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Exposé
Conférence de presse de 17. octobre 2008

Le soutien social doit rétablir l’indépendance de la personne

La Suisse dispose d’un système de santé qui fonctionne certes, mais à un coût incomparablement (seuls les USA nous dépassent !) élevé et disproportionné. En 2005, 11,4 pourcent du PIB y ont été consac

La Suisse dispose d’un système de santé qui fonctionne certes, mais à un coût incomparablement (seuls les USA nous dépassent !) élevé et disproportionné. En 2005, 11,4 pourcent du PIB y ont été consacré. Si les raisons de la hausse des coûts de la santé sont multiples et complexes (vieillissement de la population, médicalisation et psychiatrisation des problèmes de société, technologies nouvelles, besoin de rassurer par des mesures diagnostiques techniques, mentalité de droit à consommer des soins en fonction de la hausse des primes de caisses maladies), il n’en demeure pas moins que notre système n’a toujours pas décidé entre un fonctionnement selon les principes du marché (concurrence, efficacité, économicité, innovation) ou une logique de planification bureaucratique.

LAMAL: une véritable politique de la santé, efficace, transparente, avec des garanties de qualité et accessible au plus grand nombre
Les coûts hospitaliers (consultations ambulatoires et services de soins à domicile qui constituent une extension du modèle rigide et coûteux hospitalier étatique) ont cru et sont responsables de la hausse des primes. Le modèle proposé par la FMH et la Conférence suisse des directeurs cantonaux de la santé pour remplacer le moratoire s’étendrait aux cabinets privés et consisterait en une version « light » de cette absence de choix clair mais peu efficiente sur les coûts.

L’UDC Suisse marque sa préférence fondamentale pour un système orienté vers les lois du marché garantissant une assurance de base de qualité pour tous les habitants. L’intérêt du patient, exerçant sa responsabilité individuelle, prime sur ceux des institutions et des fournisseurs de prestations. Des soins de qualité, à un prix raisonnable, et abordable dans un esprit de partenariat soucieux du coût des prestations offertes et consommées, représentent un modèle intéressant.HMO et « managed care » sont des modèles permettant de réduire volontairement l’accès à certaines prestations pour réduire les primes. Nous y sommes favorables mais le libre choix du médecin, de l’hôpital ne doit pas être restreint de manière généralisée. Les réseaux sont parfois efficaces, s’ils sont bien coordonnés mais peuvent aussi favoriser le renvoi de responsabilité et la surconsommation par multiplications des intervenants. Un médecin engagé et responsable, sera toujours un interlocuteur privilégié et compétent pour un patient « citoyen ». Le moratoire sur l’ouverture de nouveaux cabinets doit être levé car il n’est pas juste que de jeunes médecins motivés et ayant bénéficié d’une formation chère pour le contribuable soient empêchés de pratiquer. La préférence sur le marché du travail doit, impérativement être donnée pour l’installation à ceux qui ont été formés en Suisse.

Prévention étatique: grande machine à asséner des slogans peu crédibles
Face à la publicité qui travaille avec le « désir » de consommer, elle véhicule des platitudes du genre : bougez plus, mangez moins, ne fumez pas ! Le message double que reçoit le citoyen est « abusez, mais avec modération ». La responsabilité, l’éducation, les valeurs spirituelles sont plus efficaces qu’une propagande hygiéniste d’Etat. Nous refusons un programme de prévention et de promotion étatique de la santé exagéré. Selon le principe de subsidiarité, la prévention et promotion de comportements de santé appartiennent d’abord à l’individu, à la famille, l’école, l’entreprise, le médecin de premier recours.

