Exposé

Les semblants de solutions du Conseil fédéral en politique d’asile et des étrangers

L’absence de ligne de conduite du Conseil fédéral se manifeste aussi en politique d’asile et des étrangers. Le gouvernement n’a manifestement pas la volonté de s’attaquer aux problèmes réels de…

Toni Brunner
Toni Brunner
conseiller national Ebnat-Kappel

L’absence de ligne de conduite du Conseil fédéral se manifeste aussi en politique d’asile et des étrangers. Le gouvernement n’a manifestement pas la volonté de s’attaquer aux problèmes réels de notre pays.

Primo, notre pays est trop attractif pour les requérants d’asile; secundo, il n’agit pas avec toute la rigueur nécessaire contre les étrangers criminels. Victimes elles aussi de nombreux actes de violence, la Grande-Bretagne et l’Italie ont pris les devants en intervenant sévèrement. Les étrangers délinquants – notamment des pays de l’est et plus particulièrement de Roumanie – pourront être immédiatement expulsés. Notre initiative sur l’asile ne demande rien de plus – et rien de moins non plus. Ce projet d’article constitutionnel a été déposé en février 2008, soit 11 mois avant l’échéance du délai légal, avec le nombre record de 210 919 signatures valables. Mais le Conseil fédéral, ignore cette volonté populaire et tente par tous les moyens d’atténuer les effets de notre initiative. Son contreprojet législatif relativise toutes nos propositions et montre une fois de plus que le gouvernement n’a pas la volonté de prendre des mesures efficaces contre la criminalité étrangère. Il suffirait pourtant que la Suisse s’inspire d’exemples étrangers. Mais le Conseil fédéral préfère gérer les problèmes pendant que d’autres Etats adoptent des solutions réalistes.

Le besoin de sécurité de notre population n’est pas pris au sérieux par un Conseil fédéral qui présente des semblants de solutions dont le résultat final est de chouchouter les criminels tout en ignorant la peine des victimes. Le but de l’initiative UDC sur le renvoi est de bien faire prendre conscience aux étrangers établis et aux requérants d’asile souhaitant s’installer en Suisse qu’ils perdent leur droit de séjour s’ils se moquent de nos lois. Ces personnes doivent comprendre que leur droit de séjour dépend de leur respect de nos règles. Il ne faut plus donner aux tribunaux et aux autorités une trop grande marge de manœuvre qui leur permet de ménager des auteurs de délits graves. Sur ce point, le contreprojet du Conseil fédéral est diamétralement opposé à notre initiative.

Le secteur de l’asile est un autre domaine politique dont le Conseil fédéral préfère détourner les yeux au lieu de s’y attaquer avec courage. La Suisse est redevenue très attrayante pour les faux réfugiés et les bandes organisées de passeurs qui trouvent à nouveau chez nous un marché juteux. Les responsables du DFJP font semblant de s’étonner devant l’explosion du nombre de demandes d’asile, mais leur compétence s’illustre surtout dans la gestion du nombre de lits à offrir aux requérants. On attend en vain des mesures efficaces contre cette vague d’immigration illégitime. Voilà l’image typique d’un département fédéral sans tête. Quand le nombre de demandes d’asile augmente de 53% d’une année à l’autre, il ne suffit pas de s’occuper de la logistique. Mais voilà: au lieu d’intervenir avec force contre cet afflux de requérants, le DJFP emploie son énergie à trouver des logements luxueux pour les demandeurs.

Une application sérieuse de la loi révisée sur l’asile, que le peuple suisse a approuvée en 2006, permettrait sans doute d’endiguer cette vague. Il suffirait que le conseiller fédéral concerné veille à ce que tous les cantons appliquent uniformément et rigoureusement la nouvelle loi sur l’asile. Les passeurs se verraient ainsi privés de leur marché. Malheureusement, le DFJP a décidé de changer ses priorités. Toute volonté de régler ce problème a disparu. Les dysfonctionnements sont gérés au lieu d’être réglés. Cela doit enfin changer.

Toni Brunner
Toni Brunner
conseiller national Ebnat-Kappel
 
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