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Les nouveaux habits de l’empereur

Nous participons aujourd’hui à une fête de famille. Je commencerai donc par vous raconter un conte de fées afin que les plus jeunes d’entre nous profitent également de la journée. Je vais vous…

par Ueli Maurer, conseiller fédéral, chef du DDPS, Wernetshausen (ZH)

Nous participons aujourd’hui à une fête de famille. Je commencerai donc par vous raconter un conte de fées afin que les plus jeunes d’entre nous profitent également de la journée. Je vais vous raconter le conte de l’empereur et de ses nouveaux habits.

Il était une fois un empereur. Il était si vaniteux qu’il dépensait tout l’argent des impôts pour acheter des nouveaux habits. Un jour, deux étrangers sont arrivés dans la ville, deux fieffés escrocs. Ils ont rendu visite à l’empereur et lui ont dit qu’ils faisaient les plus beaux habits du monde. De surcroît, leurs habits auraient une qualité très particulière: ils ne seraient pas visibles pour tout le monde. Seules les gens intelligents pourraient les voir alors que les stupides ne les apercevraient pas.

Enthousiaste, l’empereur a versé une grosse avance aux deux escrocs. Après quelques jours, il commençait à s’inquiéter de l’avancement des travaux des deux tisserands. En fait, il était rongé par un doute: serait-il assez intelligent pour voir les habits? Aussi envoya-t-il un ministre chez les deux hommes.

Le ministre alla voir les deux escrocs qui faisaient semblant de travailler avec acharnement sur des métiers à tisser vides. Il ne voyait rien parce qu’il n’y avait rien à voir. Mais craignant de passer pour stupide, il loua bruyamment la beauté des habits et s’en alla annoncer à son empereur que les tisserands faisaient un travail extraordinaire.

Ainsi, les choses continuèrent. L’empereur envoya de temps en temps un fonctionnaire qui revint chaque fois en clamant que les nouveaux vêtements allaient être superbes.

L’empereur décida de profiter d’une parade pour se montrer dans sa nouvelle tenue. Il se rendit avec ses courtisans à une séance d’essayage. Comme il n’y avait toujours rien, il n’y avait toujours rien à voir. Mais devant ses courtisans qui ne tarissaient pas d’éloges, l’empereur ne voulut pas passer pour un imbécile. Il se déshabilla et les deux escrocs firent semblant de le vêtir des nouveaux habits.

Alors l’empereur traversa la ville et les gens l’acclamèrent, lui et ses habits. Tout à coup un petit enfant perdu dans la foule cria: « Mais il est tout nu! » Le charme fut rompu et de plus en plus de gens crièrent: « Mais l’empereur est nu! » Et finalement tout le peuple cria de la sorte.

Un conte de fées qui devient réalité
Un conte de fées se termine toujours par la phrase suivante: « Et ils furent tous heureux. » Je ne sais pas s’ils sont heureux, mais l’empereur et les courtisans de ce conte sont toujours bien vivants. Pire, ils nous gouvernent toujours. Faites donc une visite dans cette maison (geste vers le Palais fédéral) et vous aurez de bonnes chances de rencontrer quelqu’un vêtu des nouveaux habits de l’empereur. Ces habits sont même à la pointe de la mode aujourd’hui. Et comme dans la mode, il y a des « griffes ». Vous en connaissez bien quelques-unes. Elles ont pour nom « ouverture internationale », « société multiculturelle » et « politiquement correct ».

En Suisse, les choses se passent souvent comme dans le conte de fées de l’empereur et de ses nouveaux habits. Nous voyons bien que quelque chose va mal, mais personne n’ose le dire ouvertement – de crainte de passer pour un petit bourgeois, d’être traité d’arriéré, de malpoli ou, précisément, d’imbécile qui n’a rien compris.

Nous aussi nous avons donc besoin de petits enfants comme celui du conte, des personnes qui montrent du doigt les faits bruts – et nus.

