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Exposé
Conférence de presse de 14. décembre 2007

Le vainqueur des élections forcé de s’installer dans l’opposition

La gauche et ledit "centre" ont tout fait pour transformer les élections parlementaires en un plébiscite sur Christoph Blocher…

La gauche et ledit « centre » ont tout fait pour transformer les élections parlementaires en un plébiscite sur Christoph Blocher. Pour y parvenir, ils ont intrigué, ils ont instrumentalisé malhonnêtement la Commission de gestion et ils ont lancé, avec la complicité des médias, une véritable chasse à la Suisse libérale et conservatrice.

Finalement, la gauche et le « centre » – en fait toujours la gauche – ont obtenu ce qu’ils cherchaient: les élections du 21 octobre sont devenues un plébiscite sur Christoph Blocher, donc une décision populaire sur le maintien ou non de l’UDC au Conseil fédéral. Le résultat de ce scrutin a été révélateur: nous avons réalisé un score historique. L’UDC est plus forte que ne l’a jamais été un parti depuis l’introduction du système proportionnel. C’est dire aussi que le peuple s’est clairement prononcé pour Christoph Blocher et pour la participation de l’UDC au Conseil fédéral.

La volonté populaire foulée aux pieds
Mais ce peuple doit faire aujourd’hui un triste constat: s’accrochant au pouvoir et au système, certains partis se moquent complètement de la volonté populaire. Les résultats des élections ne leur importent pas. Quand nos adversaires ne parviennent pas à convaincre les citoyennes et les citoyens avec des arguments, ils recourent aux trucages. Des intrigues d’arrière-salle et des combines ont eu raison d’une volonté populaire librement exprimée dans une élection.

Par jalousie, frustration et aveuglement idéologique, le plus performant des sept conseillers fédéraux a été exclu du gouvernement. Cette réaction n’est autre chose que le soulèvement désespéré d’une caste politicienne défaillante qui craint pour ses prébendes et ses privilèges. Qui n’a pas supporté que le conseiller fédéral Christoph Blocher leur présentait constamment un miroir. Qui s’est sentie désarçonnée quand le conseiller fédéral Christoph Blocher a fait la preuve qu’un département pouvait être conduit de manière efficace et économique. Et qui s’est sentie humiliée sur le plan idéologique parce que Christoph Blocher a su porter avec succès dans le gouvernement les idées politiques de l’UDC. Ce que nous avons vécu là n’est autre chose que la vengeance d’une classe politique dépassée et mesquine.

L’UDC soutenait la concordance
Contrairement à nos adversaires, nous avons toujours joué cartes sur table. Nous avons fait profession de foi en faveur de la concordance et nous avons assuré de notre soutien les autres partis gouvernementaux – à condition que ceux-ci élisent aussi nos deux conseillers fédéraux sortants. Mais en prévision de l’éventualité que nos deux conseillers fédéraux ne soient pas réélus, le groupe UDC a décidé le 12 décembre 2006 et le 4 décembre 2007 de quitter en pareil cas le gouvernement et de s’installer dans l’opposition. L’assemblée des délégués du 27 janvier a pris la même décision.

Notre engagement pour la concordance repose sur notre conviction que la démocratie directe et la concordance sont en bonne harmonie. Le peuple veut que les principales forces politiques soient représentées au gouvernement. Il n’aime guère que des coalitions uniformes concentrent le pouvoir en leurs mains. De ce point de vue, les années qui ont suivi la votation sur l’EEE ont été révélatrices: quand l’UDC – donc une forte proportion de citoyennes et de citoyens – n’était pas représentée équitablement au Conseil fédéral, les partis de gauche et ledit centre, donc la classe politique qui aime le pouvoir pour le pouvoir, ont reçu des réponses claires et nettes du peuple dans de nombreuses votations et élections.

La concordance exige le respect mutuel
Pour éviter que la concordance ne devienne un instrument de conservation du pouvoir, les quatre principaux partis doivent déléguer leurs meilleurs éléments au gouvernement, donc des politiciennes et des politiciens qui défendent le programme de leur parti et l’appliquent dans le travail gouvernemental. Partant de ces positions fermes, le gouvernement cherche ensuite les solutions les meilleures. Voilà comment doit fonctionner une concordance vivante qui apporte stabilité et prospérité à notre pays. Voilà aussi la concordance que souhaitent le peuple et l’UDC.

Celles et ceux qui veulent une concordance vivante doivent aussi savoir montrer de la grandeur politique. Il est indispensable que dans une véritable concordance chaque parti puisse désigner ses représentants au gouvernement. Nous avons assuré de notre soutien tous les conseillers fédéraux sortants – à la condition que nous obtenions la contrepartie. Nous ne pouvons donc pas accepter que les autres partis décident à notre place de nos représentants au Conseil fédéral. Mais cela est bien arrivé – et cela sonne le glas de la concordance. La coalition du pouvoir a choisi des personnes toujours prêtes à s’adapter et qui servent à donner un petit air bourgeois à un gouvernement du centre-gauche. Nous ne pouvons et nous ne voulons pas participer à ce jeu.

Ce choix ne peut avoir qu’une seule conséquence logique: si la coalition au pouvoir, soit le PDC, le PS et les Verts, nous refuse la participation au Conseil fédéral, nous devons assumer dans l’opposition le mandat que nous ont donné nos électeurs. Le Parlement a remplacé un gouvernement de concordance qui a fait ses preuves par un gouvernement unilatéral penchant à gauche. Les hasardeurs politiques ont quitté le terrain solide de notre tradition gouvernementale.

Dans leur ivresse du pouvoir, ils conduisent la Suisse vers un avenir incertain, un avenir de secousses politiques et d’instabilité. La concordance suisse a été rangée aux oubliettes. Désormais nous vivons dans un système de concurrence selon le modèle étranger.

Système de coalition selon le modèle étranger
Jamais encore la Suisse n’a été gouvernée par un gouvernement de coalition. A première vue, rien ne change au niveau du droit public. Mais, politiquement, nous assistons à un bouleversement. Ce n’est pas l’UDC qui a perdu, c’est la politique suisse qui a perdu tout son crédit. Principale force politique de ce pays et unique parti bourgeois, nous sommes désormais opposé à un gouvernement de centre-gauche. Et derrière nous il y a le peuple.

Dans les quatre années à venir, nous donnerons une voix à toutes les Suissesses et tous les Suisses qui sont contre l’adhésion à l’ONU. A toutes les Suissesses et tous les Suisses qui s’inquiètent devant la criminalité croissante. A toutes les Suissesses et tous les Suisses qui veulent sauvegarder notre culture et notre identité. A toutes les Suissesses et tous les Suisses qui ne veulent pas que leurs droits populaires soient restreints par le droit international public. A toutes les Suissesses et tous les Suisses qui veulent une Suisse libre, libérale et florissante. Et nous veillerons à ce que cette voix soit entendue – également au gouvernement. Je le promets à toutes nos électrices et tous nos électeurs. Nous le faisons pour le peuple. Et avec le peuple.

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