Défense et promotion de la cellule familiale
La famille est la structure solidaire optimale et minimale de la société. Elle transmet la culture, la langue, la mémoire, les valeurs éthiques et spirituelles. Les parents sont responsables de l’éducation de leurs enfants. Les parents qui renoncent à une activité lucrative pour prendre soin de leurs enfants doivent pouvoir bénéficier d’allègements fiscaux substantiels. L’UDC est scandalisée du fait que les indépendants ne bénéficient pas d’allocations familiales, au contraire des requérants d’asile, chômeurs, employés. Le modèle un enfant-une allocation devrait être réalisé et financé de manière paritaire. Structures d’accueil et crèches devraient être réalisées principalement par les partenaires sociaux d’abord et par la Commune et le Canton dans les cas de membres de famille monoparentale devant travailler en raison de précarité financière évidente.

Non à une politique incohérente de drogues, non à l’anesthésie par l’état
Même si les images de l’enfer de la scène de la drogue (clochardisation, tourisme de recherche de produits, overdoses, Sida, hépatites et autres accidents de santé) se sont diluées avec la politique des 4 piliers, la politique étatique en la matière n’en est que peu responsable. L’héroïne n’est plus tendance et a déjà été remplacée par de nouvelles substances (cocaïne, amphétamines et autres drogues de synthèse qui bousculent les structures de soins). L’approvisionnement est garanti par des filières organisées et le coût a baissé. La prescription par les médecins, selon le principe de l’arrosoir de doses de somnifères, tranquillisants, antidépresseurs et neuroleptiques a aussi calmé la crise mais en la différant à l’infini. La tolérance, la compassion des familles, l’indifférence aussi du public fait minimiser la réalité et veut faire généraliser une politique qui ne met pas au premier rang la prévention, les valeurs spirituelles, civiques et sociales de l’abstinence, la répression des trafiquants et autres empoisonneurs. L’offre de soins est très laxiste car elle impliquerait pour être efficace un coaching intensif et un contrôle sérieux et continus des clients qui serait très onéreux et décourageant. Les structures fermées ont presque disparu et les hôpitaux, comme les prisons d’ailleurs voient circuler tous les produits en abondance. La politique dite de « bas seuil » et de réduction des risques contaminent les autres piliers car les produits circulent entre les usagers. Les attentes de la politique et ses objectifs s’abaissent à une moyenne médiocre, mi-permissive, mi-résignée et amènent à un accompagnement, des soins palliatifs pour des mourants sociaux, des zombies dépendants à vie de substances multiples distribuées sans perspective réelle de réintégration sociale. Le cannabis est une drogue dure, qui démotive les jeunes adultes en apprentissage, anesthésie et rend indifférent. Les risques de psychose et d’amplification des ressentis pathologiques est énorme et cause invalidité et déstructuration. Dans la politique de la drogue ce sont les valeurs hédonistes de la société, les carences éducatives et spirituelles, civiques et leurs conséquences sur la jeunesse qui ont été artificiellement médicalisées et psychiatrisées.

Aide sociale: Sortir de la pauvreté en favorisant les incitations à travailler
L’aide sociale n’est pas une assurance sociale. Elle constitue le dernier filet des communes pour des personnes qui ne parviennent pas à subvenir à leurs besoins vitaux et qui ne peuvent faire valoir des droits auprès des assurances sociales. Mais les tarifs CSIAS pour sont trop élevés. Ils ont pour effet de pénaliser les personnes qui travaillent, ce qui est choquant. L’aide sociale ne doit jamais dépasser un niveau qui décourage les bénéficiaires à chercher du travail. Dans le cas où un bénéficiaire de l’aide sociale est en mesure de subvenir à ses propres besoins ou se rend coupable d’un manquement (non-collaboration avec les autorités), l’aide sociale doit être remplacée par une aide d’urgence. En plus, un requérant d’asile qui touche une aide d’urgence ou des prestations de l’aide sociale doit les rembourser dès qu’il obtient un revenu régulier. Et finalement, l’UDC s’oppose strictement à l’exportation desdites prestations sociales sous condition de ressources – l’aide sociale en fait partie – que cherche à obtenir l’UE. Il est donc absolument nécessaire de supprimer les impulsions contreproductives incitant à recourir à l’aide sociale et de combattre sévèrement les abus.

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