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Exposé

Les revendications extrêmes de la gauche menacent l’agriculture, les arts et métiers et notre démocratie

Chers Amis de l’UDC,
Liebe Freunde der SVP,
Cari amici dell’UDC,

Je regrette beaucoup l’absence de contacts personnels avec vous. Ce serait un grand plaisir de vous rencontrer enfin à nouveau personnellement à l’occasion d’une assemblée des délégués. Malheureusement ce n’est pas possible pour le moment et nous devons une fois de plus traiter nos affaires en ligne et attendre la prochaine occasion de nous voir, soit l’assemblée des délégués du 21 août à Fribourg.

Chers Délégués, nous sommes un peuple heureux: nous pouvons encore nous autodéterminer; nous pouvons décider de notre avenir; les choix du peuple comptent encore dans ce pays. Ce sont là des valeurs non négociables et c’est là mon message, notre message que nous adressons à haute et intelligible voix à la Berne fédérale et à Bruxelles. Nous agissons de la sorte bien que l’on prétende soudainement aujourd’hui que l’accord-cadre institutionnel est un « cheval mort »: il serait naïf de croire que l’on puisse cesser de combattre ce traité de soumission indigne de notre pays. Les amis de l’UE au Conseil fédéral et au Parlement continueront de tout mettre en œuvre pour soumettre la Suisse à la Cour européenne de justice.

La majorité de centre-gauche du Conseil fédéral et du Parlement ruinent la Suisse

Les défis que doivent relever l’UDC et la Suisse ne manquent pas cette année. Mais avant de jeter un regard sur le proche avenir, permettez-moi de revenir sur l’approbation par le peuple le 7 mars dernier de l’initiative pour l’interdiction de se dissimuler le visage. 20 cantons sur 26 ont dit OUI, un résultat dont nous pouvons être fiers. Voilà une belle victoire de notre parti et du Comité d’Egerkingen que je tiens à remercier de son énorme travail et de son engagement. Bien que les médias aient tenté de faire taire les partisans de l’interdiction de se dissimuler le visage, nous avons réussi à convaincre le peuple. Un signal clair et net! Celles et ceux qui voyaient déjà notre parti sur le déclin ont dû déchanter. L’UDC est active et en pleine forme; elle communique clairement ses objectifs et s’engage sans compromis pour la liberté et la sécurité de notre pays.

Une position aussi claire est plus nécessaire que jamais par les temps qui courent! Les décisions de la majorité du Conseil fédéral, pliée au centre-gauche, et du Parlement poussent la Suisse à la ruine politique et financière. Elles détruisent des milliers d’emplois et de places de formation, compromettent l’existence de branches professionnelles entières, privent les Suisses, un peuple courageux et travailleur, de perspectives et génèrent de surcroît une dette monstrueuse sur le dos d’une génération entière. Il faut le dire tout net: d’où proviennent les dizaines de milliards de francs que la majorité de centre-gauche du Conseil fédéral et du Parlement dépense sans compter? Bien entendu des poches des contribuables suisses!

Le Parlement a octroyé presque 100’000 millions de francs pour répondre à la crise Covid-19. Le déficit de la Confédération a atteint en 2020 déjà un sommet historique et il continuera d’augmenter. L’UDC est le seul parti qui a le courage de remettre en question ce procédé, de garder un esprit critique et de dire clairement: « Cela ne peut pas continuer ainsi! »

Il est inacceptable qu’un seul organe politique – le Conseil fédéral – prenne sans cesse dans une « situation particulière » depuis juin 2020, des décisions lourdes de conséquences en ignorant superbement la volonté des cantons et des organes parlementaires.

La politique au marteau-pilon pratiquée par le Conseil fédéral avec ses confinements incohérents ne détruit pas seulement notre économie, mais nuit aussi gravement à la santé de la population. 20% des habitants de ce pays souffrent déjà de dépressions. La jeunesse est particulièrement touchée. Parallèlement, le chômage augmente constamment. Nombre d’entreprises n’ouvriront plus leurs portes. La politique de la Berne fédérale les a mis contre le mur.

Pour toutes ces raisons, la loi Covid-19 soumise au peuple le 13 juin prochain devrait en fait être refusée. Toutefois, un refus pur et simple poserait un problème, car cette loi est aussi à la base de l’aide économique apportée aux personnes qui se retrouvent, sans qu’il n’y ait de leur faute, en difficulté à cause des mesures du Conseil fédéral. Nous autres gens de l’UDC, nous voulons évidemment que les entreprises, auxquelles le Conseil fédéral a imposé une interdiction de fait de travailler, soient indemnisées. La loi Covid-19 est toutefois complètement surchargée, si bien qu’elle a été critiquée d’emblée par le groupe UDC. Elle aborde des thèmes sans rapport entre eux comme l’aide économiques et la délégation de larges compétences décisionnelles au Conseil fédéral. Le groupe UDC a tenté en vain au Parlement de séparer les deux thématiques.