« Ouverture internationale »
Prenons l’exemple de l’UE. J’entends tous les jours la même rengaine au Palais fédéral: « Ouverture internationale. L’UE est notre avenir, nous devons participer! »

Et quand l’UE nous aborde, comme c’est le cas actuellement, pour exiger que la Suisse reprenne son droit, tout le monde hoche la tête. J’en suis pourtant certain: même la Berne fédérale ne peut s’empêcher de ressentir un profond malaise. Mais elle le cache. Car personne ne veut être considéré comme stupide. Personne ne veut être celui qui n’a rien compris. Voilà pourquoi tout le monde parle avec enthousiasme des beaux habits de l’empereur. Donc, concrètement, de l’UE.

Cette attitude génère des décisions fausses et même dangereuses. Tout simplement parce que les éloges des uns entraînent les éloges des autres. Parce que cela est de bon ton. Parce que les médias le disent. Parce qu’on n’a pas le droit d’être critique.

Mais que voyons-nous en réalité? Une UE qui est une construction de la classe politique pour la classe politique. Et une Suisse qui ne doit jamais adhérer à l’UE parce que sa raison d’être est la liberté de ses citoyennes et citoyens.

Celles et ceux qui ont du mal à me croire sont invités à lire le Traité de Lisbonne conclu par les Etats membres de l’UE et à le comparer avec le Constitution fédérale suisse.

Le préambule à lui seul est révélateur. Le Traité de Lisbonne commence par « Sa Majesté le Roi des Belges, le Président de la République de Bulgarie,… », etc. Tous les rois et chefs d’Etat y sont énumérés, mais on cherche en vain les peuples.

Tout autre est le début de la Constitution fédérale: « Au nom de Dieu Tout-Puissant! Le peuple et les cantons suisses, … »

C’est là une différence fondamentale. Il ne suffit cependant pas de le savoir, si on le tait et si on continue de s’incliner devant l’habit inexistant de « l’ouverture internationale ». La Suisse a donc besoin de gens qui disent haut et fort: nous ne voulons pas adhérer à l’Union européenne!

« Société multiculturelle »
Prenons un autre exemple, l’immigration de masse que subit la Suisse. En fait, tout le monde sait très bien que cela ne peut pas continuer ainsi. Un petit pays comme la Suisse ne peut supporter l’immigration de centaines de milliers de personnes en quelques années seulement.

Mais dans ce domaine également, on parle avec enthousiasme des nouveaux habits de l’empereur. On nous vante une société multiculturelle tellement enrichissante, des accords bilatéraux dont la Suisse tire tellement d’avantages. La forte immigration est à l’origine de notre croissance économique, ose-t-on même affirmer. Une absurdité. La croissance démographique n’engendre pas la croissance économique. Si on applique cette logique, des pays comme l’Ouganda, la Somalie ou le Yémen seraient les grandes locomotives économiques du monde puisqu’ils affichent la croissance démographique la plus forte!

Dans ce domaine aussi, quelqu’un doit jouer le rôle de l’enfant impertinent. Nous avons besoin de gens qui disent: Halte, cela ne peut pas continuer ainsi. Nous devons actionner le frein de secours, nous devons stopper l’immigration de masse!

« Politiquement correct »
Un autre exemple, la criminalité. Celles et ceux qui sont honnêtes envers eux-mêmes doivent bien admettre que la criminalité violente est principalement le fait d’étrangers.

Mais là encore, on veut voir les habits de l’empereur, car le « politiquement correct » s’en mêle. En clair, on n’ose pas dire ce que l’on voit et ce que l’on pense.

En 1993 déjà, l’UDC avait fait paraître sa désormais célèbre annonce au malfaiteur brandissant un couteau pour dénoncer la progression de la violence criminelle. Cela avait fait hurler certains milieux. Nous avons été agressés et couverts de reproches.

Aujourd’hui, 18 ans plus tard, les médias rendent compte avec une feinte inquiétude d’une violence criminelle en progression. Le quotidien zurichois « NZZ » titre « Les problèmes sont authentiques ». Oui, bien sûr, mais certains s’en rendent compte plus vite que d’autres…

Et la politique, elle, ne s’est toujours rendu compte de rien. Voilà pourquoi nous continuons d’avoir de besoin de citoyennes et de citoyens qui font pression sur les politiques et leur font clairement comprendre cette évidence: nous voulons que les étrangers criminels soient expulsés!

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