revendiquait une augmentation de la TVA de 0,8% ainsi qu’une hausse des prélèvements sur les salaires de 1,4 à 1,5 points-%. Tout cela pour financer les déficiences persistantes dans l’AI. Il a fallu les pressions massives de l’UDC pour ramener l’augmentation de la TVA à 0,4 point-%. D’ailleurs, cet alourdissement de l’impôt sur la consommation n’est même pas nécessaire. Il suffit en fait de maintenir la pression sur la 6e révision de l’AI afin de supprimer les abus massifs dont est victime cette institution. Vous le savez très bien, Mesdames et Messieurs, quand l’argent coule à flot, les décisions sont prises avec moins de soin que quand il faut économiser. Voilà pourquoi il est exclu d’injecter plus d’argent dans les finances pourries de l’AI.

Mais l’aspect le plus grave de ce projet qui sera soumis au peuple le 27 septembre, c’est qu’il vise à piller la caisse de l’AI. On enlève en effet à cette dernière cinq milliards de francs pour en faire profiter une institution aux abois. En soutenant ce procédé, la majorité de centre-gauche rompt sa parole – elle avait promis lors du débat sur l’initiative COSA de n’utiliser les réserves d’or excédentaires que pour l’AVS – et menace de surcroît l’AVS.
Nous ne pouvons pas admettre cela et nous avons donc besoin de votre soutien massif pour obtenir un NON à l’augmentation de la TVA le 27 septembre prochain. Vous avez sans doute appris que l’UDC s’imposait un programme d’économie réduisant de 20% ses dépenses. C’est dire que plus que jamais nous avons besoin de votre concours, par exemple pour ladite pose sauvage d’affiches. Si chacun d’entre vous pose quatre affiches nous aurons déjà placardé 2000 et si chacun d’entre vous distribue 1000 dépliants nous en aurons déjà diffusé 500 000 gratuitement. Prenez cette demande à cœur comme nous le faisons tous. Nous faisons notre politique pour le bien de ce pays, pour le bien de son peuple. L’UDC et nous tous, nous nous engageons pour la Suisse.

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