Il y a donc de bonnes raisons d’accepter ou de refuser ce projet de loi. L’UDC tout comme la population suisse sont placés devant un dilemme. Le Comité du parti a donc décidé de vous inviter, Chers Délégués, à accorder la liberté de vote concernant cet objet. Ce qui est évident, en revanche, c’est que les autres partis gouvernementaux portent la responsabilité de cette loi.

Les pannes et les errements de la Berne fédérale

Je suis inquiet d’apprendre que, selon un sondage récent, deux tiers de la population ont de plus en plus peur de perdre leur liberté individuelle et que la moitié des sujets interrogés craignent les conséquences de l’isolement. Moi aussi et nous tous, nous partageons ces soucis. Notre inquiétude s’accroît en constatant que la majorité des personnes est convaincue que les médias sèment la panique au lieu d’informer objectivement.

Nous voulons revenir à une vie normale. Voilà pourquoi notre parti se bat rigoureusement pour le règlement de la crise par la raison et le sens de la mesure. Il est illusoire de croire que la crise peut être surmontée par la multiplication des restrictions. La situation dans plusieurs pays voisins de la Suisse prouve qu’une telle politique ne fonctionne pas. La pandémie ne peut être contrôlée que grâce à la coopération de tous les citoyens. Les mesures élémentaires à prendre sont connues: garder les distances physiques, prendre des mesures d’hygiène comme se laver fréquemment les mains et porter un masque. Nous devons aussi protéger soigneusement les personnes particulièrement menacées – une mesure que le Conseil fédéral a malheureusement trop longtemps négligée. L’UDC avait réclamé ces interventions en mars 2020, il y a donc un an déjà, dans son concept contre la pandémie de Covid-19. Ce programme doit être complété par un traçage des contacts et la mise à disposition de tests et de doses de vaccin en quantité suffisante.

L’existence passée et présente de nombreuses lacunes inexcusables dans tous ces domaines stratégiques, où l’Etat aurait le devoir d’agir avec efficacité et détermination, est proprement irresponsable et illustre de graves négligences.

Prenons l’exemple du plan national de vaccination. Quand je vois des pays comme la Serbie, le Chili, Malte et le Maroc, et c’est sans parler des champions en la matière comme Israël et la Grande-Bretagne où 900’000 personnes peuvent être vaccinées en une seule journée, je me demande où sont restées l’efficacité et la fiabilité qui distinguaient notre pays il y a encore quelques décennies.

Ou encore voyons la stratégie de test. Ces dernières semaines le Conseil fédéral a annoncé que la population pouvait se faire tester gratuitement. Et que s’est-il passé depuis? Quasiment rien. La confusion règne partout. Les autorités osent même freiner les initiatives de particuliers et d’entreprises. Difficile d’imaginer une gestion plus calamiteuse de la crise!

Le traçage des contacts offre un tableau tout aussi désespérant. Le système implémenté par le Conseil fédéral n’a jamais tenu ses promesses alors que le suivi des chaînes d’infection est essentiel dans la lutte contre la pandémie.

Il faut le dire clairement: sans ces constants errements et pannes dans tous les domaines possibles et imaginables notre pays serait en bien meilleure position aujourd’hui et ses habitants auraient une perspective. Nous ne nous retrouverions pas dans des situations aussi paradoxales où des rencontres de 10 personnes chez soi sont permises alors que les terrasses extérieures des restaurants sont fermées tout comme l’entière branche de la gastronomie qui a investi des millions de francs dans des mesures de protection.

L’UDC continuera de se battre pour que les habitants de ce pays puissent vivre et travailler en liberté sans que leur vie soit totalement dépendante d’un virus qui, de toute manière, ne disparaîtra pas du jour au lendemain.

La loi sur le CO2 n’apporte que des interdictions

Chers Amis, nous avons aussi le devoir de regarder au-delà de la pandémie, car, comme je l’ai dit au début de mon exposé, nous avons de lourds défis à relever dans les mois à venir.

En première place je citerai la loi inutile et onéreuse sur le CO2. Je vous rappelle que notre pays est responsable d’un pour mille des émissions mondiales de CO2 et que son économie est absolument exemplaire dans le développement et l’application de technologies ménageant l’environnement. Je tiens à vous remercier toutes et tous de votre formidable engagement qui a permis de récolter en un temps record plus de 110’000 signatures pour le référendum contre cette loi absurde.

Le succès de cette récolte de signatures prouve à l’évidence que les citoyennes et les citoyens de ce pays ont du mal à digérer cette loi issue de l’idéologie gauchiste. C’est d’ailleurs compréhensible quand on se rappelle que ce projet impose aux ménages suisses des coûts supplémentaires de quelque 1500 francs par an et renforce de surcroît leur mise sous tutelle. Comme si la situation économique et financière du pays et de sa population n’était pas déjà suffisamment difficile! Les entreprises suisses seraient confrontées à d’innombrables obstacles bureaucratiques et à une forte hausse des coûts de production, conséquences qui se répercuteront forcément sur les prix des produits suisses. Enfin, la loi sur le CO2 prétérite les habitants des régions rurales et périphériques. Alors que les électeurs de gauche des villes peuvent profiter d’un confortable réseau de transport urbain, les habitants des campagnes et des montagnes ont besoin de leur voiture.

Chers Délégués, mettons enfin un terme à la multiplication constante des impôts, des interdictions et des restrictions! Stoppons la politique de redistribution mégalomaniaque que la gauche et les Verts peuvent mener grâce à la complaisance de partis politiques qui ne sont de droite que sur le papier! Cette alliance contre nature est toujours prête à ponctionner les citoyens et à accroître leurs difficultés financières.

Les politiciens nous trompent quand ils tentent de nous faire croire que notre pays peut lutter contre le changement climatique et ralentir ce phénomène. En revanche, la Suisse peut prendre la tête des pays qui misent sur l’innovation technologique. C’est en effet grâce au progrès technologique que nous économisons de l’énergie et c’est grâce aux investissements dans les innovations technologiques que nous pouvons ménager les ressources de notre planète.

Les initiatives extrêmes de la gauche menacent notre agriculture

Le 13 juin 2021 nous votons aussi sur deux initiatives extrêmes et très dangereuses qui pousseraient l’agriculture suisse à la ruine.

Je veux parler des deux initiatives populaires de la gauche « Pour une eau potable propre et une alimentation saine – Pas de subventions pour l’utilisation de pesticides et l’utilisation d’antibiotiques à titre prophylactique » et « Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse ». L’acceptation de ces projets par le peuple affaiblirait sérieusement notre secteur agricole et, partant, notre autosuffisance alimentaire et notre approvisionnement en denrées alimentaires saines et régionales. Elle serait aussi en opposition avec l’article constitutionnel sur la sécurité alimentaire que le souverain a accepté en 2017. L’initiative pour l’eau potable mettrait tout particulièrement en péril la conception fragile de notre politique agricole, tout en n’apportant aucune contribution positive perceptible à la qualité de l’eau potable. L’initiative sur les pesticides renchérirait massivement la production alimentaire avec pour conséquence une hausse des prix des denrées alimentaires et une augmentation des importations de produits d’origine discutable. Voulons-nous vraiment affaiblir notre agriculture et nos paysans et encourager l’importation de denrées alimentaires bon marché et peu contrôlées? Vous serez sans doute d’accord avec moi quand je vous dis que la baisse de la production indigène au profit des importations n’est certainement pas une victoire pour la protection de l’environnement.

La politique agricole axée sur la durabilité mise en place ces dernières années par le Parlement a déjà notablement corrigé les méthodes de production et alourdit les charges grevant les agriculteurs. Je le répète avec insistance: les deux initiatives agricoles de la gauche sont excessives et réduiraient massivement la production indigène de denrées alimentaires dont nous sommes à juste titre si fiers.

Autre thème qui nous occupera lors des prochaines votations fédérales: le terrorisme islamiste et la loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme. La gauche et les Verts ont lancé un référendum contre cette loi. Ce n’est pas une surprise:  la gauche a toujours fait opposition quand il s’agissait de punir les criminels violents et de renforcer la sécurité de la Suisse. L’islam politique radical est malheureusement aussi une réalité dans notre pays. Preuves en sont les contacts existants entre milieux radicalisés suisses et étrangers ainsi que les attentats perpétrés à Morges et à Lugano.

Chers Délégués, nous ne pouvons pas fermer les yeux et faire comme si la Suisse pouvait échapper de toute éternité au terrorisme islamiste. Nous devons au contraire combattre ce phénomène de toutes nos forces et donner aux autorités les instruments dont elles ont besoin à cet effet.

J’arrive à la fin de mon intervention.

Chers Délégués, vous le voyez bien: après nos succès lors des votations et élections du 7 mars dernier, de nouveau défis attendent l’UDC et nous tous. Chacun d’entre nous trouvera dans ses convictions et principes la force et la motivation de se battre pour ces objectifs importants. Ma motivation personnelle est très simple: elle vient de ma famille et de mes enfants. Je souhaite pouvoir leur léguer une Suisse libre et sûre. Pour le bien-être de tous!

Vive la Suisse et vive l’Union démocratique du centre!

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par l’auteur
UDC Président du parti UDC (TI)
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